Au Niger, l’UE mise sur la police locale pour traquer les migrants

Par Giacomo Zandonini
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Mediapart fait le choix d'un participatif sans modération a priori, merci de respecter notre charte. La rédaction peut mettre en valeur certains commentaires et se réserve le droit de supprimer tout commentaire hors sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier.

Tous les commentaires

« Pour régler le problème de l’immigration économique, il faut développer l’Afrique ». C’est que nous répètent inlassablement tous les candidats à la fonction suprême, dans la plus grande hypocrisie. Car si l’idée semble une lapalissade, elle n’a jamais survécu plus du temps d’une campagne électorale. Bien sûr, avec de beaux effets de manches, on vient raconter à Ouagadougou et ailleurs que tout va changer, que l’éducation va enfin signifier quelque chose dans les pays où l’analphabétisme a toujours été et reste (avec le franc CFA) un des outils du (néo)colonialisme, que les investisseurs vont arriver, que le secteur de la santé va exister, etc. Un peu à la façon d’un « grand débat » ou le chef vient chaque semaine répondre avec un grand sourire rassurant à toutes les questions d’une populace dont il n’a cure.

En fait de développement, on offre à la Lybie des bateaux rapides pour qu’ils puissent empêcher les migrants de partir, on envoie des avions bombarder les opposants politiques de dictateurs « amis » qui n’ont pas la moindre intention de s’occuper du développement de leur pays, et on finance aujourd’hui le contrôle biométrique aux frontières du Niger pour que le pays garde ses pauvres (et il n’en manque pas car le Niger compte parmi les six pays les plus pauvres du monde).

On vous dira que toutes ces bonnes actions ont pour but de lutter contre les méchants passeurs qui gagnent de l’argent sur le dos des migrants… Combien de temps le couvercle va-t-il encore rester sur la marmite ?

Un grand merci pour votre commentaire.

Jusqu'où ira le cynisme ?

Sans aucuns scrupules, par son attitude néo-colonialiste et ses actes dans toute cette région de l'Afrique, l'UE (avec un Etat français bien positionné) participe à l'orchestration de multiples crimes contre l'humanité. Parmi ces crimes dont la liste est longue, celui de complicité d'esclavage en Libye.

 

Tiens! une réaction.

Merci Yolande.

Il est symptomatique, et inquiétant, de constater à chaque fois que les articles consacrés à l'Afrique ne suscitent pratiquement aucun intérêt auprès des lecteurs, sauf s'il s'agit d'un fait divers. Récemment, le problème d'une athète sud-africaine inquiétée par une mesure de la fédération internationale visant son taux de testostérone a suscité près de 300 commentaires... Un article sur le bombardement par l'armée française des opposants à la dictature tchadienne ne semble être lu par personne ou presque.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale

Cet article fait partie d'une enquête internationale « Invisible Borders » soutenue par une subvention du fonds IJ4EU, abondé par la Commission européenne.

Il est le deuxième d'une série de quatre articles, publiés par Mediapart.