Russie: et s’il se passait enfin quelque chose?

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À une centaine de jours des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, Vladimir Poutine est confronté à des contestations inédites venues de la société et à des oppositions politiques durables. La simple répression, via une justice aux ordres, ne paraît plus suffire. Le pouvoir hésite sur les ouvertures à faire avec une crainte : que Sotchi ne se transforme en un exercice de dénonciation de son régime.

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Au sommet de la « verticale du pouvoir » qu’il a forgée depuis maintenant quatorze ans, Vladimir Poutine se trouve aujourd’hui cerné. C’est une situation tout à fait nouvelle pour le président russe : son autoritarisme brutal ne semble plus suffire pour endiguer une société avide de mouvements et de changements. « Cet automne, le paysage politique russe devient étonnamment vivant. La monotonie d’un autoritarisme vengeur est en train de laisser la place à un mirage de pluralisme », note l’écrivain Victor Erofeïev dans un texte publié dans la presse russe et américaine. « Cela bouge, il y a quelques signes qui peuvent donner espoir à tous ceux qui veulent que cela change », dit en écho Zoïa Svetova, journaliste et militante des droits de l'homme.