La situation à Jérusalem a atteint, en 2014, un degré de « polarisation et de violence » que la ville n’avait plus connu depuis 1967 ou la fin de la seconde intifada en 2005. « Si l'on ne s’attaque pas aux causes profondes de cette violence, le résultat probable sera une poursuite de l’escalade, et une aggravation de la division extrême dont la ville a souffert au cours des six derniers mois de l’année dernière. » C’est sur ce constat alarmant que s’ouvre le dernier rapport des chefs de mission diplomatique de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah, récemment transmis à Bruxelles.