La corruption, enjeu majeur de la présidentielle mexicaine

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  • 30/06/2018 09:07
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Evidemment, les exemples récents de l'Argentine, du Vénézuéla et du Brésil ont de quoi faire réfléchir sur ce que peut devenir un parquet indépendant quand la gauche est au pouvoir. On peut imaginer qu'Obrador redoute que ce parquet indépendant ne se mue illico en armée de la réaction contre le pouvoir élu.

Et au fait, dans le beau pays de France, où la corruption est censée être un peu moindre? Quand est-ce qu'on rend le parquet indépendant?

Nous pouvons observer ce cirque avec condescendance car Dieu merci (si j'ose écrire) cela n'arriverait pas en France... coolinnocent

Ah mais que vois-je dans le tableau de Transparency International : la France n'est que 23e, loin derrière la Suède, le Danemark (2e), la Suisse que d'aucuns critiquent tant dans les fils de ce média, le Royaume-Uni,  l'Allemagne et même les États-Unis d'Amérique !

Si la religion est l'opium du peuple (Karl Marx),

la spéculation est la cocaïne des nantis

et la corruption est le crack des 1% et des politiciens

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  • 30/06/2018 22:07
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TRUMP n'a pas tort de vouloir un mur !!!!!

Les oreilles ont des murs.

La lutte contre la corruption, comme celle contre la drogue, sont une nécessité absolue dans les pays d'Amérique Latine. Ce sont cependant deux outils des USA pour s'insérer dans les systèmes judiciaires et militaires de ces états.

Le procès lava-jato en est un exemple. Il est décrit par l'attorney américain general Kenneth Blanco comme une opération américaine avec des collaborateurs locaux (voir ici sa video et là le texte sur le site du ministère de la justice).

C'est au nom de la lutte contre la corruption que les présidents de gauche Zelaya (Honduras), Lugo (Paraguay) et Lula (Brésil) ont été écartés et/ou inculpés, sans document de preuve, sur la conviction de juges.

On pourrait croire qu'il s'agit de lutter contre la corruption. Cependant, on voit tous les jours des politiques de droite libérés malgré des preuves de corruption évidentes (videos, documents, comptes en Suisse). La majorité des brésiliens, selon un sondage récent, ne croit plus à l'impartialité de sa justice.

C'est pourquoi Lula, accusé sur délation sans preuve, est défendu par l'avocat anglais Geoffrey Robertson mandaté par la Commission des Droits Humains de l'ONU, qui avait déjà défendu les victimes de Pinochet (voir ici sa video et là le texte dans la prestigieuse revue américaine Foreign Affairs). C'est également pourquoi il est soutenu par cinq prix Nobel de la Paix, et qu'il a reçu dans sa prison un message de soutien du pape François.

Il serait bon que Mediapart enquête davantage sur ces points.

 

 

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