Celil Sağir: «En Turquie, chaque journaliste peut être arrêté ou licencié»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyé spécial à Istanbul.- Nul journaliste n'est en sécurité en Turquie. Ce mardi 29 mars, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se rend aux États-Unis pour une visite d'État dans un pays contraint comme d'autres d'accueillir de plus en plus de journalistes turcs fuyant les poursuites et les peines de prison. Intimidations contre les journaux, mises sous tutelle des groupes de presse, condamnations des journalistes à des peines de prison ferme… 1.845 procédures ont été lancées depuis l'élection d'Erdogan à la présidence de l'État en août 2014, selon le quotidien Zaman. Tous les médias sont touchés, et les réseaux sociaux sont également sous contrôle. Pour avoir publié un article documenté sur le trafic d’armes entre la Turquie et la Syrie qui impliquerait directement les services secrets turcs, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet sont poursuivis par la justice turque.