Kaboul rencontre des taliban en prévision des élections afghanes

Par
Des représentants des taliban ont rencontré cette semaine en Arabie saoudite une délégation du gouvernement afghan pour discuter de la sécurité des élections législatives du 20 octobre et d'un échange de prisonniers, a-t-on appris auprès de trois responsables de la rébellion islamiste.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

PESHAWAR, Pakistan (Reuters) - Des représentants des taliban ont rencontré cette semaine en Arabie saoudite une délégation du gouvernement afghan pour discuter de la sécurité des élections législatives du 20 octobre et d'un échange de prisonniers, a-t-on appris auprès de trois responsables de la rébellion islamiste.

Les négociateurs de Kaboul "nous ont demandé qu'on les aide à conduire des élections pacifiques", a dit l'un de ces dirigeants. "La délégation afghane s'est entendue avec nous sur un échange de prisonniers", a-t-il ajouté.

Certains détenus condamnés à des peines légères ont déjà été relâchés et les autres ont été divisés en trois catégories, en fonction de leur importance, pour de prochaines libérations, a précisé cette même source.

Ni le bureau du président afghan Ashraf Ghani ni le département d'Etat américain n'ont souhaité commenter l'information. Le principal porte-parole des taliban, Zabihullah Mujahid, n'a pu être joint.

Les taliban considèrent le gouvernement de Kaboul comme un régime illégitime piloté par des puissances étrangères et réclament de négocier uniquement avec les Etats-Unis mais ils ont régulièrement des contacts officieux avec les autorités afghanes.

Après avoir longtemps refusé officiellement de négocier avec les taliban, les Américains se disent prêts désormais à discuter.

Une rencontre tenue à la fin juillet à Doha, au Qatar, entre Alice Wells, sous-secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Asie du Sud et du Centre, et des représentants des taliban s'est conclue sur "des signaux très positifs", mais une autre rencontre plus récente, portant sur la demande américaine d'un cessez-le-feu de trois mois, a été annulée.

"Nous étions d'accord pour cette rencontre à condition qu'elle porte uniquement sur un échange de prisonniers et le retrait de nos responsables de la liste noire de l'Onu afin qu'ils puissent voyager", a expliqué un haut responsable de la branche politique de l'insurrection basée au Qatar.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale