Irak. Viols en temps de guerre

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Des témoignages de viols commis par l’organisation de l’État islamique en Irak commencent timidement à apparaître, à l’instar de ceux d’Aida et de Nahed. Le silence qui prédomine cependant très largement empêche d’évaluer le nombre de victimes des deux sexes – notamment sunnites – de ces viols de guerre et de mettre en place des services d’aide aux victimes.

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« Aucune communauté n’a été épargnée par la violence du groupe État islamique en Irak » : c’est ce que soutient dès 2015 Suki Nagra, responsable de la mission d’enquête de l’ONU sur l’Irak. Parmi les exactions commises par l’organisation de l’État islamique (OEI), les femmes interrogées témoignent notamment de violences sexuelles. Toutefois, il reste difficile de quantifier la nature ou l’ampleur de ces actes, car le silence des victimes, alimenté par la honte et la peur de décevoir leurs familles et leurs proches, crée une zone d’ombre autour de la question. En atteste la réponse de Sara Hashash, responsable presse chez Amnesty International : « Ce n’est pas un sujet à propos duquel nous détenons beaucoup d’informations. »