Brexit: les Européens mettent en scène leur unité face aux «illusions» de May

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  • 29/04/2017 21:37
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La chute va être très dure pour nos amis britanniques, qui vont rapidement se retrouver "Ecossais", "Irlandais", et "Anglais". Quand les Anglais comprendrons leur erreur monumentale et le coût astronomique du Brexit, tout ira bien.

La porte de sortie est déjà toute trouvée, la réintégration globale des régionalismes européens dans une fédération démocratique puissante aux périmètres et politiques clarifiés entre Europe, quelques méga-régions découpant le territoire Européen (Ecosse, Andalousie, Catalogne, Provence, Ile de France, Bavière, Irlande, Lombardie, etc.), et les niveaux locaux (communes et territoires).

A terme, on pourra même imaginer de choisir son appartenance quel que soit notre lieu de résidence.

L'Union c'est la force.

Pour éviter ça on évite soigneusement de mentioner le droit des gens à choisir leur vie et ou ils la passent.. Ce qui ne peut etre permis en Ukraine ne doit pas voir le jour en Europe de l'ouest et pourtant quel mal y aurait) il a la réunification de l'Irlande ou a reconnaitre le statut independant de l'Ecoose un pays avec des lois différentes du rete du royaume mais décidées a Londres par des anglais jusqu'a la dévolution. Les obstacles sont aussi en grande partie artificiels, les sacr-saintes normes ne vont pas changer juste pour enmerder les anglais et les regles d'attribution de la résidence pour des résidents de longue date non plus. Les échanges mondiaux ne bougeront surement pas Londre étant d'une soiplesse inégalée avec les financiers. Tout ça c'est juste pour la gallerie c'est a dire nous pour que nous ne posions aucune question dérangeante. Kes frontieres ne sont pas gravées dans le marbre , nulle part elles doivent faire l'objet du consentement des peuples (Israel a agrandi son territoire sans qu'on s'en offusque). Assez d'hypocrisie et de dirigeants corrompus!

Je n'y comprends rien. Ce ne serait pas beaucoup de gesticulation pour pas grand chose ? Car au final un pays rentre chez lui, et la belle affaire.

 

 

C'est clair vous n'y comprenez rien ( et moi guère plus ) Et je crains qu'il ne faille pas compter sur Mme May pour nous expliquer la chose.

On pourrait déjà demander gentiment à la City de rentrer "chez elle " pendant que les intérêts étrangers qu´elle gère rentreront "chez eux " idem pour les paradis fiscaux de l'ancien empire britannique.

Les anglais se sont bien gavés  à la table commune , rentrer chez eux gratos ? Et puis quoi encore.

No free lunch.

et que la LePen ne se fasse pas plus d'illusions. Avec un pays membre de l'Euro ce serait bien pire.

Faire mine de s'en rendre compte à 10 jours du second tour en prenant le prétexte de concessions à son nouvel allié ( rires ) il faut vraiment être d'une inconsistance crasse.

Le FN est aussi doué en économie qu'en chimie du Zyclon B.  

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  • 30/04/2017 10:23
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Un carricaturiste un peu taquin noterait que c'est en anglais que l'UE s'exprime d'une seule voix face à Mme May

So what?

Formidable boutade de Marx rétrospectivement sur "l'européisme", l"internationalisme posturaliste" ou le mélenchonisme en 1866. Car Marx peut être d'une modernité redoutable :

« Les représentants (non ouvriers) de la « Jeune France » soutenaient que toutes les nationalités et les nations étaient des « préjugés surannés ». Stirnérianisme proudhonisé : on répartit tout en petits « groupes » ou « communes » qui forment ensuite une « association » et non pas un état. Et tandis que se produit cette individualisation de l’humanité et que se développe le « mutualisme » adéquat, l’histoire des autres pays doit suspendre son cours et le monde entier attendra que les Français soient mûrs pour faire une révolution sociale.

Alors ils effectueront sous nos yeux cette expérience, et le reste du monde, subjugué par la force de l’exemple, fera de même. (...) Les Anglais ont bien ri quand j’ai commencé mon discours en disant que notre ami Lafargue et ceux qui avec lui supprimaient les nationalités, s’adressaient à nous en français, c’est-à-dire une langue que les 9/10e de l’assistance ne comprenaient pas. Ensuite, j’ai signalé que Lafargue, sans s’en rendre compte, entendait apparemment par négation des nationalités leur absorption par la nation française modèle ».

Karl Marx, «  Lettre à Friedrich Engels du 20 juin 1866  », Correspondances, tome VIII, Éditions sociales, Paris, 1981.

C'est particulièrement peu habile de la part de Hollande que de tenter de montrer que si l'on décide de sortir de l'UE, et bien il faudrait punir le pays osant le faire et lui faire payer un max. C'est démontrer que l'UE est une camisole de force.

Le mémorandum que les 27 ont adoptée sera étudié de près à Londres. Comme d'habitude, il en dit trop sur leurs intentions et leurs craintes.

Il dit en effet que les 27 entendent négocier les clauses du divorce avant de négocier un futur accord, mais cette posture est aussitôt atténuée par la mention du fait que la négociation sur un futur accord de libre échange pourra s'engager dès que des progrès suffisants auront été effectués sur l'accord de divorce, ceci pour plaire aux Allemands et aux Néerlandais. L'UE a un excedent commercial massif vis à vis du Royaume Uni..

Il laisse transparaître par trop l'importance que les 27 attachent au sort de leurs ressortissants au Royaume Uni, visiblement à la demande des Polonais. Il fait d'ailleurs état de demandes en ce sens qu'ils n'ont aucun moyen d'imposer au Royaume Uni, comme celle ou ce pays s'engagerait à accorder des titres de séjour à tout ressortissant de l'UE installé depuis 5 ans, que May n'est certainement pas prête à leur accorder.

La demande exigeant que le Royaume Uni règle les passifs éventuels d'engagements conclus par l'UE est une blague visant à gonfler l'addition. Ils ne paieront jamais, sauf si ces éventualités deviennent réelles. ..

Enfin, les 27 laissent apparaître leur crainte que Londres ne se lance dans le dumping fiscal, ce qui est la stratégie que les Britanniques vont certainement adopter, sans qu'ils puissent y faire grand chose, sauf à céder sur l'etablissement bancaire.

Enfin, les négociations vont se dérouler en anglais et seront conduites par des cabinets anglo-saxons. La force de la position britannique reside aussi dans le fait qu'ils sont libres de leurs mouvements et negocient avec le representqnt d'une coalition d'intérêts disparates.

Ben voyons ! Les Anglais eux-mêmes avouent vouloir le cake à manger et à conserver... Qu'ils perdent en sortant, ce n'est pas les punir, c'est juste qu'on ne peut gagner sur tous les tableaux. A vous lire les Anglais ont toutes les cartes en mains... Ne prendriez-vous pas vos désirs non-avoués d’affaiblissement de l'UE pour une réalité, et le Brexit, une opportunité à ce service ? L'UE est la seule voie logique et possible de progrès sinon de préservation... et le progrès social doit être inscrit dans ce cadre, le seul possible. Voyez Varoufakis !

Je suis étonné de voir toutes les précautions de la Commission avec l'Angleterre alors qu'elle a été si dure et, disons-le, sans pitié avec la Grèce. Je pense que dans quelque temps, on va trouver des arrangements qui plaisent aux banquiers installés à Londres, et l'Angleterre sera dans l'UE sans y être en ayant encore plus d'avantages. La dette de 50 ou 60 milliards sera "vaporisée", pas comme celle de la Grèce.

Je ne pense pas un seul instant que l'UE soit une voie de progrès, plutôt une voie de garage. Ce projet a echoué.

Quant aux britanniques, je ne dis pas qu'ils ont toutes les cartes en main, je dis que leur position est bien meilleure qu'il n'y parait.

C'est que certains pays membres, l'Allemagne, les Pays Bas, ont beaucoup à perdre aussi..

> Quant aux britanniques, je ne dis pas qu'ils ont toutes les cartes en main, je dis que leur position est bien meilleure qu'il n'y parait.

L'avenir le dira. Le gros point faible du RU est que le Brexit a été déclenché et ira à son terme même s'il n'y pas d'accord de sortie. Donc rien ne presse pour l'UE.

Et sans accord de sortie le Royaume-Uni risque de ne pas le rester longtemps.

Ce dernier point constitue la faiblesse principale de la position du Royaume Uni. Ni les Ecossais, ni les habitants d'Irlande du Nord ne veulent majoritairement sortir de l'UE, et ne veulent certainement pas d'un Brexit dur.

Mais en s'immiscant aussi grossièrement dans la question irlandaise (au point de promettre une intégration automatique de l'Ulster à l'UE en cas de reunification de l'Irlande-une position opposée à celle défendue en cas d'independance d'une portion d'un Etat membre comme la Catalogne) et en faisant sienne les demandes des populations irlandaises, les 27 ont donné une arme de négociation au Royaume Uni puisqu'ils ne peuvent pas faire droit à ces demandes sans l'accord de Londres. 

Par ailleurs, rien, juridiquement, n'oblige ces négociations à aller à leur terme. Le délai de deux ans n'est pas impératif et le Royaume Uni peut retirer sa demande. 

Vous connaissez un projet de cette envergure dont on peut dire si facilement qu'il a réussi ? Vous sautez vite à la conclusion... négative !

Il vous faut attendre combien de décennies supplémentaires avant d'admettre que le projet d'Etats Unis d'Europe a echoué ?

> Il vous faut attendre combien de décennies supplémentaires avant d'admettre que le projet d'Etats Unis d'Europe a echoué ?

A mon avis, d'ici 20 ans l'intégration aura suffisament avancé pour que le passage au fédéralisme soit une évidence pour la majorité des citoyens. Encore un peu de patience... Rigolant

Sauf que les anglais ont leurs monnaies , ils sont une ile , ils ont une armée , la bombe , et si les Eurocrates comme notre capitaine de pédalo , demande 60MD€ pour qu'ils sortent , il ne payerons pas , et dans ce cas ils font quoi les Eurocrates , ils leurs font la guerre ??? les cons !

> Mais en s'immiscant aussi grossièrement dans la question irlandaise (au point de promettre une intégration automatique de l'Ulster à l'UE en cas de reunification de l'Irlande-une position opposée à celle défendue en cas d'independance d'une portion d'un Etat membre comme la Catalogne) et en faisant sienne les demandes des populations irlandaises, les 27 ont donné une arme de négociation au Royaume Uni puisqu'ils ne peuvent pas faire droit à ces demandes sans l'accord de Londres.

Juridiquement et politiquement le cas n'est pas le même puisque l'Espagne fait toujours partie de l'UE. De toute façon accueillir a priori favorablement l'intégration de l'Ecosse ou de l'Irlande réunifiée exerce au contraire une lourde pression supplémentaire sur le RU qui va devoir résoudre la quadrature du cercle au plus tard dans 2 ans.

> Par ailleurs, rien, juridiquement, n'oblige ces négociations à aller à leur terme. Le délai de deux ans n'est pas impératif et le Royaume Uni peut retirer sa demande.

Les textes ne prévoient pas le retrait de la demande (mais de fait il n'y a pas de jurisprudence sur le sujet). Le Brexit a déja eu lieu : l'objectif des négocations n'est pas de déterminer si le RU quitte l'UE mais comment il la quitte. Et puis, politiquement un retour en arrière est impossible. Le RU y perdrait tout crédit et tout pouvoir vis-à-vis des 27. 

> et dans ce cas ils font quoi les Eurocrates , ils leurs font la guerre ??? les cons !

Non bien sûr. Sortir de l'UE ne signifie heureusement pas faire la guerre à ses anciens partenaires. Mais le commerce extérieur compte pour 56% du PIB anglais et la majorité se fait avec l'UE. Sourire

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela n'en prends pas le chemin. Il suffit de voir le parcours à l'envers effectué depuis 20 ans...

Cher René, j'ai toute confiance en vos capacités médicales...mais pas en vos capacités juridiques..Je doute que vous ayez même lu le mémorandum des 27..

> Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela n'en prends pas le chemin. Il suffit de voir le parcours à l'envers effectué depuis 20 ans...

Comme vous le savez c'est le traité de Maastricht qui a transformé formellement l'UE en entité politique (embryonnaire) et a crée l'euro (avec début de la mise en oeuvre en 2002). L'intégration n' a cessé de renforcer depuis, au fil des crises à résoudre. Le seul retour en arrière est le brexit, mais qui libère finalement l'UE du poids mort d'un pays qui ne l'a jamais envisagé que comme une simple opportunité commerçiale. Son retrait sera probablement un nouvel élan pour la poursuite de l'intégration des autres membres.

SYCOPHANTE Vous prenez vos désirs pour des réalités. 

> Je suis étonné de voir toutes les précautions de la Commission avec l'Angleterre alors qu'elle a été si dure et, disons-le, sans pitié avec la Grèce.

Ce n'est pas la Commission qui négocie avec la Grèce mais le Conseil des Etats et l'Eurogroupe. Et s'il n'y avait pas eu de pitié, la Grèce n'aurait pas reçu d'argent et l'Etat grec se serait trouvé en cessation de paiement. 

C'est un argument ad hominem. Rigolant

C'est vrai qu'on a vraiment avancé en terme d'intégration depuis le début de la crise de l'euro. Je sens une france fraternité entre les Allemands et les Grecs qui n'existait pas avant.

> Je sens une france fraternité entre les Allemands et les Grecs qui n'existait pas avant.

Il y a effectivement du progrès par rapport aux années 40... Innocent

 

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C'est l'apocalypse au RU suite au Brexit: le taux de chômage est au plus bas depuis... 1975.

Sortons de l'euro, de l'UE et de l'OTAN pour que vive la France.

> C'est l'apocalypse au RU suite au Brexit: le taux de chômage est au plus bas depuis... 1975.

Ouais, merci les contrats zéro heure (cf wiki)...

"En 2015, au Royaume-Uni, on recense environ 1,5 million de contrats avec quelques heures par mois et 1,3 million de plus sans aucune heure travaillée2. Plus d'un employeur sur dix y a recours dans le pays3."

ça sent le "prêt à penser"... et qui ne tourne pas rond ! Mediapart infiltré par les idées FN...

Vous occupez vous de votre Pays, la Russie.Sourire 

Je suis toujours étonné par la manière dont les Britanniques résistent toujours à la barbarie avec pragmatisme et self control.

Et moi, je suis toujours étonné des gobe-tout...

C'est leur tempérament national : stiff upper lip, self control et pragmatisme..

Vous allez voir Xipe vous aller être ancore plus étonné lorsque les Britanniques reviendrons par la petite porte.

2015, exit, http://www.greekcrisis.fr/2016/06/Fr0521.html#deb

extraits                                                                                                                                      "Il est grand temps d’en finir avec l’Union Européenne. Son projet irrationnel n’est pas comme on s’amuse à dire parfois, “anti-démocratique par accident”, il est tout simplement totalitaire et cela même par essence. Le Brexit - pas encore accompli, faudrait-il alors le rappeler ? - n’est qu’un début, sauf que la “Paneuropa” ne se laissera certainement pas abattre si facilement.       ....                                                                                                              Hors microphone, nous avons également évoqué ce récent sondage, resté suffisamment confidentiel et réalisé auprès d’un échantillon réel de douze mille personnes en Grèce, dont les résultats sont enfin sans équivoque: en cas de référendum similaire à celui organisé en Grande Bretagne, les Grecs préféreraient la sortie de l’Union Européenne, à plus de 55% à 58%. Les élites européistes lesquelles auraient financé l’organisation de ce sondage et d’ailleurs bien d’autres cercles à Athènes, n’ignorent pas, que chez les peuples, et particulièrement chez les Grecs, les Français, les Italiens, les Suédois, les Hongrois... la prise de conscience est désormais telle, l’escroquerie européiste ne passe alors plus du tout.

........ "

Tiens revoila l'UPR.

Quel score aux présidentielles ? Rigolant

Les infos en provenance de Sputnik, faut se méfier quand même !...

 

 

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