Pourquoi le candidat d’Orbán à la Commission européenne a été recalé

Par Jean-Arnault Dérens et Corentin Léotard

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Dès avant les élections européennes qui devaient, espérait-il, débarrasser l’Union de « l’élite soixante-huitarde » pour la remplacer par la « génération anticommuniste, chrétiennement engagée et de sensibilité nationale des “quatre-vingt-dixards” », Viktor Orbán convoitait le portefeuille de la politique régionale dans la prochaine Commission. La chose paraissait irréalisable, la Hongrie étant dans le collimateur de l’Office européen de lutte antifraude, l’Olaf, qui lui réclame le remboursement de 3,8 % des fonds reçus sur l’exercice 2014-18, soit plus qu’à tout autre pays de l’Union.