Les ados homos et bi délaissé(e)s par la recherche française?

Pourquoi les professionnels de la jeunesse en France ont-ils tendance à sous-estimer la capacité des adolescents à déterminer leur orientation sexuelle?

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Alors que les pays anglo-saxons multiplient les études sur les adolescents homosexuels, la recherche française rechigne à s'intéresser à ces sujets, considérant que «l’adolescent ne sait pas ce qu’il est, qu’il se cherche, explique Olivier Orain, chercheur au CNRS et chargé du groupe de travail adolescence et homophobie à SOS-Homophobie. Il en découle que nombre d’adultes – en particulier de pédagogues et d’éducateurs au sens large – considèrent encore le plus souvent qu’il n’est pas un individu à l’orientation sexuelle déterminée. D’où la tendance à sous-estimer ou à dévaluer la capacité d’un jeune de 12-18 ans à tirer au clair son attirance pour des personnes du même sexe. C’est quelque chose de très ancré dans les métiers de professionnels travaillant au contact de la jeunesse».