Malte fait marche arrière sur les « visas dorés »

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La commission européenne a fini par monter au créneau sur ce dossier très sensible.

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La commission européenne a fini par intervenir, et Malte a fait marche arrière, mercredi, concernant son projet de vente de la nationalité maltaise à des étrangers fortunés. En novembre dernier, le gouvernement maltais avait présenté une mesure qui avait fait grand bruit : n'importe quel citoyen âgé de plus de 18 ans pouvait devenir maltais, à condition d'y mettre le prix – un chèque de 650 000 euros.

Sous la pression de l'institution de José Manuel Barroso, qui a fini par se réveiller sur ce dossier après un silence quasi intégral, l'exécutif maltais a ajouté mercredi une condition supplémentaire : il faudra désormais apporter la preuve d'avoir résidé à Malte pendant au moins un an pour prétendre à la nationalité maltaise.

La proposition initiale, pour bon nombre d'hommes d'affaires étrangers, était d'autant plus alléchante que l'obtention de cette nationalité maltaise donnait ensuite accès, mécaniquement, à l'ensemble des 26 États de l'espace Schengen. 

Lire le communiqué de la commission publié mercredi (en anglais).

Lire l'article du site EU Observer (en anglais).

Mediapart a consacré une enquête à cette vogue des « visas dorés » qui se multiplient dans toute l'Union, en novembre 2013.

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