Six questions clés pour comprendre le match Trump-Clinton

Par et
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Tous les commentaires

Bernie Sanders a fini par être écarté. La première étape, c'est d'écarter les pires aux primaires des deux bords. D'autre part, à moins qu'il n'adopte une approche plus réaliste, il est peu probable que JLM soit présent au deuxième tour.

Absolument, sanders = mélenchon = leurre = victoire de la peste ou du choléra

"écarter les pires aux primaires"

trump est certainement "le pire" qui s'en sort ou, si vous préférez, un des pires rescapés qui soit

Non les Américains peuvent malgré tout voter pour Jill Stein dans la continuité de Ralph Nader.

C'est quoi "plus réaliste" ?

Merci d'avance pour vos explications.

Pour gagner il faut avoir le soutien d'une majorité d'électeurs. Un grand nombre d'électeurs sont plus sensibles à la forme qu'au fond. La forme "percutante" de JLM attire l'attention mais provoque le rejet d'une partie importante de l'électorat. En ce qui concerne le fond, un programme plus réaliste, au minimum en ce qui concerne le calendrier de mise en oeuvre, élargirait probablement la base électorale car, au stade actuel, un certain nombre des mesures proposées ne peuvent que soulever la crainte d'une grande partie de l'électorat par l'ampleur des changements qu'elles impliquent par rapport à la situation actuelle (par exemple le plafonnement des revenus par augmentation massive des impôts). Enfin, sur plusieurs sujets sensibles, les positions de JLM sont probablement trop tranchées (Israël, Iran, USA, Russie, etc...). Quant à ses relations avec l'oligarchie, elles mériteraient d'être éclaircies (cf. ses remarques sur "l'illuminé" Monti).

Sérieux, quand je vois que le site "Là-bas si j'y suis" fait l'éloge d'un type qui après avoir réclamé des mesures sociales, se couche devant une clinton. 

NON MERCI.

sanders= mélenchon 2012

Vous parlez bien du rigolo qui  a une vision  du livre Mein Kampf vendu dans un magasin Carrefour ? 

Moutons Moutons

 

ce n'est pas vraiment un éloge , c'est surtout un portrait et une description des évolutions aux états-unis : ça s'appelle de l'information

là aussi, et en plus on rigole: Michael Moore prédit la victoire de Trump http://www.huffingtonpost.fr/michael-moore/trump-president-etats-unis_b_11192430.html

 

Je suis pour une réforme totale du système fiscal rétablissant la progressivité de l'impôt et une diminution radicale des inégalités, mais il faut présenter cette réforme d'une façon suffisamment convaincante, ce qui n'est manifestement pas le cas pour l'instant. Les bons arguments existent, mais ne sont pas suffisamment utilisés.

entendu!

dans la première "synthèse des contributions" sur le site de jlm17, j'ai trouvé ça: certes ce n'est pas grand chose , mais  vous pouvez surement contribuer avant la seconde synthèse

http://www.jlm2017.fr/synthese1

  • "Vers la révolution fiscale 
  • Un renforcement de l’impôt sur le revenu et de sa progressivité est souvent avancé. D’un point de vue plus technique, plusieurs contributeurs ont proposé de déterminer une seule formule d’imposition progressive qui ne se ferait plus par tranches marginales mais par calcul d’un taux moyen plus lisible. Cette mesure généralise les 14 tranches proposées dans L’humain d’abord .
  • D’autres contributeurs ont proposé l’instauration d’un impôt différentiel pour les Français de l’étranger ; un citoyen Français habite en Belgique mais possède des biens en France. Bien entendu, il paye des impôts dans le pays dans lequel il réside. Cependant, comme il possède la nationalité française, il devra payer la différence entre l'impôt sur le revenu belge et français.  Certaines propositions visent à plafonner les richesses et les patrimoines transmis par l’héritage.

Et ça s'appelle la démocratie... Pauvre monde. 

Le problème est le même partout, on ne vote pas pour un choix politique radicalement différent mais seulement pour choisir la couleur des chaînes. 

C'est exactement ce que j'allais dire tellement cela coule de source et relève de l'évidence sauf pour certains à qui les politiciens peuvent leur faire avaler quantités de couleuvres pour servir leurs intérêts ! Et ils ne s'en sont jamais privés !

Elections présidentielles soi-disant démocratiques mais  dont les dès sont pipés à l'avance car seuls les candidats adoubés par les puissances d'argent peuvent prétendre conquérir le pouvoir ! Après c'est la propagande électorale qui fait le reste avec la complicité des médias dominants dans lesquels les puissances d'argent sont omniprésentes pour contrôler l'information afin de protéger leurs intérêts !  

Bien sûr sauf qu'ils n'auraient ou n'ont strictement aucune chance de se faire élire  ! En effet, pour avoir une vraie chance de se faire élire en France il est indispensable d'avoir été préalablement adoubé par les puissances d'argent faiseurs de roi qui contrôlent entre autres les médias audios-visuels chargés de dérouler le tapis rouge aux candidats du système (ceux appartenant aux PS et à la droite (LR et Modem) et de massacrer les candidats à la présidentielle  hors système comme par exemple Mélenchon par des journalistes payés à prix d'or afin de détruire leur réputation !

Je me permets de répèter la question de Mineur de fond, car vous répétez ce terme de "réaliste", toujours sans l'expliquer. L'exemple que vous prenez, le plafonnement des revenus par l'impôt, ne concerne absolument pas la vaste majorité des gens. Ca concerne les revenus de plus 360.000 euros par an.

Pour le reste, vous faites des insinuations. Il faut "éclaircir" ses relations avec l'oligarchie ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

«Même si j'étais une bonne sœur catholique, le DNC dirait que je suis un ours russe», résume le hacker gucifer02, dénonçant la corruption de ces élections  qui écarte de fait les citoyens par ses magouilles

Je le crains également.

J'ai une pettie remarque sur le code couleur utilisé dans les infographies. La représentation franco française droite / gauche ; bleu / rouge, n'est pas adaptée aux USA.

D'une part, je ne sais pas si on peut classer véritablement les deux partis en question à droite et à gauche, d'autre part les républicains sont représentés en rouge et les démocrates en bleu.

 © http://mentalfloss.com/sites/default/legacy/blogs/wp-content/uploads/2012/11/Simple2008PresElections-USA-states.png © http://mentalfloss.com/sites/default/legacy/blogs/wp-content/uploads/2012/11/Simple2008PresElections-USA-states.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci pour votre remarque Julien. C'est corrigé.

@Julien Biri. 

Je le crains également.

Pourquoi le craindre ? Vous n'en avez pas marre de vous faire entuber par « les autres » depuis des décennies ? Les Américains, eux, en ont marre et vont esssayer autre chose. Nous verrons bien. Il y en a assez de diaboliser  des candidats qui ne plaisent pas à l'establishment.

ça sent bon le pigeon çà... Autre chose? MDR!

Non, vous ne comprenez pas. Un Trump pour l'Amérique, c'est parfait, enfin une possible convergence de vues entre la politique étrangère des Etats-Unis et celle de la Russie. Enfin pourrons-nous avoir l'espoir d'avancer dans des dossiers que l'actuelle politique aventuriste de la Maison Blanche rend insolubles : Ukraine, Syrie, agressivité de l'OTAN, soutien aux plus extrémistes et belliqueux des Européens, levée des sanctions économiques aussi stupides que contre-productives, etc.

Il faut cacher cette malheureuse étiquette avec un pins " Un million d'emplois"!

Récréation... Rigolant

https://media.giphy.com/media/ay3XU40h6Cnvi/giphy.gif

Comme d'habitude; merci Sycophante!!

 

"Concernant les Swing States qui feront l'élection ils disent que les trois plus importants de loin sont l'Ohio, la Floride et la Virginie. S'agissant des deux premiers, c'est indiscutable et si l'un ou l'autre gagne dans ces deux Etats, il ou elle gagnera certainement l'élection."

L'article de Michael Moore plus haut dans les commentaires dit plutôt l'inverse et j'aurai tendance à le suivre. Trump n'a pas besoin de la Floride ou la Virginie car son programme protectionniste peut lui faire gagner toute la Rust Belt, les anciennes régions industrialisés du nord-est en crise profonde. Notamment en plus de Ohio (11 millions d'habts), ça donne le Michigan (10 millions d'habts), la Pennsylvanie (environ 13 millions d'hbts), l’Indiana (7 millions) voire pourquoi pas l'Ilinois (12 millions de plus) et le Wisconsin (quasiment 6 millions), tous des Etats habituellement plutôt enclin à voter démocrate. Avec ces États si il conserve le Centre et le Sud traditionnellement républicains, c'est gagné. Qui vivra verra!

 

Je ne dis pas le contraire puisque j'écris qu'il ne gagnera pas en Virginie et qu'il peut se passer de la Floride.

En revanche, il ne gagnera pas dans l'Illinois et l'Indiana votait dejà republicain en 2012. Ce dont il a besoin, c'est de gagner dans l'Ohio, l'Iowa, le Michigan et la Pennsylvanie. Ce qui sera sans doute le plus diffile pour lui sera de gagner en Pennsylvanie mais s'il gagne là bas, il sera très probablement élu.

"Si l'on en juge par les précédents en Europe, Thatcher, Merkel et aujourd'hui May, il n'est pas sur que ce soit là une note très positive. C'est fou le nombre de gens qui pensent qu'une femme politique agit différement d'un homme politique..."

Pour commencer à être élues, les femmes ont dû d'abord se conformer au prototype éligible, donc masculin, et perdre une certaine identité féminine. Faut pas faire peur à l'électorat ! Après, rien n'empêche de féminiser peu à peu le monde des élu(e)s, une fois que les électeurs se sont faits à l'idée d'élire une femme à de hautes fonctions politiques.

En France, l'électorat a commencé à élire des femmes à des élections municipales, cantonales, départementales, régionales, aux élections législatives ou sénatoriales. On a, depuis longtemps maintenant, des femmes ministres, même si ce n'est pas encore à des postes-clés. On a eu une femme au deuxième tour des Présidentielles. Ces étapes progressives sont nécessaires à l'électorat pour se faire à l'idée d'élire une femme aux plus hautes responsabilités. Il y a de très fortes résistances dans le "clan" adverse des hommes politiques. Ceux-ci ne sont pas prêts à partager les places à pourvoir avec deux fois plus d'adversaires potentiels.

Nous savons tous que le milieu politique est très machiste. Patience et longueur de temps... seront nécessaires.

Qui, des Etats-Unis ou de la France, sera le premier à faire confiance à une femme ?

Aux risques de me répéter en changeant de média...les Amerloques (comme nous-mêmes !) ont un choix cornélien à trancher...voudront-il voter pour un climat de défiances généralisées, organisé par une extraction improbable de feu Caligula, éperdument fou de sa capacité à faire du mal autour de lui, ou opteront-ils pour la garantie d'un minimum de chances que la tranquillité de l'esprit ait droit de cité, dans le pays US ? --- PS: That is the quadrature du cercle !, qui est proposée insidieusement aux peuples trop souvent déboussolés, plus que de raisons !

Combien d'Etatsunisiens  (et pas grégairement d'Etatsuniens Criant)  vont s'abstenir selon la tradition bien ancrée.

Surtout que cette fois-ci il n'y aura plus l'originalité  "un (demi) Noir", ce qui était encore bien plus original qu'une femme, surtout au USA

On aura beau dire, on aura beau faire « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

 Je le sais, je le dis et le répète ici et ailleurs dans un but constructif

Combien d'Etatsunisiens (et pas grégairement d'Etatsuniens Criant) vont s'abstenir selon une tradition bien ancrée dans ce pays?

Surtout qu'il n'y a pas cette fois-ci un (demi) Noir comme candidat.

Quoiqu'il en soit, on aura beau dire, on aura beau faire
«
 Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

 Je le sais, je le dis et je le répète iciiet ailleurs dans un but constructif

Curieux que personne ne parle de Jill Stein, la troisième voie écologiste, sociale et non belliciste.

Et Michael Moore dans l'article publié sur le Hudfington Post

Le Président ne peut pas en effet faire trop de dégâts en politique intérieure parce que sans le Congrès il ne peut pas faire grand chose, mais en politique étrangère et surtout en matière militaire, c'est une autre histoire..

Là, il a une grande liberté de manoeuvre : il peut aller bombarder un pays ou envoyer des troupes durant 60 jours sans demander à qui que ce soit, voire davantage car aucun Président n'a reconnu la validité juridique du War Power Act de 1973 qui l'oblige, en théorie, à avoir l'approbation du Congrès au bout des 60 jours en question (chez nous, c'est 4 mois, mais personne ne va chercher des noises à Hollande qui a pourtant envoyé des troupes en Lybie depuis au moins le début de l'année...).

S'il prenait l'envie à Trump ou à un autre Président d'envoyer une bombe atomique sur Rakka ou ailleurs, et bien Rakka serait rayée de la carte...Pas super rassurant quand même...

Clinton est parfaitement capable d'être nuisible et l'a déjà prouvé en effet lors de son passage au State Department. Mais elle est censée et peut être capable d'apprendre de ses erreurs. Je ne suis pas sûr qu'elle mènera une politique étrangère si différente que celle d'Obama. Mais rien n'est garanti bien sûr.. 

S'il prenait l'envie à Trump ou à un autre Président d'envoyer une bombe atomique sur Rakka ou ailleurs, et bien Rakka serait rayée de la carte...

Oui en principe, mais c'est sans compter sur la réalité des réseaux, la logique démocratique interne et aussi le pouvoir du Pentagone, "Etat dans l'Etat". Un homme seul ne peut pas décider dans un Etat puissant (et c'est la même chose en Russie).

J'espère que beaucoup de sympathisants Sanders iront voté pour Jill Stein !!!!

Beaucoup de sympathisants de Sanders voteront pour Trump.

Sachant que les Amerloques on un budget militaire qui égale celui du restant de la planète cumulée. ..Avec un phénomène de foire comme Trump, on peut legitimement craindre que si les États-Unis d'Amériques toussent du venin à jets continus sur tout ce qui ne baisse pas la tête devant ce vrai Caligula de poche.., nous risquions tous de nous choper un rhume carabiné, en 2 temps 3 mouvements...et de nous retrouver dans le rôle de seconds couteaux ne pipant mot !, puisque Paul Bismuth l'Amerloque contrarié !, nous a refoutus dans l'OTAN..sur une fulgurance dont il a le secret ! ------------------------------------- Quoi ? Vous avez dit "Quelle plaie, ce nain politique !" ?
Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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D'abord, MDP aurait du nous donner des renseignements sur ces " politologues" et dans quel camps ils sont!

La question n'est pas anodine qund on voit les "experts" que les medias nous collent!

 

Ce n'est pas très compliqué à trouver : un prof de Yale et un autre de Columbia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Shapiro

https://en.wikipedia.org/wiki/Donald_Green

Merci, j'avais regardé!

mais sans pouvoir tirer de conclusion sur leurs tendances.

par contre, ces deux textes sont intéressants pour ceux qui lisent l'anglais:

http://www.washingtonexaminer.com/you-want-to-listen-to-clinton-for-4-years/article/2598109

http://dailycaller.com/2016/07/28/what-a-disaster-boos-catcalls-mar-hillary-clintons-coronation-speech/

en clair les sanderistes on accompagné le discours de Clinton de miaulements et tappements de pieds

Tiens !, je l'ai déjà dit...la Rédaction devrait toujours scruter les commentaires depubliés. ..les scoops ne sont jamais très loin...puisque l'impulsion premiere d'un énervement finalement contrôlé, peut en dire très long...sur les vicissitudes de ce bas monde. (Lol)

Pas grand chose sur la poiltique étrangère à part que ceux qui sont tentés par Trump "sont mécontents de ses choix à l’international, en Syrie, en Iraq, en Afghanistan ou encore de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran…"

Alors que c'est l'essentiel qui permettrait tout le reste: imposer la paix juste au M-O, dénucleariser partout, réduire tous les budgets d'armements et de services secrets, taxer les fossiles  et re affecter le tout aux politiques sociales et de santé et aux transitions énergétiques. En France idem, je voterai pour un candidatqui aura condammé la sale guerre de Sarkozy en Libye, et les sales manoeuvres et manipulations de Sarkozy-Juppe puis Hollande-Fabius en Syrie.

Oui, silence sur les choix de politique étrangère... En France, c'est le "domaine réservé" à l'Etat profond, à son Bonaparte et à ses suzerains étrangers. Donc, silence dans les rangs hexagonaux ! Aux USA, c'est un peu plus cool :

https://www.sott.net/article/296028-Murderous-Hillary-the-hawk,, http://foreignpolicy.com/2016/07/27/hillary-the-hawk...https://www.sott.net/article/299156-Hillary-Clinton-An-unabashedly...https://www.thenation.com/article/left-ought-worry-about-hillary-clinton..., https://newrepublic.com/article/134033/comes-hillary-hawk

Jusqu'à quand ?

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  • 29/07/2016 20:14
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Hillary Clinton ou Donald Trump? Si le choix des électeurs américains semble centré sur deux candidats, Jill Stein, candidate du Parti vert compte bien faire entendre sa voix. Au risque, selon certains, de favoriser le candidat républicain.........

http://www.latribune.fr/economie/international/etats-unis-jill-stein-l-autre-candidate-en-course-pour-la-presidentielle-589399.html

 

 

La catastrophique Hillary

La convention démocrate de 2016 est un désastre sans précédent, du plus haut au plus bas. (L’organisation fut aussi mauvaise que l’état du parti après la démission de sa présidente, et que l’état permanent de sa candidate. « Who’s In Charge?! » s’exclamait lundi un délégué démocrate pour Daily Caller, qui titrait : « It’s Day One And The DNC Is Already Falling Apart » pour son texte du 25 juillet.) Voici comment est décrite l ‘intervention d’Hillary Clinton après sa nomination (Daily Caller toujours, le 28 juillet, auquel on peut ajouter une interview de Tucker Carlson, directeur de Daily Caller, également le 28 juillet). Il s’agit donc du dernier discours, celui d'Hillary, d’une convention qui évolua de chaos en chaos et mit en évidence une extraordinaire rupture à l’intérieur du parti (entre les pro-Hillary/pro-Système et les supporteurs de Sanders), en même temps que la décadence accélérée de ce parti entre sa corruption extrême où il semble dépasser les républicains, et les slogans affichés de progressisme et de justice sociale, cmmunautaire, etc. :

« Hillary Clinton officially accepted the Democratic nomination for president amid a series of boos and catcalls Thursday night at the Democratic National Convention. As soon as the roars of applause died down and Clinton began her speech, loud boos erupted in several parts of the arena, disrupting an otherwise weighty moment. Scattered shouting continued through the first few minutes of her speech, although the audience tried to drown them out by chanting “Hillary! Hillary!”

» The loud chanting drowned out some of the calls and some protesters were reportedly ejected from the arena, but the spontaneous chanting and continuing boos created a distracting atmosphere, apparently making it difficult at times for Clinton to get through her speech. “The boos & catcalls from Sanders supporters during Hillary speech at [DNC] are distracting, even watching on tv,” tweeted Republican Sen. Marco Rubio, who ended his campaign for the Republican nomination earlier this year. “What a disaster.” »

Sur la candidate elle-même, on lira l’éditorial du Washington Examiner (du 29 juillet), qui s’appuie sur rien de moins que l’évidence du constat, – par ce titre du type “vous imaginez devoir vous taper quatre ans de présidence-Clinton ?” (« Really? You want to listen to Clinton for four years? »). Avant même qu’il soit question de l’élire, l’électorat, y compris l’électorat démocrate, a la nausée d’Hillary

Clinton, et le seul argument qu’ils (les dirigeants démocrates) puissent développer est le piètre argument par défaut : “Il ne faut à aucun prix que Trump soit élu... Alors bon, il reste Hillary....”.

« The Democrats' thin presidential field set them up for the inevitable choice of an uninspired and uninspiring candidate, who is already well-defined in the public mind as a political hack. She is not only the status quo candidate, but also a person characterized by incessant, self-serving lies, unbounded venality and the evident belief that rules are for people less important than herself. This week's convention has been an effort to reinvent Clinton — how many times has that been tried? — but it was a waste of their time. [...]

» She's just so uninspiring. We're still more than three months away from the election, and already people are bored with her. It takes most presidents about seven years to get to this point. Sen. Chuck Schumer said Thursday that Trump has reached his high water mark, but Democrats left their convention nervous. Clinton's campaign manager is in denial about her unpopularity, which stems from the fact that about 70 percent of the public believes her to be dishonest and untrustworthy. »

http://www.dedefensa.org/article/la-catastrophique-hillary

 

7 ème question clef les experts ne se sont-ils pas trompés par le passé?

Je lui souhaite bon courage ,et j'espère qu'elle est grandement soutenue par "l'Amérique d'en Haut"Cool .Petit message de la part de la "France d'en Bas"Bisou

 

Au fond ils vendent Hillary comme on va nous vendre Hollande. Ceux sont les mêmes arguments , les mêmes publics , les mêmes écoles élitistes et les mêmes soutiens. Trump n'est pas Sarkosy , ni Le Pen . Je crois comprendre que Trump représente la tentation du repli. Il est amusant de constater  la communauté de pensées , voire de peur , qui lie les oligarchies de part et d'autre de l'Atlantique. Notre pouvoir médiatique  se relève à peine de ses fausses couches du Brexit , qu'il doit déjà trembler pour l'élection d'une Macron en jupe,  qui aurait réussi à savoir Hillary Clinton . Elle n'est pas aimée. Elle n'intéresse personne!  

Hillary Clinton est une va t-en guerre ,comme son  clown de mari qui surpassait DSK sur le terrain glissant des amours ancillaires . Je ne connais pas les instincts guerriers de Trump , mais je pense que c'est avant tout un businessman , ce qui laisse beaucoup de champ libre aux analyses diverses. Et qui peuvent faire de lui un dangereux fou furieux tout autant qu'Hillary! Mais Elle a déjà fait ses preuves Hillary! . dHillary Clinton a perdu 33333 e mails , elle accuse Poutine  et la conjonction des astres , puis Trump qui demande au renseignement russe de les retrouver , c'est une boutade , mais c'est très pris au sérieux par les journaus sérieux , c'est ç dire ceuxx qui reçoivent les listes de Wikileaks sans jamais en tirer rien.  Mais je pense que cette femme est dangereuse . J'aimais bien Sanders mais voilà , il n'est plus là mais il a semé les graines , comme les gens de Nuits Debout chez nous , semences fertiles qui vont lever en septembre , et repousser loin la chienlit  de la politicaillerie de nos pseudos démocraties et de ses leaders,  type Clinton , PS , PR , FN  et tous les acharnés  à la perpétuation de l'absence de démocratie. Non je ne crois pas qu'Hillary possède la carrure pour ne pas péter les plombs!

Trump? beaucoup de ressemblances avec Sarkozy en pire: totalement psychopathe narcissique, beauf inculte, raciste, sexiste, et homophobe. et de plus totalement incompétnet et inexpérimenté.

Il y a toutes sortes de raisons de critiquer Hillary Clinton et de refuser de voter pour elle: sa position sur les interventions extérieures et ses liens avec l'oligarche, en effet. Mais entre son intelligence et celle du demeuré xénophobe, il n'y a pas photo! Autant le rejet d'Hillary est justifié, autant je me demande si la véritable haine qui s'exprime contre elle n'a pas quelques relents de beauferie viriliste aimant "les mecs qui en ont" aussi fachos soient ils, type Trump, POutine ou Erdogan.

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  • 30/07/2016 10:32
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Le match trump/clinton... Le championnat du monde du brushing ridicule... Pas beaucoup de plus...

Et chaque fois que je vois clinton, je me marre en pensant à ce que bojo a dit d'elle :

"She's got dyed blonde hair and pouty lips, and a steely blue stare, like a sadistic nurse in a mental hospital." Rigolant

Quant à trump :

I was in New York and some photographers were trying to take a picture of me and a girl walked down the pavement towards me and she stopped and she said, 'Gee is that Trump?' It was one of the worst moments."

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  • 30/07/2016 10:49
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"Donald Green : Les femmes sont encore le plus souvent cantonnées à des positions « junior ». Il y a par exemple peu de femmes sénatrices ou gouverneures. La nomination d’Hillary Clinton est donc très encourageante."

[/mode ironique on] A voir qu'il n'y a jamais eu autant de noirs abatus dans les rues que depuis la présidence Obama, j'ai un peu peur pour le statut des femmes aux Etats-Unis si Hilary Clinton est élue...[/mode ironique off]

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  • 30/07/2016 14:57
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clinton-trump

The Washington Post, 5 août 2015 : « L'ancien président Bill Clinton a eu une conversation téléphonique privée à la fin du printemps avec Donald Trump en même temps que l'investisseur milliardaire et star de la téléréalité était en voie de décider de briguer la Maison Blanche... Quatre alliés de Trump et un familier de Clinton disent que Clinton a encouragé les effors de Trump à jouer un rôle plus important dans le Parti républicain et a offert ses propres vues sur le paysage politique. »

Et dans ce document de la fondation Clinton qui répertorie les donations comprises entre 100 000 et 250 000 $, figure le nom de... Donald J. Trump.

Comprenne qui pourra !

Cette photo symbolise toute l'hypocrisie de politiciens défendant quasiment les mêmes intérêts de la très riche classe dominante étasunienne ! Hiérarques démocrates et hiérarques républicains sont les deux faces d'une même médaille  ! Seule la conquête pour le pouvoir les séparent momentanément ! 

Il en est évidemment de même des hiérarques du PS et des LR quasiment tous sortis de l'ENA, de Polytechnique ou/et HEC (Sarkozy faisant exception bien qu'il soit avocat d'affaires comme certains autres politiciens non sortis d'une très grande école) qui font semblant de s'invectiver durant les campagnes présidentielles dans le cadre de  mises en scène parfaitement bien huilées où la fourberie, l'hypocrisie  l'emporte sur la sincérité  avec la complicité et la connivence des médias dominants mais dont la finalité est de servir l'ordre bourgeois capitaliste qui fera leur fortune et dont celui qui deviendra le monarque élyséen sera le gardien du temple néocapitaliste français ! 

Comprendre les enjeux

 

 

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Néo-conservateurs et néo-libéraux : comment les idées mortes tuent encore

Par Robert Parry

 Mondialisation.ca, 29 mai 2016

 Neo article

Pendant des siècles, la monarchie héréditaire était le moyen le plus répandu pour la désignation des chefs d’État. Elle a évolué en un système complexe se maintenant par le pouvoir et la propagande, alors même que ses racines idéologiques s’asséchaient pendant le Siècle de la raison. La monarchie étant devenue une idée morte, elle a néanmoins continué de tuer par millions dans son agonie.

Aujourd’hui, les dangereuses idées mortes sont le néo-conservatisme et son fidèle allié, le néo-libéralisme. Ces concepts ont respectivement façonné la politique étrangère américaine et son économie, au travers des dernières décennies – et ils ont pitoyablement échoué, du moins du point de vue de la plupart des Américains et des peuples des nations ayant subi les effets de ces idéologies.

Aucune n’a profité à l’humanité, les deux ont mené à la mort et la destruction, cependant les jumeaux néo ont bâti une si puissante propagande, et un si puissant appareil politique, en particulier à Washington, qu’ils continueront surement à faire des ravages dans les prochaines années. Ce sont des idées zombies qui tuent.

Pourtant, le Parti démocrate est prêt à nominer un adhérent à ces deux néos, en la personne d’Hillary Clinton. Plutôt que d’aller au-delà du malaise de la politique du président Obama, et de ce qu’il appelle le manuel de procédures de Washington, les démocrates s’y réfugient.

Après tout, l’establishment de Washington reste ravi des deux néos, favorisant l’interventionnisme type changement de régime du néo-conservatisme, et le mondialisme libre-échangiste du néo-libéralisme. En somme, Clinton s’est avérée être la candidate clairement favorite des élites, du moins depuis que les alternatives se sont limitées au populiste milliardaire Donald Trump et au socialiste démocrate Bernie Sanders.

Les concourants du parti démocrate semblent compter sur les médias de masse et les leaders d’opinions proéminents pour marginaliser Trump, le probable candidat républicain, et pour achever Sanders, qui fait face à des difficultés sans fin contre Clinton dans la course à la candidature démocrate, spécialement parmi les cadres du parti, connus en tant que super-délégués.

Mais la hiérarchie démocrate parie pour Clinton, dans une année où une bonne partie de l’électorat américain se révolte contre les deux néos, fatiguée des guerres perpétuelles demandées par les néo-conservateurs, et appauvris par l’exportation des emplois manuels par les néo-libéraux.

Bien que la résistance populaire à ces néos reste peu définie dans les esprits des électeurs, le dénominateur commun des charmes contrastants de Trump et Sanders, est que des millions d’Américains rejettent les néos et répudient les institutions établies qui insistent à maintenir ces idéologies.

La question urgente

La question urgente pour la campagne de 2016 est : est-ce que l’Amérique échappera aux zombies des jumeaux néos, ou passera les quatre prochaines années avec ces idées mortes-vivantes, tandis que le monde vacille de plus en plus vers une crise existentielle.

La principale chose que ces néos zombies ont pour eux, est que la grande majorité des personnes importantes de Washington les ont embrassés et y ont gagné de l’argent et du pouvoir. Ces personnes n’ont probablement pas plus l’intention de renoncer à leurs gros salaires et à leur influence démesurée, qu’un courtisan favori d’un Roi ou d’une Reine de se ranger du côté de la foule crasseuse.

Des guerres et encore des guerres...

suite et source : http://www.mondialisation.ca/neo-conservateurs-et-neo-liberaux-comment-les-idees-mortes-tuent-encore/5527818

C'est Hollande - en cas de réélection - ou Sarkozy qui devrait être ravi que la "va-t-en-guerre" néo-con Clinton  soit élue car ce qu'il n'a pas pu faire avec Obama qui avait refusé d'aller trop loin militairement en Syrie Clinton qui ne s'embarrassera pas de principes devrait combler toutes ses attentes !

 

Trump ou Clinton: qui est le plus dangereux  ?

Un péril peut en cacher un autre !

Malgré son caractère outrancier et ses propos extrémistes, Donald Trump représente une menace moins évidente pour la stabilité mondiale que sa rivale démocrate.

Sipa. Numéro de reportage  : AP21859389_00000.

Les médias français nous le répètent à longueur de journée : Donald Trump est richissime et vulgaire, raffole des blagues machistes, trouve la torture tolérable et n’est guère gêné à l’idée de recevoir le soutien d’un ancien leader du Ku Klux Klan – nos journalistes ne manquent pas de nous rapporter toutes les saillies provocatrices du candidat aux primaires républicaines. En revanche, ceux-ci ne s’attardent guère sur une question qui, plus que toute autre, devrait focaliser leur attention : quel est le projet de Trump en matière de politique étrangère ?

America first ?

La question est d’autant plus intéressante qu’une profonde fracture se dessine, sur ce sujet, entre les favoris républicain et démocrate pour la présidentielle américaine de 2016. Et, cette fois, l’opposition classique entre un « faucon » de droite et un prudent diplomate de gauche ne semble pas au programme. Bien qu’elle ne prône pas un unilatéralisme aveugle à la George W. Bush, Hillary Clinton est convaincue de la nécessité – et de la légitimité – du leadership américain sur le monde. « Aucun défi ne peut être relevé sans les États-Unis », déclarait-t-elle lors d’un discours sur la politique étrangère en 2009, alors qu’elle était encore secrétaire d’État. En tant que candidate à la primaire démocrate, elle a réaffirmé cette conviction, notamment lors d’un échange avec son rival Bernie Sanders sur la situation en Syrie : « si les États-Unis ne dirigent pas, il n’y a aucun autre leader – il y a un vide».

Donald contre la Manifest Destiny

L’idée selon laquelle l’Amérique se doit de guider le monde (Manifest Destiny) est certes très banale outre-Atlantique mais Donald Trump, lui, la rejette franchement. Aux antipodes des néoconservateurs ayant inspiré la politique étrangère de George W. Bush après le 11 septembre 2001, le front-runner républicain souhaite que les États-Unis se « concentrent sur eux-mêmes » et cessent de faire la guerre aux quatre coins de la planète au nom de quelque messianisme démocratique. « Nous ne pouvons pas continuer à être les gendarmes du monde », a-t-il affirmé à plusieurs reprises durant la campagne des primaires, accordant volontiers une part de cette responsabilité aux autres grandes puissances – Chine et Russie.

Faucon de gauche contre réaliste de droite

Pragmatique et prudent – et sans doute peu soucieux de défendre les droits de l’Homme –, Trump compte sur Bachar Al-Assad pour rétablir l’ordre en Syrie et étouffer l’État islamique. Les renversements des dictatures irakienne et libyenne, assure-t-il, se sont révélés catastrophiques, tant pour les intérêts américains que pour la sécurité et la stabilité des sociétés concernées. « Nous ne pouvons pas aller dans chaque pays dont nous ne sommes pas tout à fait satisfaits et dire “nous allons le recréer” », déclare-t-il au journal britannique The Guardian en octobre 2015. « Cela n’a pas marché. […] Rien de tout cela [les projets américains de « nation building »] ne marchera jamais ». Un positionnement iconoclaste au sein du camp républicain qui, paradoxalement, le rapproche de Bernie Sanders – la coqueluche de la jeunesse progressiste et pacifiste américaine.

Hillary Clinton, à l’inverse, semble avoir toujours été convaincue par les bienfaits des opérations de « regime change ». En 2002, alors sénatrice de l’État de New York, elle vote en faveur de l’intervention américaine en Irak. Elle a par la suite regretté publiquement ce choix… mais s’est félicitée du renversement du régime de Kadhafi en 2011 (alors qu’elle était secrétaire d’État) et a reproché au président Obama la faiblesse de son soutien militaire aux mouvements insurrectionnels syriens. Par ailleurs, elle n’hésite pas à comparer le chef du Kremlin à Hitler, quand Donald Trump entend dégeler les relations russo-américaines et laisser aux États européens le soin de s’occuper eux-mêmes de leur défense…

Bien sûr, un observateur avisé des primaires américaines ne manquera pas de noter que les positions du « Donald » en matière de politique étrangère restent à ce jour, sur certains points, floues – voire contradictoires. Le candidat à l’investiture républicaine a soutenu, par exemple, l’idée de retourner en Irak pour « prendre le pétrole » … Mais le parti pris interventionniste et belliciste d’Hillary Clinton, lui, ne souffre aucune équivoque...

source et suite : http://www.causeur.fr/donald-trump-clinton-russie-syrie-37287.html

"Causeur.fr" a parfaitement  cerné les dangerosités respectives  de Trump et de Clinton résumées dans son sous-titre :  "Malgré son caractère outrancier et ses propos extrémistes, Donald Trump représente une menace moins évidente pour la stabilité mondiale que sa rivale démocrate".

C'est sûr que la sombre merde raciste et réactionnaire Causeur, c'est fiable comme démonstration.. à peu près aussi subtils que votre flood pénible de copié collés puisé chez les supporters  du psychopathe à moumoute.

Le Roi du chaos. “Si Hillary Clinton était la reine du chaos, le roi ne peut être qu’Obama”

par Edward S. Herman  professeur émérite de finance à la Wharton School, université de Pennsylvanie. Économiste et analyste des médias de renommée internationale.

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Diana Johnstone a récemment publié un excellent bouquin sur Hillary Clinton : « La reine du chaos » (paru en français aux Éditions Delga, Paris, 2016). Elle justifie le choix du titre par une analyse critique particulièrement convaincante des exploits d’Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’État, parmi d’autres actions et opinions plus ahurissantes encore. Mais Mme Clinton servait sous la présidence d’Obama et les politiques qu’elle défendait avaient nécessairement l’aval de son supérieur, qui travaillait avec elle en « véritable partenariat » (Mark Landler et Helene Cooper, “From Bitter Campaign to Strong Alliance,” New York Times, 19 mars 2010). Après le départ de Mme Clinton, Obama allait continuer sur la même ligne avec son successeur, John Kerry, sur un mode largement similaire et pas précisément pacifique. On notera en particulier leur escalade des hostilités de 2014 contre la Russie, avec le coup d’État de Kiev, leur explosion de rage contre l’annexion de la Crimée qui y répondait, leur participation au conflit dans l’est de l’Ukraine, et l’imposition par les USA d’un régime de sanctions internationales à la Russie pour sa prétendue « agression ». On notera aussi les tensions récurrentes au sujet de la Syrie, avec le soutien des USA et de leurs États clients aux efforts des rebelles et autres djihadistes pour renverser le gouvernement d’Assad, soutenu pour sa part par la Russie, l’Iran et le Hezbollah. Enfin, le recours de plus en plus systématique d’Obama à la guerre des drones, revendiquant en l’occurrence son droit et son intention de bombarder toute menace potentielle à la « sécurité nationale » US, où que ce soit dans le monde.

De fait, si Hillary Clinton s’est effectivement imposée comme la Reine du chaos, le roi ne peut être qu’Obama. Si l’Irak, la Libye et la Syrie se sont retrouvés réduits à un chaos intégral, Obama en est en grande part responsable, même si la descente en vrille de l’Irak est initialement imputable au régime de Bush et Cheney. La crise syrienne n’a fait que s’intensifier, même si le substantiel soutien aérien de la Russie a finalement renversé le rapport de forces en faveur d’Assad et menace désormais de faire capoter le projet américano-turco-saoudien de changement de régime. La situation n’en reste pas moins dangereuse, avec une Turquie prête à surenchérir et un tandem Obama-Kerry incapable de jeter l’éponge (cf. Patrick Cockburn, “Syrian Civil War: Could Turkey be Gambling on an Invasion?” Independent, 30 janvier 2016). Dans le même temps, le Yémen lui aussi basculait en enfer, et bien que l’Arabie Saoudite soit ici la première responsable, l’administration Obama n’en aura pas moins apporté à son agression la majeure partie de son armement et toute sa protection diplomatique, s’impliquant même directement plusieurs années durant dans le bombardement par drone du Yémen. Enfin, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie et le conflit israélo-palestinien n’étaient pas de reste en matière de chaos, à l’instar de divers régimes sub-sahariens (Mali, Soudan, Ethiopie, Burundi, etc.). On pourra d’ailleurs créditer le leadership de la superpuissance dont l’influence est de longue date prédominante dans la région d’une bonne part du chaos croissant au Proche-Orient, à l’origine de la majeure partie de la vague monumentale de réfugiés qui s’est déversée sur l’Europe et le reste du monde, ainsi que de la vague de terrorisme « au détail » qui l’a accompagnée. [ndt : terrorisme « au détail », au sens où les « grossistes » en la matière sont les promoteurs du « terrorisme d’État » ou terrorisme de masse]

En général, on prétend que ce chaos n’est que le reflet du consternant échec de la politique US, ce qui est pour le moins discutable. Trois États notoirement indépendants [de la sphère d’influence US] – l’Irak, la Libye et la Syrie – et considérés comme ennemis par Israël et de nombreux pontes et responsables politiques US, se sont retrouvés intégralement détruits l’un après l’autre et sont maintenant en cours de balkanisation. L’un d’entre eux, la Libye, était dirigé par le chef d’État le plus ouvertement engagé à libérer l’Afrique ...

source et suite : http://www.mondialisation.ca/le-roi-du-chaos-si-hillary-clinton-etait-la-reine-du-chaos-le-roi-ne-peut-etre-quobama/5515027

 

Élections USA : Dix raisons pour lesquelles Bill et Hillary Clinton ne méritent pas un troisième mandat à la Maison-Blanche

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« Peu de choses sont plus dangereuses que les empires poussant leurs propres intérêts dans la croyance qu’ils font à l’humanité une faveur. » Eric Hobsbawm (1917-2012), ‘historien britannique, le 10 juin, 2003

« Il devrait être la politique des Etats-Unis de soutenir les efforts visant à supprimer le régime dirigé par Saddam Hussein du pouvoir en Irak… » Bill Clinton (1946- ), tiré de la loi inspirée des néocons, et appelée l‘Iraq Liberation Act’, promulguée par le Président Clinton, en 1998

« Je vais solliciter ses idées, je vais lui demander des conseils et je vais l’utiliser [l’ancien président Bill Clinton] en tant qu’émissaire de bonne volonté pour faire le tour du pays afin de trouver les meilleures idées que nous avons, parce que je crois aussi, comme il l’a lui-même dit, qu’on a déjà résolu quelque part en Amérique ce qui ne va pas avec l’Amérique. » Hillary Clinton (1947- ), candidate démocrate à la présidence des États-Unis, lors d’un débat le 17 janvier, 2016

« Je vais vous dire ce que font nos militaires sous la responsabilité de  [l’ancien directeur de la CIA] Michael Hayden et de gens comme lui. Nous sommes en guerre au Moyen-Orient depuis 15 ans, 18 ans. Nous avons dépensé quatre ou cinq mille milliards de dollars ; Nous ne savons pas ce que nous faisons; Nous ne savons pas contre qui nous nous battons. Nous armons des gens que nous voulons de notre côté, mais nous ne savons pas qui ils sont.

Quand ils prennent le contrôle d’un pays, ils sont pires que ceux qu’ils ont renversés. » Donald Trump (1946- ), candidat républicain à la présidencedes États-Unis, en réponse à une lettre ouverte de soi-disant « experts » en sécurité nationale

En démocratie, les citoyens connaissent en général peu de choses sur les candidats pour qui ils votent, en bien ou en mal, au-delà de l’image officielle créée par la propagande. Dans le cas de la candidate démocrate Hillary Clinton, cela fait environ 40 ans qu’elle et son mari, l’ex président Bill Clinton, sont en politique active. Cet article vise à éclairer quelque peu la réalité qui se cache derrière les impressions parfois superficielles que l’on a d’eux...

source et suite : http://www.mondialisation.ca/elections-usa-dix-raisons-pour-lesquelles-bill-et-hillary-clinton-ne-meritent-pas-un-troisieme-mandat-a-la-maison-blanche/5522271

"En démocratie, les citoyens connaissent en général peu de choses sur les candidats pour qui ils votent, en bien ou en mal, au-delà de l’image officielle créée par la propagande"

Or, cette allégation marquée au sceau du bon sens aucun journal se garde bien de le révéler à leurs lecteurs  ! Et pour cause ! Pas étonnant dans ces conditions que des électeurs français - en toute bonne foi - ce soient bernés en 2007 en élisant Sarkozy et en 2012 en élisant Hollande ! En étant même persuadés concernant Hollande que sa sensibilité politique était à gauche alors qu'elle   ne l'a jamais été de sa vie sauf par intérêt personnel et par opportunisme électoral afin de conquérir et conserver la pouvoir ! Comme Mitterrand son mentor qui lui aussi avait berné tous les électeurs sincères qui s'imaginaient qu'il était de gauche alors que sa sensibilité politique était davantage à l'extrême-droite !

“Clinton est vraiment dangereuse”

Par Diana Johnstone et Gregoire Lalieu

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Jusqu’où ira Hillary Clinton pour accéder à la Maison-Blanche et que pourrait-on attendre de son éventuelle présidence? Nous avons posé la question à Diana Johnstone. Dans son récent ouvrage Hillary Clinton, la reine du chaos, elle analyse le lien entre les ambitions de la candidate sans scrupule et la machine qui sous-tend l’empire américain. Du coup d’Etat au Honduras à la guerre en Libye en passant par l’instrumentalisation de la cause féministe, Diana Johnstone nous dévoile la face cachée de la candidate démocrate et nous met en garde sur le “Smart Power” cher à Clinton. Enfin, elle analyse pour nous le succès de Donald Trump et ce que son alternative représente vraiment.


La course à la Maison-Blanche se fait au coude-à-coude. Hillary Clinton a-t-elle une chance de l’emporter ? Comment analysez-vous sa campagne jusqu’ici ?

Elle a commencé sa campagne en grande favorite, mais ne cesse de baisser dans les sondages. Avec toute la machine du Parti démocrate à son service, un énorme trésor de guerre, et la certitude de gagner les premières primaires dans les Etats du Sud, Hillary Clinton avait une longueur d’avance qui rendait le rattrapage de son challenger imprévu Bernie Sanders quasi impossible. Pourtant, ce vieux sénateur peu connu, se qualifiant de « socialiste démocratique » dans un pays où le socialisme est largement considéré comme l’œuvre du diable, a suscité un enthousiasme extraordinaire, notamment parmi les jeunes. Quoi qu’il arrive, la campagne inattendue de Bernie a réussi à attirer l’attention sur les liens quasi organiques entre les Clinton et Wall Street, liens occultés par les grands médias. Pour la première fois, ceux-ci ont été efficacement contrecarrés par Internet qui fourmille de vidéos dénonçant la cupidité, les mensonges, la bellicosité de Mme Clinton.

Par ailleurs, Hillary Clinton court le risque d’ennuis graves à cause de son utilisation illicite de son propre serveur email en tant que secrétaire d’Etat.

Au cours des primaires, sa popularité a baissé tellement que le Parti démocrate doit commencer à être effrayé de nommer une candidate trainant tant de casseroles. Les derniers sondages montrent que l’impopularité de Hillary Clinton commence à dépasser l’impopularité de Trump. Pour beaucoup d’électeurs, il sera difficile de choisir « le moindre mal ».

La campagne de Hillary Clinton aurait déjà coûté 89,6 millions de dollars. De quels personnages influents a-t-elle le soutien ? Peut-on deviner, à partir de là, quels intérêts Clinton pourrait défendre si elle devient présidente ?

 Celui qui se met le plus en avant est un milliardaire israélo-américain, Haim Saban, qui s’est vanté de donner « autant d’argent qu’il faut » pour assurer l’élection de Hillary. En retour, elle promet de renforcer le soutien à Israël dans tous les domaines, de combattre le mouvement BDS et de poursuivre une politique vigoureuse contre les ennemis d’Israël au Moyen-Orient, notamment le régime d’Assad et l’Iran. Le soutien financier considérable qu’elle reçoit de l’Arabie Saoudite va dans le même sens. D’autre part, les honoraires faramineux reçus de la part de Goldman Sachs et d’autres géants de la finance laissent peu de doute sur l’orientation de sa politique intérieure.

En devenant la première femme présidente des Etats-Unis, pensez-vous que Hillary Clinton ferait avancer la cause féministe ?

Le fait d’être femme est le seul élément concret qui permet à Hillary de prétendre que sa candidature soit progressiste. L’idée est que si elle « brise le plafond de verre » en accédant à ce poste suprême, son exemple aidera d’autres femmes dans leur ambition d’avancer dans leurs carrières. Mais pour la masse des femmes qui travaillent pour de bas salaires, cela ne promet rien.

Il faut placer cette prétention dans le contexte de la tactique de la gauche néolibéralisée de faire oublier son abandon des travailleurs, c’est-à-dire de la majorité, en faveur de l’avancement personnel des membres des minorités ou des femmes. Il s’agit de la « politique identitaire » qui fait oublier la lutte des classes en se focalisant sur d’autres divisions sociétales. En d’autres termes, la politique identitaire signifie le déplacement du concept de l’égalité du domaine économique à celui de la subjectivité et des attitudes psychologiques.

Dans votre livre, Hillary Clinton, la reine du Chaos, vous revenez sur la guerre du Kosovo. Hillary Clinton était la première Dame des Etats-Unis à l’époque. En quoi le bombardement de la Yougoslavie en 1999 a-t-il été un épisode marquant de son parcours politique ?

Avec son amie Madeleine Albright, l’agressive ministre des Affaires étrangères de l’époque, Hillary poussait son mari Bill Clinton à bombarder la Yougoslavie en 1999. Cette guerre pour arracher le Kosovo à la Serbie fut le début des guerres supposées « humanitaires » visant à changer des régimes qui ne plaisent pas à Washington. Depuis, Hillary s’est fait la championne des « changements de régime », notamment en Libye et en Syrie.

Dans mon livre, La Reine du Chaos, je souligne l’alliance perverse entre le complexe militaro-industriel américain et certaines femmes ambitieuses qui veulent montrer qu’elles peuvent faire tout ce que font les hommes, notamment la guerre. Un intérêt mutuel a réuni les militaristes qui veulent la guerre et des femmes qui veulent briser les plafonds de verre. Si les militaristes ont besoin de femmes pour rendre la guerre attrayante, certaines femmes très ambitieuses ont besoin de la guerre pour faire avancer leur carrière. Les personnalités les plus visiblement agressives et va-t’en guerre de l’administration Obama sont d’ailleurs des femmes: Hillary, Susan Rice, Samantha Power, Victoria Nuland…  C’est un signal au monde: pas de tendresse de ce côté-ci !

source et suite : http://www.mondialisation.ca/clinton-est-vraiment-dangereuse/5528015

Que ce soit la dangereuse "va-t-en-guerre" Clinton ou le non moins dangereux (mais sans doute beaucoup moins que Clinton en matière de politique étrangère) et inquiétant Trump ce sera de toutes façons la victoire des puissances de l'argent qui continueront à mener par le bout du nez ceux qui n'en ont pas et n'en auront jamais comme ce fut le cas avec Reagan, Bush père, Bill Clinton, Bush fils, Obama !

 7 scandales qui traînent comme des boulets aux pieds d’Hillary Clinton

Éric Grenier

Vendredi, 29 juillet 2016

Lire sur : http://www.journaldemontreal.com/2016/07/28/7-scandales-qui-trainent-comme-des-boulets-aux-pieds-dhillary-clinton

"Ce fut un discours sérieux, dense, solide." Ben oui, elle n'allait pas dire "Je vais fricoter avec Goldman-Sachs, lâcher plein de bombes au Moyen-Orient et déclarer la guerre à Poutine !" Comme le dit si bien Michael Moore dans l'article en lien ci-dessus, elle "représente la vieille façon de faire de la politique, qui consiste à dire n'importe quoi pour se faire élire, sans convictions d'aucune sorte". Sounds familiar ? On peut féliciter le rédacteur du discours, et allez, les talents d'actrice de la candidate, mais rien dans son parcours ne peut laisser supposer que son élection ne serait pas une catastrophe.

D'abord merci pour cet article documenté et plutôt détaché. Bravo pour l'effort pédagogique.

J'aurai bien aimé voir abordé la question des médias et des réseaux sociaux dans cette bataille.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que sont bien deux vieillards blancs qui briguent la maison blanche. Et le succès de l'un ou l'autre dépendrait de l'abstention des jeunes démocrates et du vote latino ? Ouch ! Ça va faire mal...

 

C'est fatiguant, les obsessions et ça se soigne. Par exemple quand sur n'importe quel sujet de politique internationale, les mêmes ne peuvent lire (en diagonale) les articles qu'à travers des lunettes franchouillardes, (et encore, s'ils ne se contentent pas des titres) et que quel que soit le sujet, des démocrates US à la Syrie, de la culture des betteraves aux éoliennes, ne se servent des commentaires que pour faire la campagne de Mélenchon à coups de slogans péniblemnt radotés.  (rabâchage totalement contreproductif)

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

"champion toute catégorie Phelps suivi par Gatlin et toute la délégation coca-coca."

Rigolant

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
  • Nouveau
  • 19/08/2016 16:41
  • Par
Trump n'est pas la cause de la faillite du système politique US. Il n'en est qu'un symptôme. La démocratie telle que nous la pratiquons est obsolète. Elle a été vidée de son contenu, et est devenue incapable de répondre aux aspirations de la population, entre individualisme et communautarisme. Ça doit péter pour qu'on puisse rebâtir. Triste et noir, mais sincère.
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