Nabila Mounib: «Le Maroc fait du surplace mais le mur de la peur est tombé»

Elle est la seule femme élue à la tête d'un parti politique au Maroc. Nabila Mounib conduit la campagne de la Fédération de la gauche démocratique pour les prochaines élections municipales. Celle qui a soutenu le Mouvement du 20-Février plaide aujourd'hui pour une révolution démocratique, alors que le palais royal a repris la main, et prévient : « Nous ne nous tairons pas. »

Ilhem Rachidi

28 août 2015 à 13h04

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Casablanca (Maroc), correspondance.-  Elle est la seule femme à avoir été élue à la tête d'un parti politique au Maroc. Mardi 25 août, la secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU) Nabila Mounib a lancé sa campagne aux élections communales et régionales du 4 septembre depuis le siège du parti à Casablanca. C'est ici qu'a eu lieu l'une des répressions les plus féroces contre le Mouvement des Jeunes du 20-Février. Le 13 mars 2011, quatre jours après le discours royal annonçant des réformes démocratiques, les forces de l'ordre tentaient de pénétrer à l'intérieur du siège du parti, où s'étaient réfugiés les manifestants, violemment dispersés. Le PSU faisait alors partie des partis politiques qui avaient soutenu les manifestations, revendiquant une monarchie parlementaire où le roi régnerait mais ne gouvernerait pas.

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