La corruption, enjeu majeur de la présidentielle mexicaine

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Leurs arguments n’ont pas été des plus élaborés. « C’est un vulgaire voleur », a lancé José Antonio Meade, le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, à propos de Ricardo Anaya, son adversaire du Parti action nationale (PAN). « Avec ses airs de sainte-nitouche [“mosquita muerta”, littéralement moustique mort – ndlr], ce candidat est un cynique corrompu », a riposté Anaya. Lors du troisième et dernier débat télévisé, Anaya s’est tourné vers López Obrador, le candidat de gauche du Mouvement de régénération nationale (Morena), brandissant une photo où il apparaît à côté d’un chef d’entreprise : « Andrés Manuel, tu t’es converti en ce que tu critiquais tant. Comme ceux du PRI, tu as aussi tes prestataires favoris. » L’homme sur la photo a obtenu des marchés « sans concurrence » lorsque López Obrador dirigeait le district de la ville de Mexico, soutient Anaya : « Vrai ou faux ? » « Ce que tu dis n’a pas de sens, je te dis que non, je ne suis pas corrompu, lui répond López Obrador. Je ne suis pas corrompu comme toi ! »