Les quatre crises de la social-démocratie européenne

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  • 29/06/2008 15:10
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Je crois que la présidentialisation à outrance des parti et des régimes politiques est un très mauvais présage pour l'évolution de nos démocratie. Elle est un signe d'un retour à la logique de l'homme providentiel purement nationale, qui conduira innévitablement à un repli sur soit face aux peurs que les partis entretiennent volontairement. Puisque la définition même de l'homme providentiel suppose qu'il y ait nécessité d'un danger immédiat et révolutionnaire. Entretenu par le système même des réformes constitutionnelles qu'on veut mettre en France, la crainte est le retour à ce qui a conduit notre continent à un affrontement des personnes. N'oublions pas qu'en 1914, de nombreux dirigeants monarques européens étaient lié par les liens du sang. Le non à l'Europe est aussi une traduction de la recherche pour les citoyens del'homme providentielle face à ce "machin" qu'est devenue l'Europe aux yeux des français. Passer outre le referendum est le pire service que les technocrates et les élites politiques vont rendre à l'Europe. Le non à l'Europe cache en réalité la volonté de plus d'Europe pour nous protéger davantage, ce qui évitera la recherche systématique de l'"homme fort" dans nos démocratie qui nous a conduit aux pires désatres humains. Repenser l'Europe, la soumettre au verdict populaire, c'est la seule solution pour redonner du crédit à cette idée, éviter la recherche de l'homme providentiel qui nous conduira vers un nationalisme exarcerbé , ce sur quoi Sarkosy a surfé pendanrt la campagneet qui a fonctionné. Le danger est donc imminent et les politiques minables et moyens comme lui s'en serviront. La sociale démocratie est en crise à cause de cette évolution des peuples, parce qu'elledéfend des valeurs collectives et progressiste et qu'elle n'a pas le modèle de pensée qui s'en remet à un homme mais à un groupe. Elle doit rester ce qu'elle est sur ce point, car l'espoir permet de penser que face à une telle casse de notre suystème de solidarité, les français sauront retrouver l'idée d'un progrès collectif, solidaire sans s'en référer à cette brute providentielle , manipulée, et qui, c'est cela le vrai danger, qui se croit voisionnaire et intelligent. C'est le propre de tous les dictateurs de se croire intelligent et au dessus. En cela l'Europe actuelle , ses technocrateset ses politiques sont des dictateurs. La preuve: ils refusent de se soumettre au referendum. Les français savent couper les tête quand il le faut!!!
La social democratie est en crise a cause de l evolution , ou cette evolution des peuples, je ne peux que m aligner derriere ce raisonnement fort juste, pour s en sortir, il faut d abord essayer de trouver l origine de la maladie, la soigner ensuite sera aisee. pendant la deuxieme partie du vingtieme siecle les peuples n ont pas evolue de maniere spontanee, les besoins ou les refus d un peuple ne sont pas guides par la main de dieu, , l evolution d un peuple est orchestre, par une culture, diffusee par des systemes de distribution bien humains , par des idee et des fantasme vehicules par des marche a la tete desquels on retrouve l humain, il a toujours un nom, par des besoins artificiellement provoques et dont le plus souvent l utilite est douteuse, or en presence de ces influences la societe collectivement evolue. L irresponsabilite des acteurs de ce conditionnement n est plus a demontrer, et ce n est pas un hazard si les dirigeants francais au pouvoir depuis un an vont main dans la main avec les grands capitaines d industrie, or la faillite millitante est surtout a attribuer a l aisance materielle et l absence de vrai defis en tout cas pour les socialistes, la vague du besoin de renouveau vecu dans les annees soixante dix etait a imputer au ras le bol d une generation montante envers des archaismes d un autre age, c etait facile, aujourd hui, la liberalisation a gave la societe, toutes couches confondues , les classes embrassent la meme culture,tous ages confondus, laquelle culture, de maniere generale et pour des raison de marche est vendue a tout le monde et a tous les prix ,si certains ne peuvent y souscrire , en tous cas ils y aspirent , c est bien pour cela que ma femme de menage a vote pour qui l on sait. et l homme providentiel si il peut leur faire gagner suffisament pour qu ils se payent un 4x4 tout en boutant hors de france les illegaux alors........
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  • 29/06/2008 18:46
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Le XXIème siècle, mais toujours le même schéma d'un dirigeant unique au sommet de la pyramide, luttant pour le pouvoir. Rien n'a changé depuis 12000 ans. Les contre-pouvoirs ne contrent rien. Les images télévisuelles nous donnent la représentation perpétuelle d'un mauvais péplum, César, Brutus, Agrippine, Néron, Ramsès, Napoléon et les autres, ils sont tous là, ramenés au même instant présent. De gauche comme de droite, ils se déchirent en direct tandis que monte le niveau de la mer et s'épuise le pétrole. Tous les ingrédients pour une fin de civilisation sont là. Qui va jouer Attila dans cette superproduction à 50000 milliards de dollars ?
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  • 29/06/2008 20:08
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Est-ce que les sociaux-démocrates ne sont pas aussi pénalisés, tout simplement, par le type de solutions qu'ils préconisent? En effet, leur "philosophie" de base est l'aménagement, la domestication, la régulation du marché. Or ces solutions convainquent de moins en moins les classes moyennes et les plus pauvres : * les marchés et le capitalisme sont de plus en plus violents. Une simple "régulation" ne peut plus s'opposer aux délocalisations sans foi ni loi, au dumping social et fiscal, à la puissance des grandes multinationales * le monde est de plus en plus ouvert. L'ouverture (culturelle, politique...) a d'ailleurs été encouragée par les sociaux démocrates. Mais la régulation, la redistribution n'est faite qu'au niveau local, celui de l'État nation. Comment réguler des marchés devenus mondiaux en agissant au niveau local ? Comment combattre les paradis fiscaux en agissant en faisant des lois en France? * le monde est de plus en plus complexe. Le "laisser faire" prôné par le libéralisme est beaucoup plus simple, à comprendre, à mettre en œuvre qu'une régulation, qu'une redistribution dont chaque paramètre doit être discuté et négocié continuellement. * le monde, les échanges, les problèmes s'accélèrent. Ils ne laissent plus le temps d'adapter des contre-mesures Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
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  • 29/06/2008 20:23
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Bonjour, Merci pour votre article. La stratégie de la social-démocratie mise en œuvre depuis 1945 est tombée avec le Mur de Berlin. Pour contenir la contagion de l’URSS dans de nombreux pays, le capital a dû faire beaucoup de compromis qui n’avaient tout simplement plus lieu d’être en 1989. Mais comme la social-démocratie s’est construite dans un cadre national alors que le capitalisme « libéré » de Moscou l’a poussée à s’extraire de ce cadre trop réduit pour lui : problème. Face au capitalisme transnational (ou nouveau capitalisme), la social-démocratie a pensé qu’en aidant le système à se « moderniser » (privatisations, casse des services publics, dérégulations) elle aiderait le capitalisme à prospérer en en tirant des avantages sociaux comme elle le fit par le passé. Le modèle de construction de l’Europe poussant à l’intégration économique n’est pas dû au hasard. On ne peut pas comprendre l’approbation du traité de Maastricht par les socialistes français si on n’a pas cela en tête. Ils pensaient à l époque que de cette Europe viendrait le progrès social. Mais la fluidité du capitalisme transnational rend pratiquement impossible un rapport de forces dans une branche de production à l’échelle d’un pays et n’oublions pas que c’est sur cela que s’est construit le compromis social-démocrate. Beaucoup d’entreprises intégrées à la finance mondiale se sont désengagées de conventions collectives qui les liaient et l’édifice contractuel qui assurait la couverture sociale de nombre de travailleurs dans les pays sociaux-démocrates s’est effondré. (la création de Die Linke en Allemagne n’est pas due au simple hasard) Ce qui a changé dorénavant c’est que ce nouveau capitalisme, financier, aidé par le vote de lois et de règlements favorables aux thèses libérales émanant de dirigeants ne se disant plus sociaux-démocrates mais de « troisième voie » donc d’une volonté politique, soumet à ses normes des pans entiers de l’activité des sociétés et se moque comme d’une guigne de l’intérêt général, fondement de la République. (voir le peu d’empressement à combattre la pollution et pas simplement aux USA) D’ailleurs, pour cette « troisième voie », peu importe l’intérêt général mais seul le bien être général qui se confond avec la consommation de masse ; la question sociale est secondaire, seul le libre-marché est naturellement social ; la loi (universalité) tend à être remplacée par le contrat ; le citoyen devient client ; le bien commun devient une marchandise comme une autre. De ce point de vue la référence à la social-démocratie européenne actuelle par certains dirigeants socialistes français est, si l’on peut dire, amusante. Cordialement.
Historiquement rien ne permet de penser que ce qu'on appelle un peu n'importe comment la " social democratie" aie jamais eu une chance de prospérer dans des pays entraînés depuis le 18e siècle vers le double libéralisme politique et economique ( dans lapensée des hommes du 18es il s'agit bien d'une " suite" évidente). Même s'il ne faut pas commettre d'anachronisme il reste que ce double fondement est celui de la fondation politique moderne. L'ambiguité socialiste est manifestée par la "révélation" de la polysémie de "libéralisme" dans lequel Delanoëet Royal se sont emmelés les pieds dans une vraie/fausse contradicton. Vraie parce qu'ils ne peuvent qu'accepter le libéralisme politique ( sauf à se rejetter sur leur extrême-gauche ce qui est leur hantise bien plus que le "libéralisme" supposé de la droite au pouvoir. Cela pourrit tout le débat politique parce que ca a envahi l'ensemble des champs. Celui de l'Europe par exemple est poissé par ce doublet : libéralisme politque ( et pour certains y a du chemin à faire) en vue du libéralisme économique. Peut-on tenir ce raisonnement ? La gauche non communisme est arrivée au pouvoir en France en 1981 ( malgré le frein constant du PCF) parce que ce même PCF mobilisait encore 14% des voix et monneyait un tissus de gestion de communes importantes. Sans cet appoint qui est aussi une "menace" politique pas de victoire d'une gauche "social-démocrate" , seulment d'un parti socialiste qui historiquement penche toujours vers la droite. L'expérience de 1936 et des variations politique de la"majorité" de cette législature est assez éclairant à ce sujet. L'autre question soulevée me semble moins être la question d'un leadership dans le parti" dominant" ( ie le PS) que celle de l'impossiblité de gouverner d'une manière socialiste ( je rejoint la contributrice qui se fonde sur Foucault). Il n'y a pas de gouvernementalité autonome d'un parti de gauche qui n'a plus l'identité d'un "parti ouvrier" et qui recherche une nouvelle identité du coté de l'expérience de libéralisme politique anglo-saxonne : un parti démocrate. Ainsi la seule nouvelle donne semble bien être celle du parti anticapitaliste quelque identité qu'il se donne. C'est une frayeur pour les socialistes mais pourquoi? N'ayant plus de discours logique ( et rationnel) capable d'embrayer sur une réalité, une pratique de gouvernement qui serait "antérieure" à 1983 ce n'est pas ce nouveau voisinage critique qu'il a à craindre ; j'irai jusqu'à penser qu'il a tout à y gagner! en effet il retrouvera une possibilité de réflexion et d'action que contraint sue sa gauche et non pas irrésistiblement attiré par sa droite ( l'épisode du Modem outre le mauvais goût de la formulation de la calèche arrêtée de nuit sous les volets du leader fréquentable montre l'inanité de la démarche). Le PS - conscient de ses devoirs vis à vis des classes de salariés et de précaires ( salariés ou non) ne peut les remplir qu'aiguillonné sur sa gauche et apres un double travail : apprivoisement de cette gauche anticapitaliste ( c'est le modèle de l'union par la base de 1935-36) et travail avec ce parti sur la politique ( permettez moi d'éviter l'expression " offre politique" tellement connotée à droite) qui peut être menée en europe ( puisqu'à défaut d'être devenue notre cadre politique elle est notre cadre juridique) pour éviter le chausse-trappe du libéralisme économique sans que le libéralisme politique y trouve forcément son compte. Dans une discussion à Moscou l'historien soviétique Porchnev reprochait à Braudel de aprler toujours des débuts du capitalisme sans jamais en envisager la fin..voilà une bonne question
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  • 30/06/2008 08:17
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Social Démocratie versus Socialisme ou Social Démocratie = Socialisme ? Cachez ce gros mot "socialisme" que je ne saurais entendre. En France on pense socialisme, dans les autres pays on pense social démocratie. Est-ce la même chose ?? Je croyais que c'était le parti socialiste qui a été au pouvoir pendant pas mal d'années en France, et que ce parti s'est toujours voulu distinct de la "social démocratie" à l'européenne. Ou alors le titre de l'article et celui-ci ne concerne pas la France ?? Je n'y comprend plus rien.
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  • 30/06/2008 08:58
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« Au fond, je donne toujours le même (conseil) : il faut connaître la différence entre ces trois concepts : l’objectif, la stratégie, la tactique. Beaucoup de gens confondent objectifs et stratégie, stratégie et tactique. Les objectifs sont faciles à déterminer : gagner les élections. La stratégie est la plus importante: comprendre ce que veulent les gens pour y arriver. Quand on a une compréhension solide de sa stratégie, la tactique ensuite en découle. Enfin, il faut avoir un discours clair, un système de pensée homogène. » (Interview de Alastair Campbell, conseiller politique de Tony Blair qui a été « l’un de ceux qui ont conçu sa communication ») J'ai décrit comment, au Royaume-Uni, Blair et Brown ont tué le politique. C'est un exemple parmi d'autres de la faillite de la social-démocratie européenne.
Il est tard et je n'ai pas eu le temps de lire les commentaires, mais si d'aucuns ont été intéressés par la lecture de la page 2 de cet article ( La social-démocratie prise au piège européen), peut-être pourront-ils utilement prolonger ces analyses par la lecture d'un nouveau texte du M'pep qui me semble intéressant ( http://www.m-pep.org/spip.php?article1266) ou écouter l'interview d'Aurélien Bernier, secrétaire national de ce mouvement à partir de cette page : Aurélien Bernier : Dissoudre la Gauche ou prôner la désobéissance européenne, la vraie alternative 1/2 (http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/archive/2009/05/24/aurelien-bernier-dissoudre-la-gauche-ou-rroner-la-desobeissa.html) Cordialement, PF
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Pris par l'actualité socialiste, je n'ai hélas pu assister à la première journée du colloque. Ce compte rendu se veut donc un modeste aperçu dans l'instant des débats théoriques qui peuvent animer le champ universitaire sur la question de la social-démocratie. Je remercie John Crowley, directeur du CIR, et George Papanagnou pour leur accueil.