L’accord Hamas-Fatah, premier pas vers la reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU

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Réclamé à cor et à cri par les Palestiniens, qui ont manifesté en masse à la faveur du printemps arabe, cet accord, qui porte notamment sur la réunion des forces de sécurité des deux partis ennemis, vient autant des impasses politiques que de la situation sécuritaire à Gaza et en Cisjordanie.

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Le printemps arabe ne laissera donc pas les Palestiniens de côté : la division interpalestinienne, symbole de l'impasse du processus de paix depuis 2000 et le sommet de camp David, arrive à son terme, et, à Gaza comme en Cisjordanie, un timide espoir d'indépendance et de paix renaît. Le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas sont convenus, mercredi 27 avril au Caire, de former un gouvernement non partisan jusqu'à des élections présidentielle et législatives d'ici un an. Le chef de la délégation du Fatah, Azzam al-Ahmad, a annoncé un accord pour la formation d'un «gouvernement d'indépendants». «Ce gouvernement devra préparer des élections présidentielle et législatives d'ici un an», a-t-il ajouté. Le chef de la délégation du Hamas, Mahmoud Zahar, idéologue du mouvement à Gaza, a confirmé cet accord sur un gouvernement de «personnalités indépendantes», précisant qu'il prévoyait la convocation simultanée des élections présidentielle, législatives et du Conseil national palestinien (CNP, Parlement de l'Organisation de libération de la Palestine).