Un premier groupe syrien évacue la zone démilitarisée d'Idlib

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Le groupe rebelle islamiste syrien Failak al Cham a commencé à retirer ses forces et ses armes lourdes d'une zone démilitarisée dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
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BEYROUTH (Reuters) - Le groupe rebelle islamiste syrien Failak al Cham a commencé à retirer ses forces et ses armes lourdes d'une zone démilitarisée dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ce groupe est le premier à se plier aux injonctions de la Turquie et de la Russie, qui se sont entendus il y a deux semaines sur la mise en place d'une zone tampon d'où seraient exclus les rebelles "d'orientation radicale" afin d'éviter le lancement d'une offensive des forces syriennes sur la région, a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdulrahman.

L'information n'a pu être confirmée auprès des insurgés.

"Le groupe retire ses forces et ses armes lourdes par petits lots de la campagne au sud d'Alep, qui est adjacente à la province d'Idlib et fait partie de la zone démilitarisée", a précisé Abdulrahman.

La zone tampon, large de 15-20 km, doit être mise en place à la mi-octobre. Elle sera placée sous la surveillance conjointe des forces turques et de l'armée russe.

La province d'Idlib est le dernier grand bastion de la rébellion en Syrie.

Failak al Cham est le troisième groupe insurgé le plus important du nord-ouest de la Syrie, selon l'OSDH.

Le plus grand groupe djihadiste de la région, l'alliance Tahrir al Cham, n'a toujours pas annoncé sa position concernant le projet russo-turc.

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