A Barcelone, les opposants au «155» imaginent la résistance

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Tous les commentaires

Je ne vois pas dans le corps de votre article une référence aux élections de décembre. Qu'en pensent les personnes que vous avez rencontré.

Pensent-ils, elles y participer, les boycotter, s'y opposer...?

Vous avez raison de poser la question, car la majorité indépendantiste au parlement catalan a été obtenue avec 200.000 voix de moins que les autres partis. C’est bien le problème des indépendantistes, une loi électorale qui surreprésenté l’intérieur du pays contre la cote de Maresme à Tarragone !

 La démocratie est du côté de la République Catalane, par du Roi et son agent Rajoy, y compris sur le plan électoral:

- le référendum, malgré les agressions violente au moment du vote de la police monarchique visant à réduire le plus possible la participation, a donné une majorité pour le SI.

-la proposition commune de Junts pel Sí et de la CUP a été  approuvée, qui proclame la République catalane avec 70 voix pour, 10 contre et 2 blanc,soit la majorité des 135 membres.. Les partisans du régime royalo-franquistes avaient quitté le séance...

Ce qui est par contre totalement antidémocratique, ce sont les élections de Rajoy du 21 décembre, après qu'il ait ordonné les inculpations, les arrestations, le vol des urnes, le matraquage des votants, la destitution des principaux fonctionnaires, l'occupation militaire, l'installation d'une Proconsule néofranquiste, et ce qui reste à venir... 

Non, l'heure est à la résistance de la République catalane, une fois de plus, au néofranquisme, à laquelle la gauche en Europe et dans le monde doit apporter tout son soutien, politique, moral et matériel

Maintenant, concernant les perspectives de résistance:

  • Catalunya. Une résistance qui se cherche...

    Comment, au lendemain de cette occupation unioniste de la rue barcelonaise, les partisan-es de la République Catalane, illégalisée dès que née, vont-ils assurer la visibilité de leur stratégie de résistance ? C'est l'inconnu du jour... La semaine à venir devrait commencer à nous éclairer sur le sujet mais elle débutera, ce lundi, par le dépôt de plainte visant le President et le Govern

  • Leçons et perspectives de la lutte pour le droit à l'autodétermination en Catalogne

    Dans ce texte, l'organisation de l'Etat espagnol IZAR (Izquierda Anticapitalista Revolucionaria) détaille les leçons des mobilisations récentes en Catalogne, et trace des perspectives pour assurer le droit à l'autodétermination, et bien plus encore, ce qui exige de donner un contenu de classe aux mobilisations, par l'auto-organisation, et en transformant les grèves annoncées en grève générale.

Mais vous avez parfaitement le droit d’écrire n’importe quoi, c’est juste un peu inquiétant si vous y croyez. Si une majorité d’un gros tiers des électeurs vous convient pas de problème, si vous considérez que le vote de 70 parlementaires est suffisant alors que le règlement prévoit la nécessité de l’accord de 90 parlementaires c’est encore mieux, éviter dans ce cas le mot démocratie, évoquer plutôt une révolution et un coup d’état révolutionnaire. L’Espagne ne vit pas dans le néo-franquisme mais plutôt dans l’absence d’exercice démocratique d’analyse de ce qui s’est passé pendant le franquisme, comment l’on fait sa catharsis ... Au fond, vous vous moquez de l’Espagne et de la Catalogne, vous semblez souhaiter la révolution, pourquoi pas, soyez vous même dans le grand n’importe quoi, quitte à souhaiter le chaos et la misère pour les habitants de la Catalogne en se comportant comme un Khmer Rouge...

"Khmer Rouge..."

Voici le niveau d'argumentation "Vue de Genève": l'attaque personnelle, au demeurant affabulation, sans compter que je n'ai pas de leçons à recevoir de beaucoup de gens en matière de lutte contre le stalinisme...

"L’Espagne ne vit pas dans le néo-franquisme"

Ca, c'est nouveau...Rappel dans une vidéo a faire circuler largement...

 

Relisez vous, ce n’est pas une attaque personnelle mais un compliment pour la qualité de vos arguments. Vous avez lutté contre le stalinisme, mais vous avez un discours stalinien.

Si "Khmer rouge" n'est pas une attaque personnelle, c'est qu'on ne partage pas du tout la même conception de la démocratie. Je m'en doutais un peu...

 

"Néo-franquisme", rien que ça... Quand même beaucoup plus néo que franquiste. Ou alors c'est que vous ne connaîtriez rien au franquisme, et je ne pense pas que ce soit le cas.

Bonsoir,

attendez un peu de voir et d'entendre l'arsenal des mesures répressives pour maintenir et sauver la monarchie installée par Franco et nous en reparlerons; oui Rajoy est un facho, fils spirituel (si l'on peu parler de spiritualité dans ce cas là) d'Aznar qui n'avait pasq hésité, souvenez-vous, à accuser l'ETA d'avoir commis l'ignoble attentat de la gare d'Atocha alors qu'il savait pertinemment qu'il s'agissait des terroristes d'Al Quaïda; cette manipulation est identique chez Rajoy qui fait le maximum pour empêcher  le referendum catala et qui ensuite argue sa nullité puisque seulement 43 % des inscrits on voté ; la supercherie est la marque de fabrique des fascistes!

Vous jouez avec les mèmes sentiments que Marine lepen...et bien des démocrates préfèrent la monarchie des bourbons à la dictature de la république "CATALANE ET POPULAIRE".....

à ceci près que La Lepen aurait plutôt le soutien des monarchistes français (Action Française etc..) et ses pairs plutôt tendance à attenter à la République (ex le petit clamart De Gaulle Bastien Thiry) ...

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A mon avis, c'est l'attitude des Mossos d'Esquadra qui sera déterminante, comme cela se produit fréquemment dans des moments cruciaux de ce type. On voit mal en effet comment la Guardia Civil pourrait s'imposer, la seule présence de ce corps d'armée ou son intervention étant une illustration visuelle de la présence de l'Etat. Je ne crois pas que la présence d'un syndicat indépendantiste au sein du corps des fonctionnaires ( quelle est le degré de son influence ?) soit de nature à déclencher une résistance passive. Quant au secteur privé ( notamment les usines), il n'en a jamais été question. Et pour cause, les ouvriers sont très majoritairement ''unitaristes" et le ''grand capital'' est en grande majorité étranger ( exemple parmi d'autres : Seat entre les mains de Volkswagen ) 

Tout cela ressemble quand même assez fort à des comités FI et au processus constituant qu'on veut mettre en place. Mais ce qui est chic, citoyen et participatif à Barcelone ne vaut pas que MDP s'y intéresse quand ça se passe à Maubeuge ou à Evry.    

Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà, ou bien le contraire...

Vous avez, comme disait MM, des noyaux de pêche dans le crâne, à identifier des situations sans rapport entre elles. 

Erreur. Pour que les comité FI ressemblent aux CDR catalans, il faudrait que les dits comités FI rompent avec la soumission à l'Empereur César, comme JLM se désigne lui-même...

Mélenchon, qui avait déjà tonné contre l’enseignement en France des langues dites « régionales », va plus loin encore avec la Catalogne. Il refuse le droit à l’autodétermination de la république catalane et se couche devant Rajoy.

Mélenchon demande à la République catalane de se rendre aux élections qui vont être organisée sous occupation militaire de Madrid! Mais le peuple catalan a déjà voté. La démocratie est du côté de la République Catalane, pas du Roi et son agent Rajoy, y compris sur le plan électoral:

- le référendum d’autodétermination, malgré les agressions violentes au moment du vote de la police monarchique visant à réduire le plus possible la participation, a donné une majorité pour le SI.

-  la proposition commune de Junts pel Sí et de la CUP a été  approuvée, qui proclame la République catalane avec 70 voix pour, 10 contre et 2 blanc, soit la majorité des 135 membres.. Les partisans du régime royalo-franquistes avaient quitté le séance...

Enfin comment Mélenchon peut-il demander au peuple catalan, de se rendre aux élections de Rajoy après les inculpations, les arrestations, le vol des urnes, le matraquage des votants, la destitution des principaux fonctionnaires, l'occupation militaire, l'installation d'une Proconsule, et ce qui reste à venir ? Mélenchon reprend la ligne de soumission du PSOE et de Iglesias, tournant le dos au peuple catalan et à toute la gauche qui voit dans cette crise la brèche enfin ouverte contre le régime royalo-franquiste installé en 1978.

Mais Mélenchon a fait presque pire. Il a demandé le 3 octobre la médiation tenez-vous de qui ? de Macron, le parfait allié de l'oligarque Rajoy...

Mélenchon: non, l'heure n'est pas à la collaboration avec Rajoy, mais à la résistance avec la République catalane, les travailleurs et de la jeunesse de  tout l'Etat espagnol. La gauche en Europe et dans le monde doit apporter tout son soutien, politique, moral et matériel.

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Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas tendre avec JLM, mais là vous exagérez, vous embrassez la République Catalane mais elle ne vous attend pas.
Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Ces constats sont, en général, le résultat de l'improvisation et la précipitation dans laquelle s'est décidé ce procès , et qui se retourne contre ses principaux acteurs; et que d'autre part, désoriente  bcp de catalans même ces que se disent pour indépendance: d'ailleurs comme cet écrit dans l'article, les principaux dirigeants sont absents!

Dans l'article : "Il s’agit d’être moins clivant, pour séduire une partie de la gauche catalane non indépendantiste, notamment celle qui a voté pour l’actuelle maire de Barcelone, Ada Colau. C'est cet électorat qui manque sans doute aux indépendantistes pour obtenir une majorité absolue incontestable dans les urnes."

S'il est tout à fait certain que les identitaires catalans doivent séduire une partie de l'électorat non indépendantiste pour être enfin majoritaires, la question se pose dans les mêmes termes à droite et à gauche. Après tout, il existe suffisamment d'affairistes véreux autour de CDC qui pourraient s'entendre sur l'essentiel avec les affairistes véreux émargeant au PP. La proximité relative entre ceux-ci est assez comparable avec la proximité relative entre les nationalistes dits anticapitalistes ou l'ERC et la gauche non indépendantiste.

Néanmoins, si l'on veut bien considérer que l'indépendance de la Catalogne constitue le noeud de la situation actuelle (et il me semble que c'est l'axe constant de vos articles), alors la situation ne peut se cristalliser que sur cette question et je ne vois pas bien par quel miracle des nationalistes pourraient convaincre des électeurs attachés au maintien dans l'Espagne.

Quand tout un système politique est corrompu, que sa caste et son organisation interne sont désormais fonctionnelles avec des extra-territorialités économiques ou politiques (les multi, l'UE etc.), mais plus avec les populations réelles dans leur territorialité, alors il doit y avoir "processus de reconstitution" par un procès constituant de "renouvellement". Celui-là ne pouvant se produire dans une "Espagne bloquée", il s'échappe dans le "processus constituant catalan". Ce processus autonome ne dit pas aux autres "parties prenantes" de l'Espagne (comme "cartel confédéral de fait", qui n'a pas connu d'intégration politique- c'est un fait, on ne peut "refaire" le passé), faites ceci ou faites cela, il dit, "nous nous sommes une République" ! (et pas une Monarchie). A l'Espagne de devenir républicaine, où à la Catalogne de devenir indépendante. C'est l'alternative qui est posée, où -en attendant-, tous les "démocrates européens", antinationalistes, verront le "nationalisme" du côté de Madrid (la Dépendance impériale), et le cosmopolitisme "républicain", du côté de Barcelone, apte à se fédérer parlementairement à toute "Fédération européenne" concrète et vitale, tandis le premier ne nous promet que soumission toujours plus plate à l'impérialisme mexicano-américain, défoliateur et destructeur de toute civilité, civilisation. Il est ici aussi l'enjeu, sur les contenus notamment "écologique" des politiques "nationales"; on sait que Rajoy et sa bande sont le premier syndicat du crime des pollueurs. Le contenu impérialiste destructeur est très clairement dans le triangle mystique de la Vieille-Castille, pas dans le libéralisme génois et piémontais qui a toujours irrigué-impregné la Catalogne maritime. de ce point de vue il y a la même distance culturelle entre Barcelone et Salamenca, qu'entre Novgorod et Stockholm. La Catalogne se veut "provinces unies" non intégré à une allemagne continentale, et ce depuis au moins la proclamation de la 1ère République par Pau Claris, en 1641. Et la "Generalitat", pouvoir autonome, a de fait exister en permanence, de façon continue, sans jamais de rupture, par des cycles incessants d'aspiration-clandestinité-réapparition. C'est là un fait que toutes les vagues successives d'"hispagnolasition"(sic), n'ont toujours recouvertes que très superficiellement, comme partout ailleurs dans "les Espagnes ibériques", continentales, océaniques ou transocéaniques. La géographie "réflexive" est souvent plus forte que tous les historiens tant pour décrire convenablement les "faits phénoménologiques concrets", que pour y fournir des "clefs heuristiques" rapides. Le catalanisme est tout sauf un "constructionnisme" abstrait, de la pseudo-rationalité "politique". C'est un "fait social total" singulier que se déploie d'abord dans un espace et dans une durée récurrente, "axiale", nécessaire, et qui revendique la "singularité" de sa position spatiale, plutôt que de la dénier, dans un homogénéisme abstrait que tout est partout et réciproquement, et qui tend justement à faire "abstraction" de la "situation" comme singularité irréductible, non-réductible. En gros le "catalanisme" n'est pas une "idéologie parisienne", n'est pas le "supplément d'âme" d'une technocratie sans âme... il est quelque chose d'à la fois objectif (les institutions du sens, la mémoire de l'existant, advenu, advenant), et de "subjectif" - une création culturelle de masse continue (dans mon esprit cela se visualise par l'énorme culte maternaliste des Enfants, qui atteint des sommets touchants et attendrissant en Catalogne, à la ville, comme dans les campagnes, si richement éduquées-civilisées (pareil en Aragon). C'est partout une même "pneumatique" pratique du "principe de subsidiarité inversée", qui est une des rares "voies de sagesse" pratiquées aujourd'hui en Europe, toujours dans de très petits "pays". Je crois que c'est un Catholicisme particulièrement éclairé aussi qui est à l'oeuvre, devenu "réel sentiment et pratique", un "calvinisme hyperactif", où la non-violence et la bienveillance, sont deux vertus cardinales. Il n'y a bien sûr aucune assurance de la capacité intrinsèque des élites, des structures et des "masses" en Catalogne, à établir une "nouveau régime de prospérité", en ne se laissant pas fatalement et docilement "guidés" par des mains irresponsables et maladroites. Mais au vue des sinistres perspectives offertes par la "folie madrilène" (excellent film sur la castillanisme du siècle d'or, Louis de Funès et Yves Montand, sous la direction de Gérard Oury "La folie des grandeurs"), dans leur "planification de l'Avenir". Que la Catalogne se rêve un "destin slovène", qui viendra demain remettre en cause l'Indépendance de la Slovénie !? Putine, peut-être ? L'Irlande doit penser à son fragile e récent statut de "République indépendante"... et il en est ainsi de 90% des pays européens, à l'exception de la France, l'Angleterre et l'Espagne. Chaque Nation européenne - chaque langue nationale - connait son état de "précarité historique", et lutte avec opiniâtreté et résilience pour survivre. En ce sens aussi c'aura été (futur antérieur) la brutalité néocarliste de l'aznaro-Rajoyisme, qui aura nourri la dynamique sécessionniste et "identitaire" (le seul "patriotisme constitutionnel" sérieux est évidemment celui de la Generalitat, et du Parlement catalan, que devant les arènes féodales des Cortès de la Moncloa, qui se révèle une "Constitution de droit d'exception" et de "compromis bancal-boiteux", ambiguë. Jamais le pouvoir central n'eut l'idée de se ridiculiser dans la demande d'approbation d'un processus referendaire. Car à plus de 60 ou 70%, l'ensemble des citoyens espagnols voterait pour un véritable système républicain égalitaire, dans le cadre de Régions fortement autonomes, selon un processus gigogne de "subsidiarité". La clarté des "budgets autonomes" permettraient de clairement distinguer les "inter-comptes publics" (transferts de solidarité, discutés et votés), du meli-melo actuel, où aucun contrôle efficace de la dépense publique n'est effectuée. Déjà en Espagne, instituer des juridictions de normalisation et de contrôle, légitimes et efficaces ?! Pas simple ! La Catalogne n'y échappe pas plus que la grande Région continentale de Madrid. De ce dernier point de vue, il est clair qu'il eut longtemps "complicité fonctionnelle" entre le PP et la droite espagnole et la "droite catalane" de Pujol, hyperopportuniste, pour "imposer" des solutions toujours "ultra-libérales" économiquement, au pouvoir faible du PSOE au pouvoir, sous la tutelle et la goulotte des "fonds structurels européens". Cette époque est forclose, il n'y a plus de "fonds structurels européens", ce sont les prêts accordés par Frankfort, via l'intermédiation des "banquiers vautours" de la City, pour les seuls "projets off shore" qui élargissent les aires de "régulation par le seul marché"(dictature des oligopoles industriels-financiers). Le "droit national espagnol", à force de fragmentation et d'exceptions, est devenu inexistant, en matière de fiscalité étatique et "sociale". Ce qui fonde le sentiment puissant du lien national français, c'est la sécu, edf, le régime de l'eau public, le samu, les pompiers....les "droits sociaux", les "protections et garanties individuelles" etc. etc. tout autant que l'exigence d'une "unicité de la loi" et des règles (par trop cartésienne et abstraite, et qui nous entrainent dans toutes sortes de déficiences, mais c'est u trop long sujet); si vous évoluez dans une "configuration", où d'une province à l'autre, rien ne fonctionne de la même façon ni suivant les mêmes règles, et qu'au fil des décennies, "rien ne converge", le "sentiment national" se transporte de l'"abstraction narrative impériale", au "concret" des mondes plus directement vécus (y compris de la "confiance" souvent indue prêter à la classe politique catalane dans son ensemble-  mais il  a aussi une culture toute catholique du "pardon" - qui fait son office aussi dans le camp d'en face - qui tempère et explique ces mansuétudes, au delà de l'accusation rapide et précoce d'infantilisme et de naïveté, de "niaiserie". Quitte à être "volé", je préfère que ce soit par un type qui va réinvestir en catalogne (pour moi un "bénéfice indirect tout de même"), que par celui qui réinvestira dans on ne sait quel paradis océanique lointain. C'est peut-être "raisonner la tête près du bonnet", mais c'est déjà une raison suffisante pour expliquer le "succès" indépendantiste. Les raisons qui commandent réellement l'action sont sans doute toujours hyper "terre à terre", et peu lyrique, ni bien "rationnel-élégante".

Traiter les indépendantistes d' "identitaires" vise à les dénigrer et est complètement faux. Les dénigrer car c'est les assimiler à l'extrême-droite, alors que c'est Rajoy et le roi qui sont les héritiers du franquisme. Faux notamment car la majorité des indépendantistes souhaite adhérer à l'Union Européenne, qui, entre parenthèses, ne les veut pas.

Quant à prétendre que les anticapitalistes de la CUP n'en sont pas (des anticapitalistes). C'est un vrai délire complotiste. Si vous étiez un peu plus informé, vous sauriez qu'ils ne participent pas au gouvernement petit-bourgeois de Puigdemont, le combattent sur le plan des luttes sociales et agissent en commun dans la lutte contre la domination espagnole et son gouvernement corrompu et réactionnaire. 

Les nationalistes catalans se réfèrent à la spécificité (réelle ou fantasmatique) d'une identité catalane et de leur identité propre. Adressez-vous à eux.

Quant aux anticapitalistes de la CUP, si le fait qu'ils soutiennent au Parlement catalan les affairistes du genre de Puigdemont, Mas ou Pujol ne vous gêne pas, je dois dire que, pour ma part, ça m'évoque plus un anticapitalisme d'opérette ou de posture qu'une pensée politique un tantinet structurée.

Au passage, vous m'apprenez (ou peut-être vous ai-je mal compris, auquel cas je vous remercie de m'éclairer sur ce point) que la CUP ferait partie de ces nationalistes souhaitant adhérer à l'Union européenne néo-libérale ? Leur anticapitalisme serait de plus en plus... déconcertant.

Quand, en plus, vous en entendez certains vous vanter les bienfaits d'une république catalane indépendante qui aurait pour avenir l'horizon des paradis fiscaux, je dois dire que mon opinion est faite à leur propos.

Enfin, sur les plans politique, économique et social, la Généralitat de Puigdemont n'est pas moins corrompue et réactionnaire. Ce qui nous laisse en tout et pour tout le nationalisme : les 8% et quelques de la CUP sont vraiment des pitres.

Je comprends que Thierry Reboud, qui se place dans l'autre bord, celui de Rajoy, ne connaisse pas les anticapitalistes en Catalogne ni dans l'Etat espagnol. 

Voici un document qui détaille bien leurs positions et situation:Leçons et perspectives de la lutte pour le droit à l'autodétermination en Catalogne.

 

Plus que dans le camp de Rajoy, je me place dans le camp anti-nationaliste. Je ne suis pas sûr que vous puissiez comprendre dans la mesure où l'on dirait qu'il n'y a pas de fiche-cuisine sur ce sujet dans vos tracts.

"Se placer" dans le camp anti-nationaliste tout en servant la soupe à un Etat-nation dont les racines plongent dans le national-fascisme des années 30 est paradoxal, non ?

C'est-à-dire que je n'ai pas une passion pour les états-nations ; raison pour laquelle je préfère qu'il n'y en ait qu'un plutôt que deux.

Et puis si vous commencez à chercher les racines de tous les états, je doute que vous en trouviez un seul qui soit irréprochable. Pas même, je suis prêt à le parier, la future et très hypothétique Catalogne des identitaires que vous prisez tant.

Bien sûr que vous avez mal compris ou fait semblant de mal comprendre quand j'ai écrit : "la majorité des indépendantistes souhaite adhérer à l'Union Européenne". En bon français et en toute logique, ça veut dire qu'il y a une minorité qui ne le souhaite pas. Et ce sont bien entendu les indépendantistes anticapitalistes, notamment ceux de la CUP. Il n'y a là rien de déconcertant. Dommage aussi que vous cherchiez à embrouiller les lecteurs des commentaires en écrivant "nationalistes" à propos des anticapitalistes luttant contre l'état espagnol.

Merci pour ces éclaircissements.

Vous confirmez donc ce que je pense : les anticapitalistes en carton-pâte de la CUP passent donc les plats à l'oligarchie corrompue de Catalogne.

Encore merci pour votre précieux concours.

« Je n'ai pas une passion pour les états-nations », proclame Thierry Reboud, mais on n'est pas obligé de le croire : un Etat-nation plutôt que deux, über allès ?

« L'Etat, c'est une machine destinée à maintenir la domination d'une classe sur une autre » : un constat vérifié par chaque jour que l'Etat-Dieu fait, c'est de qui ?

La première partie de votre réponse est assez jolie dans la forme, je ne le conteste pas... mais signifie-t-elle quelque chose ? Et, dans l'affirmative, quoi ?

Quant à la seconde partie, j'imagine que c'est pour construire "une machine destinée à maintenir la domination d'une classe sur une autre" à la mode de Barcelone que vous soutenez avec tant d'ardeur la venue d'un état catalan ?

Pour ce qui est de la devinette, à vue de pif je dirais un caïd du socialisme-révolutionnaire première manière, genre Trotski ou Lénine à leurs débuts. Mais je vous avoue que je ne suis pas très fort dans la connaissance des livres sacrés. Ou Jack London, tiens : il aurait bien pu écrire un truc comme ça, par exemple dans Le Talon de fer.

Enfin bref, je n'en sais rien.

Lénine, "De l'Etat", conférence à université Sverdlov, 11 juillet 1919.

Pour juger de la nature, pompes et oeuvres des Etats-nations européens et de leurs institutions supranationales, voyez par vous-même :

Appel international « Ouvrez les îles grecques : plus un seul exilé mort de froid »... Honte à l'UE des camps de concentration, Kein Mensch ist Illegal, de l'air, de l'air, ouvrez les frontières ! https://opentheislands.wordpress.com

Barcelone, 18 février 2017 : 160.000 manifestants à pour l'accueil des réfugiés en Espagne... « Volem acollir ! »

Je nous invite à faire de même à notre échelle : 7 000 000 manifestants en France, dont 1 200 000 à Paris, 220 000 à Lyon, 170 000 à Marseille, 130 000 à Toulouse, 120 000 à Bordeaux et à Lille, 100 000 à Nice, etc.

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Toujours bien fouillés vos commentaires qui volent haut quand même et qui demandent réflexion après lecture, surtout rapide comme la mienne. Merci tout de même. J'aspire à plus de démocratie et ce que vous dîtes semble aller à l'encontre de mes penchants politiques et stratégiques du votant que je suis parfois. Si je comprends bien, à notre époque, les Etats nations se délitent au profit d'entités plus petites et pour cela, il faudrait voter plutôt à droite, c'est à dire libéral, le contraire de ce que je fais?

 

Pour infos, provenant d'une amie écolo. Cela vous inspire-t-il quelque chose?

Déclaration de Gérard Onesta en séance plénière du Conseil Régional d’Occitanie, le 3 novembre 2017, sur la situation en Catalogne

 

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À travers la crise que traversent nos voisins et amis catalans nous sommes en train de vivre des événements d’une nature et d’une portée inédites. Non pas quant à la question posée : l’envie d’indépendance est depuis toujours inhérente aux sociétés humaines. Non pas pas à cause du moyen choisi : le référendum stigmatisé comme « régional, unilatéral, illégal » a été utilisé ces deux dernières décennies par une dizaine de territoires en Europe, territoires que le droit international a toujours fini par reconnaître depuis comme des états indépendants. De nombreux états membres de l’Union Européenne sont d’ailleurs issus de tels référendums.

 

Non, ce qui est inédit, c’est la démarche non ethnique, ouverte au monde, et annoncée comme solidaire en termes de budget vis-à-vis des autres territoires européens. Mais ce qui est surtout inédit, c’est le concept nouveau que porte la Catalogne : « l’indépendance dans l’interdépendance », et le tout dans une non violence qui, depuis huit ans, force le respect de tous les observateurs.

 

Ainsi la Catalogne bouge, mais la France regarde ailleurs. La Catalogne bouge, mais l’Europe regarde ailleurs. Mais si une région ne peut pas - ne doit pas - regarder ailleurs, c’est bien notre Occitanie !

 

D’abord parce qu’en nous - dans les Pyrénées dites orientales - la Catalogne « pousse un peu sa corne ». Je vous concède que cette formule chère à Claude Nougaro n’est pas forcément adéquate quand on sait que les Catalans avaient décidé de renoncer aux corridas avant que la Constitution espagnole - vous savez, ce document  négocié par les franquistes entre 1976 et 1978, qui est en passe de venir le texte le plus saint de la bibliothèque européenne - dise qu’il était inconstitutionnel de vouloir arrêter cette barbarie...

 

Mais au-delà de notre propre et fier territoire de Catalogne nord, n’oublions pas tous les fonds européens que nous avons en co-gestion avec la Catalogne sud, ni l’ambitieux Groupement Européen de Coopération Territoriale qui nous lie à elle. C’est en ce moment la Catalogne qui préside ce GECT, or depuis hier tous nos référents catalans ont été congédiés et leur Ministre de tutelle - Raül Romeva - a été incarcéré. Dès lors, tous nos projets communs - économiques, universitaires, culturels, environnementaux - sont désormais dans le néant. Même les salaires des agents du GECT ne peuvent plus être payés !

 

Nous sommes en Europe, cet espace qui se veut un oasis de démocratie dans un monde violent, oasis qui se dessèche pourtant un peu plus chaque jour entre austérité libérale et abandon cynique des migrants. Et bien c’est dans cette Europe qu’un Parlement élu - notre assemblée sœur, le Parlement de Catalogne - voit la plupart de ses membres menacés d’arrestation immédiate. Comment cela est-il possible dans l’Europe de 2017 ? Il y a forcément - forcément ! - d’autres voies à inventer, entre indépendance et interdépendance, entre autonomie et association.

 

Mais pour ouvrir ces voies nouvelles, il faut réunir tout le peuple catalan, le même jour autour de la même urne, afin d’en finir avec ce poker menteur de la « majorité silencieuse » dont tout le monde se réclame.

 

On nous annonce ce grand rendez-vous démocratique pour le 21 décembre prochain. Parfait. Fort bien.

 

Mais que vaut une démocratie qui frappe, avec une brutalité effarante, des personnes âgées sans défense ? J’étais sur place lors du référendum du 1er octobre, je peux en témoigner.

Mais que vaut une démocratie dont le parti au pouvoir convoque des élections et, aussitôt, emprisonne tous ses opposants ?

Mais que vaudra le résultat du 21 décembre si un des deux camps - celui de la République - accepte par avance le verdict des urnes tandis que l’autre - celui de l’Espagne de Felipe VI de Bourbon - indique déjà qu’il n’acceptera ce verdict que s’il est conforme à ses souhaits ?

 

Dans ce contexte, par notre proximité géographique, au regard de notre Histoire partagée, et surtout sur la base de nos valeurs, l’Occitanie doit faire savoir sa disponibilité pour toute médiation - directe ou indirecte, car on sait que les chemins de la diplomatie sont parfois discrets - pour contribuer à apaiser ce conflit qui, s’il dure, ne restera pas sans impact sur nos concitoyens ni sur les valeurs fondatrices de l’Europe...

 

Que seront les événements dans les jours et semaines qui viennent ? En toute modestie, je n’en sais rien. Mais j’ai cependant une certitude : la différence entre Monsieur Rajoy et la Catalogne... c’est que la Catalogne est là pour longtemps.

Il y a, en même temps ,"délitement"...et formation d'unités plus grandes et plus vagues (Union Européenne, "monde occidental")

Lequel de nos voisins européens n'est pas dans une situation embrouillée, comme nous d'ailleurs?

Notre monde "post-moderne"semble n'être plus viable ...Les choses vont de plus en plus vite : il a fallu plus de deux millions d'années pour passer des premiers proto-hominiens (homo habilis) à nous...et 40 000 à 50 000 ans seulement depuis Néandertal et sapiens...et 2 000 ans d'histoire provenue des trois monothéismes mésopotamiens, et moins de 400 depuis le déclin des monarchies..féodales...

A mon avis, c'est vraiment un point de vue français que vous énoncez... très partiel de ce fait. Les motivations d'une insoumission fiscale ne sont pas forcément égoïstes et individualistes, mais peuvent être politiques, c'est-à-dire activer un rejet de la manière dont l'Etat gère la richesse du pays (or en Espagne malheureusement pour tous les espagnols, la corruption est très persistante cf pérennité de Rajoy toujours au pouvoir ainsi que le PP dans son ensemble....c'est fou...expulsions, situation extrêmement inquiétante des jeunes et des pauvres en général...etc), rejet donc après que la critique insistante n'ait servi malheureusement à rien. (strictement rien). S'il avait été possible de faire évoluer par voie démocratique et/ou éthiques (des démissions par exemple) la situation pour l'ensemble de l'Espagne, on en serait pas là. Ces citoyens ne veulent pas se laisser faire : leur faire un procès, de là où nous sommes...excusez-moi mais je trouve cela injuste, et triste!

Je ne savais pas que comme "insoumis", vous étiez pour le maintien des états bourgeois et de l'Europe capitaliste. La grève de l'impôt est une forme de résistance que parait-il les "insoumis" revendiquent. Quand à accuser les indépendantistes d'égoïsme, c'est très contestable quand on sait que la bourgeoisie catalane est du côté de Rajoy et que c'est à Barcelone qu'a eu lieu une énorme manifestation pour l'accueil des réfugiés.

"une énorme manifestation pour l'accueil des réfugiés."

Amandier a fort raison de le rappeler. Il me semble même que c'est la plus importante manifestation pour l'accueil des réfugiés que l'ont ait vu en Europe.

De même, l'attentat terroriste de Barcelone n'a pas provoqué les hystéries islamophobes qu'on a pu observer dans d'autres pays européens. La poignée de fascistes qui ont tenté de tirer profit des morts en se rassemblant près des Ramblas a été rapidement expulsée, et les slogans xénophobes ont fait place à ceux de la solidarité internationale entre les peuples, voir ici et .

Et les responsables de Barcelone n'en ont pas profité, comme ceux de Paris, après l'attentat à Charlie Hebdo, pour défiler avec un brochette de terroristes d'Etat...

Une seule solution en quatre temps pour mettre un terme à cet imbroglio et à ces "espagnolades" tauromachiques d'un autre âge  :

1) Démission immédiate de RAJOY et de sa SANTAMARIA anachronique (*) ;

2) Elections dans toute l'Espagne en décembre qui devraient sanctionner la gestion hasardeuse de cet épisode catalan par le PP et par ses alliés ;

3) Elections sous contrôle de l'UE (pas seulement OSCE), avec la question de l'indépendance de la Catalogne en décembre ;

4) Fin immédiate de la Monarchie franquiste et de son Ordre des Pairs (Estamento de Próceres del Reino) rassemblant toute cette caste franquiste.

Sinon, une guerre civile risque de se déclencher  nouveau...

(*) María Soraya Sáenz de Santamaría Antón

Surtout, solidarité avec la République Catalane. Les actions se multiplient maintenant, en France comme ailleurs. Un des meilleurs exemples, car unitaire: 

Catalogne : appel unitaire PCF-NPA-Ensemble ! Le Havre

  • La solidarité s'accélère: appel unitaire PCF-NPA-Ensemble ! Le Havre à un rassemblement lundi devant la sous-préfecture à 18 Heures.

Des initiatives de solidarité avec la Catalogne sont en cours ou en préparation à Perpignan, Lyon et Montpellier.

Il n'y aura pas de guerre civile, en tous les cas en Catalogne (un espagnoliste forcené de ces colonnes, le cardena bien nommé, souligne  plusieurs fois, pour le railler, le "redditionnisme catalan"), parce que le pacifisme est la force absolue du catalanisme. C'est peut-être Madrid ou l'Euskadi qui "perdra ses nerfs", ou la Galice qui fera sécession, mais le processus constituant catalan surmontera et se nourrira de tout désordre provoqué, par les "violents" pseudo-patriotes constitutionnels. Il y a de prochaines élections qui se proposent de reconduire de façon élargie à la simple défense de l'état de droit public, l'auto-affirmation du processus légaliste de vote d'autodétemination constitutrice et "donatrice" d'une Personnalité Morale authentique, de nature quasi-étatique, dans la capacité d'un "Self-Government". Où la non reconnaissance de cette "Maturité", par la puissance tutélaire de jadis, vient parasiter négativement l'idéal même de "self governance", dit "de subsidiarité", par son refus obtus et malhonnête d'autonomie budgétaire et fiscale. Le principe de l'irresponsabilité "inter-régionale" pseudo "nationale", plutôt que de la vraie responsabilité de la "gouvernance nationale" représentative d'un peuple réellement (par les oeuvres, ex opere) doté d'une "conscience consitutionnaliste" et susceptible d'adopter la discipline spirtiuelle du "patriotisme constitutionnel"

RÉMY DHOLLAND 

Vous avez raison, les peuples ne sont pas violents, et c'est ce que vous dites à propos des Catalans au point d'écarter le risque d'une guerre civile.

Personnellement, je garde ce scénario bien ouvert.

En effet, toute cette clique qui soutient le gouvernement central (je la décris et la dénonce par ailleurs) se sent menacée, et elle peut imposer sa "légitimité" grâce au soutien de toute l'élite européenne.

Je crains donc le pire.

Regardez ce qui s'est passé en Grèce, contre le peuple grec, grâce à la complicité de cette même élite européenne. Ils se sont tous empressés de sauver la Haute Finance (5.000 milliards d'euros de 2009 à 2016) et de mettre tout le poids des "sacrifices indispensables" sur les peuples sans changer le système ni même sans changer les grands patrons de ce secteur. Les sanctions et les spoliations ont été violentes, très blessantes, et elles laisseront des traces indélébiles.

Face au désastre (toujours en cours), nous allons vivre une véritable répression pour sauver le système mais, comme toujours, l'avenir se vengera du passé.

En clair, l'Europe actuelle est restée profondément RÉACTIONNAIRE... Avec les exemples de l'Espagne et de la Grèce, elle nous montre à quel point elle déteste le Pouvoir des autres, le Pouvoir des Peuples. Autrement dit, elle déteste la Démocratie (qu'elle est censée incarner).

Les Catalans vont en souffrir... comme les Français de Macron et comme tous les autres peuples. 

A noter : E. MACRON avait mis en scène son portrait officiel de nouveau président de la République en disposant un livre ouvert en avant-plan : un livre très polémique. Lequel d'après vous? Réponse : Le rouge et le noir, de STENDHAL.

Sachant que (WIKIPEDIA) : "Ce sont là les débuts de Julien dans le monde de la bourgeoisie provinciale. Malgré sa timidité naturelle, il parvient peu à peu à séduire Mme de Rênal, jeune femme assez belle, mais également d'une naïve timidité. La vie de Sorel chez les Rênal est donc marquée par sa vive passion pour Mme de Rênal et par son ambition démesurée. Il rêve de devenir une sorte de nouveau Napoléon Bonaparte.

On retrouve bien le personnage : d'une part, la séduction de Brigitte ; d'autre part, le caractère conquérant (et guerrier) de NAPOLEON. C'est le type-même de l'élite européenne qui rêve de conquêtes et de guerres contre les autres (pour être parmi les premiers) et contre les gens qui ne sont rien.

MACRON est un pur produit réactionnaire des Grandes Ecoles et ils sont tous comme cela.

"le discours sans concession de l'ex leader du PC à Barcelone."

Cardona ne sait plus où donner de la tête. Il va chercher maintenant un vieux rebut stalinien rameuté au secours du néofranquisme...

Celui dont Cardona ne connait même pas le nom est Paco Frutos, "communiste" national-espagnoliste, ramené aux côtés des autres ex hauts dirigeants, du PS (Josep Borell, ancien ministre et ancien président du parlement européen) et du PP (Josep Piqué, ancien ministre), pour galvaniser la foule. On avait là le pacte "gauche-droite" fondateur de la Transition et de la démocratie médiée par des franquistes reconvertis démocrates...

Le "communiste" de Cardona auras bien mérité de l'Espagne qui fait un putsch politico-policier contre la Generalitat ! Dommage pour Cardona, plus perdu que jamais, le PCE a fait savoir que ce sinistre personnage, résidu de son histoire, ne le représentait pas.

Sur l'affaire des indignados de 2010, vous reprenez exactement des propos que j'avais tenu à ce sujet - la séculaire et misérable "kalle borroka" entre les "okkupas" et les nouveaux escadrons de mossos, tout droit recruté formé par les "spécialistes" madrilènes. Un mouvement universitaire, pareillement, avait été victime d'agressions des mossos et de la guardia civil. Tout cela est "bien derrière nous". Le mouvement par son ultra-pacifisme déjoue toute provocation policière à la violence. Toute "simulation de violence" est parfaitement exécrée et rejetée des moyens politiques légitimes. L'enjeu est d'imposer une telle symétrie au protagoniste principal, de savoir agir "sans violence".

Remy 

Il y a eu depuis des années, des dizaines d'agressions à des partis constitutionalistes, à des stands, à des militants qui distribuaient des tracts par les indépendantistes hystérisés. 

https://www.youtube.com/watch?v=iUlzhEi9vuU

Agressions à des porteurs de maillot de la "roja"

https://www.youtube.com/watch?v=HOIYLbLHGOU

A votre niveau vous participez à l'enfumage nationaliste, il est de mon point de vue important désormais de ne plus vous laisser mentir sans réagir, ancore que vous vous ne faites probablement que répéter ce que vous avez entendu.

Et le comportement des flics lors du 1er octobre est bien postérieur à cette dérive du nationalisme Catalan. 

MANIFIESTO en contra del referéndum unilateral, y por tanto antidemocrático, de Cataluña / MANIFEST en contra del referèndum unilateral, i per tant antidemocràtic, de Catalunya

 

"Los abajo firmantes, ciudadanos y ciudadanas de izquierda que vivimos, mayoritariamente, en Cataluña, nos manifestamos en contra del referéndum unilateral y, por tanto, antidemocrático de Cataluña. Estamos en contra porque lo hace sin contar con la opinión de todos los posibles afectados en el conjunto de España, legitima el derecho a la secesión de una parte, con el objetivo de construir un nuevo Estado, y además sobre la base de un nacionalismo etnicista. Pensamos, por el contrario, que nuestra lucha pasa por conseguir un Estado de Derecho que garantice por igual los derechos civiles, políticos y sociales de toda la ciudadanía española, incluida, por supuesto, la catalana. Sostenemos que las declaraciones de Podemos, en la línea de lo que plantean CSQP y el nuevo partido de los "comunes" en construcción, divide a los ciudadanos y a las ciudadanas en esta lucha común y hace el juego a los nacionalistas."

Je rajoute que ces volontés d'indépendance des Régions sont directement imputables au fonctionnement de l'Union Européenne :

- Aliénation des Etats-Nations aux nombreux pouvoirs de la Commission Européenne (principe de Subsidiarité) qui privilégient la Haute Finance, les GMS (fin des droits de douanes) et les lobbies industriels (permis de tuer) ;

- Manque de reconnaissance de leurs Droits au cœur même de la Constitution Européenne (qui nous a été vendue sous des appellations diverses et avariées) : les Régions ont seulement un pouvoir consultatif ;

- Suppression programmée des Etats : les (nouvelles) Régions (européennes) sont subventionnées si elle débordent des frontières nationales (cas de la WALLONIE + SARRE + LORRAINE) ;

- Aucune volonté de supprimer les paradis fiscaux et sociaux (qui pompent les ressources des grandes nations fondatrices) : le principe de l'HARMONISATION ne sera jamais appliqué puisqu'il faut l’unanimité des votes pour l'obtenir (y compris ceux des pays voyous, type Luxembourg, Irlande, ...).

Le mouvement des séparatismes est donc bien lancé.

En France, il y a les préfectures, qui représentent l'Etat français. En France, les président-e-s de régions n'ont pas intérêt à se rebeller contre les préfets. Ce sont des zones de délégation de moyens, pas de délégation de pouvoir. C'est l'Europe qui impose ses diktats à l'Etat français. Nous l'avons vu il y a quelques jours, avec la présence effarante de monsieur Juncker aux côtés de monsieur Macron en Guyane française.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_r%C3%A9gional_(France)

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fet_de_r%C3%A9gion

 

En Espagne, c'est différent. On le voit clairement. Pour sortir de la dictature, l'Espagne a pensé bien faire en donnant de l'autonomie à ses régions. Le problème, c'est que c'est désormais l'Europe qui impose ses diktats aux régions espagnoles.

Le problème est de savoir si le "marché commun" sera capable d'effacer les blessures de l'Histoire de chaque Etat membre du marché communautaire. Sans doute non, si le "marché commun" crée de nouvelles blessures, de type inégalitaire. Sans doute oui, si ce marché améliore la vie de tous les gens.

Sans oublier la géo-politique. Mais les grands méchants loups vocaux ne sont pas forcément les plus cruels.

A suivre ...

@ AGNÈS GOUINGUENET

"C'est l'Europe qui impose ses diktats à l'Etat français". 

"Le problème, c'est que c'est désormais l'Europe qui impose ses diktats aux régions espagnoles".

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J'aimerais comprendre.

Par contre, il est évident que, plus la centralisation européenne s'impose (UE, Commission, BCE), plus les étages se multiplient pour (je reprends votre expression) répartir des moyens mais surtout pas des pouvoirs : "Ce sont des zones de délégation de moyens, pas de délégation de pouvoir".

Comme je l'écris plus haut, si des régions nationales veulent obtenir des subventions européennes, elles doivent "sortir des nations" pour obtenir le statut de grande région européenne.

L'Union Européenne n'aime ni les Etats, ni les Régions, ni même les peuples.

Il suffit de voir le prix payé par les Grecs pour avoir voulu braver leurs créanciers.

A suivre...

Ce que j’ai voulu dire, c’est, que ce soit en France (État tout puissant) ou bien que ce soit en Espagne (régions puissantes, comme par exemple la Catalogne), c’est toujours l’Europe qui dicte sa loi financière.

Nous en avons eu la preuve la semaine dernière avec Juncker aux commandes en Guyane française, et en ce moment avec Puigdemont, pris au piège de sa dépendance à Bruxelles.

L’union européenne est un marché et n’a donc aucun état d’âme. C’est peut-être pour cela qu’elle commence à ne plus plaire aux peuples.

Logique.

L’Europe avait pour but premier le mieux être des gens, via la paix. Si elle rend les européens malheureux du fait des inégalités, les européens reviendront à leurs anciens territoires.

Pour sauvegarder le tout, à savoir la paix et une certaine justice d’égalité, pourquoi ne pas prévoir une Europe de grandes régions ? Cela permettrait aux gens de se sentir dans un « chez eux » plus chaleureux car culturellement et géographiquement moins vaste, tout en gardant un lien avec l’ensemble, via leur État.

S’il y a tant d’abstention aux élections, c’est que les gens savent que tout leur échappe, et que si l’Europe est le patron de leur Président ou premier ministre ou autre, leur vote n’a pas grand intérêt.

Pour éviter des guerres « napoléoniennes » délirantes, il faut faire l’Europe des grandes régions.

Finalement, la crise de la Catalogne devrait apprendre beaucoup aux peuples de l’Europe. Le Brexit aussi, avec l’attitude de l’Ecosse.

Par exemple, il y a des gens pro et anti-Europe dans un même pays. On pourrait imaginer, à l’intérieur d’un même pays, des régions plus ou moins inféodées à l’Union européenne, et voir comment cela fonctionne. Les gens pourraient choisir. Pas besoin de se taper dessus.

OK à 100% et à 1000% sur : "Les gens pourraient choisir. Pas besoin de se taper dessus".

Personnellement, je crois profondément que les peuples veulent la paix et acceptent les concessions.

Par contre, les gens de Pouvoir (politique, économique et financier) ne veulent rien partager et veulent "toujours plus" (argent, pouvoir, honneurs).

Et eux, ils ne nous laissent aucun choix, ni aucun pouvoir sinon celui de payer.

Ce sont eux qu'il faut combattre.

"Ce sont eux qu'il faut combattre."

Oui.

Mais quand ils sont au pouvoir politique après avoir été élus grâce à l'argent de ceux qui ont le pouvoir financier, c'est vraiment difficile car ils s'accrochent comme des morpions à l'humain ou des berniques à la roche ! ...

Difficile ... mais pas impossible !

smile

A choisir (entre morpions et berniques), je préfère les "berniques accrochées à la roche"... embarassed

A noter que votre référence est très "atlantique" et "neutre".

Dans le Sud, les Provençaux et Occitans parlent de "pégon" (de l'espagnol et occitan "pegar", coller) pour désigner une personne "collante" ; les plus vieux distinguent même les "pégoumas" des "pégoumasses". Vous ne serez pas étonnée : dans le dialecte ancien, la "pégoumasse" est bien plus collante (innocent).

De nos jours, les "empégués" sont souvent alcoolisés mais ils peuvent être les victimes des policiers et gendarmes qui leur ont collé un PV, ou du trottoir ou du lampadaire qui les a fait tomber, ou des "bazarettes" qui parlent trop (comme sur les bonimenteurs de bazars)...

C'est amusant de voir que nous véhiculons tant d'images régionales de façon inconsciente.

En clair, ils ne pourront pas "exterminer" les Régions...

 

Oui mais ce qui est remarquable c'est d'observer à quel point les libéraux qui n'ont eu de cesse de s'en prendre aux états et à l'idée de nation y sont attachés dès qu'il s'agit de défendre leurs "petits copains libéraux" même corrompus au pouvoir . Remarquons également que le Kosovo ne les dérange pas plus que ça ni même que l'Irlande demeure coupée en deux à la suite d'une guerre d'occupation.

By Jove, damned, par les cornes du bouc et la barbe du Prophète !

J'ignorais que les affairistes qui gravitent autour de la CDC sont d'impénitents et dangereux bolcheviques ! Merci de nous avoir ouvert les yeux.

Contrairement à ce que les pro-Rajoy hexagonaux affirment ici, les affairistes de Fomente del Trebbal ne sont pas de dangereux indépendantistes. Depuis le début de l'année, ils se répandent dans la presse catalane et madrilène en fatwas contre la Catalogne, ils ont soufflé à Rajoy son slogan ''Golpe de Estado jurídico'', bras dessus, bras dessous avec leurs collègues affairistes de la CEOE (Confederación Española de Organizaciones Empresariales), et aujourd'hui, ils se font les artisans du Mur de l'Argent hâtivement dressé par le grand capital européen.

Comment dit-on post-vérité en espagnol ?

Au risque de laisser soupçonner que vous lisez sans lunettes, vous n'avez pas remarqué que j'ai mentionné la CDC, pas le Foment del Treball (pas de e final à Foment et  1 b, 2 l à Treball, pour votre gouverne).

Comment dit-on post-comprenette en gabassol ?

Du reste, la CDC n'existe plus : elle a été remplacée, pour faire oublier ses multiples affaires de corruption, par le PdeCat (Parti démocrate européen Catalan).

Merci pour ma gouverne, Señor Reboud, ministre de la post-comprenette. Tiens, à propos de corrupción...

https://www.lasemaineduroussillon.com/2017/09/22/plus-de-45-milliards-de-de-corruption-annuelle-rajoy-a-tete-parti-politique-plus-corrompu-deurope/

La vache ! Vous avez attendu le 22 septembre pour découvrir ça ? La sieste est légitime, mais à ce point c'est peut-être excessif.

Par ailleurs, que je sache, la corruption du PP n'abolit pas la corruption de la CDC. Pour ma part, je ne vous ai jamais dit autre chose : le PdeCat est l'équivalent catalan du PP, à la différence près qu'il bénéficie du soutien que je tiens pour exotique des "anticapitalistes" identitaires de la CUP.

Dernières nouvelles, sans surprise pour les anticapitalistes: le PDeCT et l'ERC, les deux partis bourgeois qui forment le gouvernement de Catalogne, annoncent qu'ils couchent devant le coup de force néo-franquiste: ils participeront à l'élection organisée sous occupation policière et militaire par Rajoy.

Les anticapitalistes soutiennent la lutte d'indépendance pour accélérer la décomposition du régime néofranquiste. Ils ne soutiennent nullement les partis bourgeois catalans. Ils les combattent. Détails dans cet entretien: 

Catalogne - interview d’un militant de la CUP

Eléments de première main sur une formation qui regroupe plusieurs courants, dont les sensibilités peuvent être plus nationales ou sociales, en particulier Poble Lliure et Endavant, dont les 10 député·e·s ont joué un rôle clé dans le Parlament qui vient d’être destitué par Mariano Rajoy.

 

 

De mieux en mieux ! Vos "anticapitalistes" identitaires vont finir par me faire mourir de rire (ce qui ne serait pas la manière la plus désagréable).

Donc, avec leurs petits bras musclés et leurs 8 et quelques %, ils vont faire mumuse à la guerre d'Espagne et combattre tout le monde d'un coup ?

Vous voulez mon avis ? Dans le camp de Sauron-Rajoy-Puigdemont, je suis sûr qu'ils sont morts. De rire aussi.

Non. J'attendais juste votre réveil pour vous parler de ces odeurs nauséabondes émanant de la Moncloa... De l'air, de l'air, ouvrez les frontières !

Voilà une belle affiche des jeunesses de Esquera republicana des années 1930. Le Parti de Lluís Companys un des grands symbole de l'indépendantisme catalan. À ces bases ultranationaliste, on a maintenant droit à l'égoïsme néolibéral. Ils ne veulent pas payer plus que ce qu'ils reçoivent. C'est un peu comme si les classes aisés se plaignaient de payer l'ISF par exemple. Ou alors comme si le MEDEF trouvait que Total payait trop d'impôts. Demain le Catalan qui paye plus d'impôt que l'ouvrier catalan, va-t-il accepter que l'ouvrier ait autant de droits ? Si la justification est qu'il accepte de paye pour celui qui est de la même "ethnie", j'attend de voir avec impatience comment ils vont traiter les étrangers. 

Beaucoup d'espagnols rêvent d'un retour de la République en Espagne, pourquoi ne pas lancer un mouvement national ? 

Affiche indépendantiste © Joventuts d'Esquerra Republicana-Estat Català Affiche indépendantiste © Joventuts d'Esquerra Republicana-Estat Català
 

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Cà c'était la fraction crypto-carliste; chaque parti avait la sienne. Votre assertion est tout bonnement naïvement manipulatrice car insensée; on pourrait vous en sortir des pires que cà dans n'importe quel album anarchiste ou communiste ou "libéral-progressiste". C'est faire l'erreur de l'anachronisme, de juger avec les Lunettes de l'après-dénazification, les préjugés de l'avant-nazification. Pendant longtemps des gens - des sociétés, des civilisations- ont vécu dans la pédophilie sans savoir que c'était de la pédophilie, et que c'était mal. La "science officielle" de 1850 à 1945 croit aux théories de la race. C'est un concept pseudo-scientifique, entretenu à tort et à travers, dans tous les discours, de gauche comme de droite, conservateur comme progressiste. Depuis 75 ans, nous le considérons désormais comme anti-scientifique et charlatanesque. on a changé de "paradigme épistémologique", en cette matière, comme en bien d'autres. Nos "images ne prouvent rien", car on a jamais rien prouvé avec des images; on ne peut que falsifier et induire en erreur, à commettre les plus grossiers sophismes, d'assigner un origine fasciste au catalanisme (qui fût toujours et de tout temps démocrate républicaniste pacifiste), pour imputer un totalitarisme supposé des républicains pacifiques. Votre procédé est méprisable. Il dénote la posture méprisante-méprisable de l'espagnolisme centraliste.

Ce n'était pas la faction crypto fasciste, c'était les jeunesses du parti esquerra republicana. Aux méthode il est vrais très violente surtout contre les ouvriers venant des autres provinces qualifié d'étrangers.

J'ai tout de même plusieurs question autour de cet indépendantisme catalan. La première me paraît essentielle. 

Sommes-nous dans une période de décomposition des États-Nation dont la crise démocratique qui traverse l'Europe serait un des symptômes et la crise catalane un autre ?

Ou alors assiste-t-on à l'accomplissement d'un processus nationaliste ou un peuple se constitue en État-nation ? 

Personnellement je penche plus pour la première analyse. Les crises économiques, les désillusions politiques, la fin des grands projets commun ou la remise en cause de ces derniers (UE par exemple) amènent à une remise en question de nos systèmes politiques. Ce que j'observe dans les défenseurs de l'indépendantisme catalan c'est qu'ils semblent mélanger ces deux phénomènes qui sont incompatible. Si nous sommes dans une crise de l'État-nation comment la sortie pourrait-elle se trouver dans la constitution d'un État-nation (La république de Catalogne). Enfin j'en viens à vous répondre plus directement. Comment faites vous pour essentialiser autant les position politiques ou les pratiques de milliers d'acteurs sur plus de 1 siècle ?

"catalanisme (qui fût toujours et de tout temps démocrate républicaniste pacifiste)". 

Voilà comment lisser d'une belle manière un mouvement polyforme. Du coup les actions violentes contre les émigrés andalous (souvent anarchistes) doivent être éludées ? Ensuite le parti de l'union en Espagne est aussi hétérogène que l'est la composition politique de l'Espagne. Aux même titre que l'indépendantisme catalan est transversal. Alors les qualificatifs qui opèrent comme des sentences me font bien rire.

Personnellement, je suis pour une république fédérale pour les Espagnes (Termes anciens utilisé pour qualifier le royaumes d'Espagne qui me parait très approprié). Dans cette république fédérale je souhaite que la Catalogne en face partie car l'Espagne n'existe que par l'union de toutes ses provinces. Cela fait-il de moi un crypto fasciste, un franquiste de la première heure, un représentant du PP, un habsbourgh impérialiste ? 

Ensuite vous parlez de l'espagnolisme centraliste ? Un autre raccourci. Je suppose que vous êtes français, nous savons ce qu'est le jacobinisme et le centralisme. Comment est-il possible de dénoncer un centralisme en Espagne ? Le Catalan est une langue officielle en Catalogne, ils ont un parlement un gouvernement, une police autonomique, les jours fériés varient d'une région à l'autre, même d'un village à l'autre et etc. Si vous souhaitez devenir professeur ou instituteur en catalogne vous avez une épreuve de Catalan qui est obligatoire et éliminatoire. Décidément,  l'espagnolisme centraliste malgré toute sa violence a décentraliser beaucoup de pouvoir. Alors demander un autre système avec plus de libertés est une chose, mais dénoncer un ultra-centralisme est grotesque en Espagne. 

Cher Remy,

Croyez vous que sortir toute les deux lignes Franco, le franquisme et des réferences plus qu'anachroniques rapport à la monarchie, soient des propos pertinents pour pouvoir avoir un débat enrichissant susceptible de nous apprendre quelque chose. sur la dérive identitaire Catalane. Personellement je crois que non

Par ailleurs je connait probablement mieux que la plupart des intervenants sur ce forum  la Catalogne, et pas l'été sur la Costa Brava.

Et les propos racistes que j'ai écouté dans les zones du nord de la Catalogne sortent bien du marigot wagnerien et pré-nazi d'où naquit le nationalisme Catalan. Dans la droite ligne de ces affiches, plus que d'actualité. 

Par ailleurs vous me confirmez par votre post que vous ne connaissez pas grand chose à l'histoire de l'Espagne et de la Catalogne. Vous parlez de crypto-carlistes, Les carlistes étaient un mouvement bien implanté en Catalogne, un des principaux généraux Carliste était Cabrera et était Catalan. ce mouvement  se rangea du coté de Franco. Et les anciennes zones Carlistes sont maintenant des fiefs nationalistes

Vous confondez avec les "escamots" les jeunesses d'ERC, beret vert, pantalon kaki, sanglés botés sur le mode national-socialiste

dont le sport favori était de descendre se mesurer dans les banlieues et quartiers populaires de Barcelone, contre ces maudits "charnegos" encadrés par la CNT, et les jeunesses libertaires. 

Vous pouvez placarder vos slogans partout .

Je retiens pourtant que l'Espagne franquiste a beaucoup fait mieux, non ?

C'était l'époque, et aucun pays ne peut se vanter d'avoir échappé à cette fascination pour l'extrême-droite fasciste (mise au Pouvoir par les peuples?).

Aujourd'hui, quel jugement portez-vous sur RAJOY, la Royauté franquiste, l'Ordre des Pairs (Estamento de Próceres del Reino), la Haute Finance (en ruine mais "sauvée" grâce aux impôts et taxes), tous ces groupes étant les héritiers de Franco.

Ah, oui, ils sont tous bien "groupir" autour du Roi, de la religion, de l'aristocratie, des propriétaires fonciers pour préserver leurs privilèges.

Je vois une fin de Régime.

En réalité, l'Europe s'est radicalisée en faveur des puissances de l'argent et, comme toujours, ça va mal finir.

Mais j'enmerde Rajoy qui est idiot à la tête d'un partie dont les liens de filiation avec le franquisme sont évident (Alianza popular). Il est à la tête d'un des partis les plus corrompus du monde. Son traitement de la crise catalane est catastrophique. 

Arrêtez avec cette analyse binaire où d'un côté on a les démocrates, républicains, pacifiste et de l'autre les franquistes les impérialistes, les partisans du PP et de la monarchie, les violents. La réalité de l'Espagne et de chacun des deux camps est bien plus complexe et souvent difficile à saisir même à l'intérieure du Pays. 

Je connais beaucoup de républicains et de podemitas qui souhaite que la catalogne continue de faire partie de l'Espagne ce qui n'est pas incompatible avec la volonté de trouver un nouvel accord constitutionnel et de passer par un processus démocratique.

Et enfin je suis totalement d'accord avec vous, les puissances financière se radicalisent. La catalogne n'est-elle pas une puissance financière ? Le mouvement ne n'ait-il pas au XIX siècle dans les milieux bourgeois ? Actuellement ce mouvement n'est-il pas essentiellement un mouvement libéral ? 

Avez-vous entendu parler de "la doctrine PRODI" ?

Ci-dessous, lien avec une contribution assez percutante aux réflexions sur une sortie vers le haut, européenne, de la crise "catalane", qu'il faut sans doute d'abord comprendre en effet comme un puissant révélateur de plus de la crise démocratique structurelle de l'UE depuis 10-15 ans et qui menace maintenant d'emporter toute construction européenne avec elle :

http://travail-democratie.eu/2017/10/24/catalogne-il-faut-un-mecanisme-de-secession-integration-pour-lunion-europeenne/

Mais intégrer automatiquement des provinces sécessionnistes ne serait pas non plus la panacée... Aussi bien dans le cas de la Flandre que dans celui de la Padanie, ce sont des riches qui veulent se défaire de pauvres. Quid du mezzogiorno élargi qui restera ? La Sicile redeviendra celle du Guépard ?

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Ici on parle d'ethnie mais Oriol Junqueras, le 24 juillet 2015 allait jusqu'à la génétique:

"Concrètement, les Catalans ont plus de proximité génétique avec les Français qu'avec les Espagnols, plus avec les Italiens qu`'avec les Portugais et un peu avec la Suisse."

Quelle merveille que la hiérarchie des races!

 

 

 

 

 

A ma connaissance, génétique n'est pas culte des races, et c'est justement cette science qui a permis d'invalider aussi bien les délires de notre Ernest Renan national (peuples aryens vs chamito-sémitiques) que les hystéries de l'inénarrable Jules Ferry, icône de la République laïque (version Manuel Valls) et auteur de ce mâle discours : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... ».

phrase sortie de son contexte. Il commentait un article scientifique, plus précisément de génétique des populations, rien à voir avec un quelconque racisme. Tout comme il apparaît que parmi les homo sapiens d'aujourd'hui certains ont ou non un % de Neandertal.

out

Tout ce que les anti-indépendantistes ont à offrir comme argument, sont ceux du parti impérial européiste néo-Habsbourgien de Macron et de Rajoy. Bientôt un descendant de Otto de Habsburg règnera en Autriche, et le clan des barons du Rois à Madrid, descendants de Charles Quint. A l'époque où de facto et de jure l'Europe doit se constituer politiquement, toutes sortes de redites de vieilles options ressurgissent, comme "fantômes du présent" (pour reprendre une formule de Marx, 1850). En gros est-on du côté de l'axe habsburg, ou de l'axe des "micro-puissances" maritimes, et à quelle vecteur de "puissance débloquante-transformatrice-adaptatrice, on les assigne.

Le réel économique contemporain c'est quoi ? L'argent et les crédits de la banque de frankfort passe par Madrid, indexe la Catalogne à un "placement hyper-risqué", et la Catalogne verra les 20 ou 30 prochaines années tous les grands chantiers d'investissement se détourner d'elle: c'est écrit dans les tables de marbre des banquiers centraux. La Catalogne sait, qui s'il elle récupère son autonomie fiscale intégrale "territoriale", elle redevient largement solvable pour du crédit à long terme et pas cher, en se refinançant à Londres et à Genève (aux chiottes Frankfort ), en utilisant l'euro dont la masse monétaire est pléthorique; sachant que les véritables "interlocuteurs industriels" sont précisément les interlocuteurs industrielles non-étatiques. Le "filtre" madrilène est devenu mortifère pour le "développement durable catalan", et correspond aujourd'hui à une cure de sous-investissement, paupérisant le territoire à moyen terme. C'est bien l'alternative "ou la misère ou la misère" dont la menace constamment les aboiements hyper-centralistes des racistes de la Rassa, descendants fantasmés des barons de charles quint. Le parti madriléniste spécule ouvertement et jubile par avance de la "Ruine catalane" comme vengeance immanente (au nom de la "Justice Souveraine" du Pouvoir Impérial); ce faisant, posant cette alternative cruelle, il ne fait que convaincre de la "rationalité" du projet séparatiste. Dans de telles conditions... seul le divorce a l'amiable peut solutionner les impasses de l'"injonction paradoxale" : on ne peut obliger à aimer !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Cà c'est le racisme du Maître, de celui qui croit posséder la "maitrise". renvoyer systématiquement les catalans à leur imbécillité congénitale, sans doute, à des singes automates qui ne savent pas ce qu'ils font, l'animalisation de l'adversaire, la paille dans l'oeil du voisin qui tient de la poutre qui est dans le sien: tout discours politique télé, à une certaine aune, est parfaitement ridicule et dadaïste. Mais la reductio ab absurdum permanente est lassante. Tout comme moi, vous ignorez à peu près tout du contexte, mais vous vous avez déjà tout compris. Pour ma part, littérairement, j'essaie d'imaginer les puissantes raisons qui ont sans aucune doute conduit des gens supposés forts responsables, se décider pour une option politique aventureuse ? Et de déclencher ces "discours de vérités", si antidémocratique et si glaçants, que nous débitent les "flux réactionnaires". Nous parlons d'un pays en "Etat d'urgence" permanent, d'une pseudo-grande puissance devenue conglomérat de Wallonies, (alors que toute l'élite a déjà planqué le fric en irlande à londres et à Miami, hors de la "dette" française nantissable), qui fait tous les jours ses "fins de journée", entre Bruxelles et Frankfurt - on se rencontre au Luxembourg, pour solder ses impérities. C'est le "syndicat des surrendettés" qui parlent d'une seule "voix" à Bruxelles en ce moment. Le "marché des capitaux" est mondialisé, et ce ne sont pas en effet les investisseurs chinois ou indiens qui feront défaut.

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  • 30/10/2017 16:46
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Oui l'épisode catalan passionne... Après le Brexit où l'Angleterre devait s'effondrer comme un château de carte, voici que la Catalogne respire encore malgré les gros yeux royaux et de Rajoy (au moins 4 selon la garde civile), et que la foudre n'a pas pulvérisé Barcelone. 

Un pavé dans la déification UEiène ! Le que vont ils faire sans nous plane bien dans l'air, mais rien n'y fait.

Des citoyens qui s'organisent et qui s'apprêtent à donner du corps à ce qui ressemble de plus en plus à une insurrection citoyenne. 

De quoi intéresser tous ceux qui se demandent comment enrayer les belles certitudes du TINA UEien.

Des unionistes d'hier qu'il faut aussi prendre en considération, combien reprocheront d'ici un mois et demi l'attitude imbécile de Rajoy ? 

La balle est dans le camp des Républicains. Soit ils négocient en sous main ce qui ne sera en fait qu'une reddition, à l'ordre établi, soit il s'appuie sur ces assemblée que Ludovic Lamant nous décrit et la Catalogne dans ou hors l'Espagne aura donné le la.

A travers cette crise se pose la question démocratique de l'Unité Espagnole et celle de sa sortie de crise de régime qui ne répond d'aucun sondage. Les assemblées catalanes préalables à la constitution devront être de nature à intégrer les unionistes. C'est un vrai défi démocratique qui se joue au delà des Pyrénées. 

La question identitaire est bien trop étriquée pour englober la complexité pratique que recouvre la question démocratique que doit poser la question catalane.  

Lire, relire Arendt est utile en ce moment pour comprendre les mécanismes de la propagande qui disqualifient à l'avance et déshumanisent l'ennemi. Ici l'ennemi est le catalan indépendantiste et la propagande vient de l'Etat espagnol.

C'est ainsi que les catalans seraient égoïstes, des riches non solidaires avec les pauvres. Sauf que c'est faux. Les catalans n'ont pas les mêmes droits sociaux que les andalous par exemple.

Les catalans seraient racistes, sauf que leur conception de la nation est à prendre comme adhésion à des principes et des valeurs - conception de 1789 et non pas comme fondée par le sang (vision nazie).

Les catalans seraient des nationalistes, mais on ne voit pas que l'accusation vient d'un nationalisme plus puissant et impérialiste ) l'espagnol - qui trouve naturellement ses alliés en Europe. Et comme par hasard, il s'agit de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Angleterre. Faut-il rappeler qu'il s'agit d'anciennes puissances coloniales et impérialistes.

Bref qui veut tuer son chien, dit qu'il a la rage.

Le principe de la propagande totalitaire, c'est qu'elle inverse le vrai et le mensonge. Le mensonge est asséné comme étant le vrai officiel et le vrai devient le faux.

Pour prendre la mesure. Qui est pour la république et contre la monarchie imposée par un dictateur mourant ? Les catalans. Qui commet des actes de violence ? La Guardia civil - police paramilitaire non défranquisée et des Unionistes franquistes. Qui soutient l'Espagne grande et unie ? Jean-Marie Le Pen.

Il est grand temps que les républicains et démocrates européens se ressaisissent avant qu'il ne soit trop tard pour la république catalane et pour nous. Tirons les conséquences de la non-assistance aux républicains catalans et espagnols pendant la guerre civile par la France et l'Angleterre alors que l'Italie de Mussolini et l'Allemagne de Hitler aidaient militairement Franco.

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10 h ·

 

 

El sector Anticapitalistas de Podemos reconoce la "nueva República catalana"

La corriente defiende que la proclamación se ha producido en un contexto "de amenazas constantes para aplicar el 155".

ELESPANOL.COM

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Commentaires

Vincent Présumey A compléter par cette autre information : la direction de Podemos vient de suspendre sa branche catalane, Podem, accusée de ne pas s'être opposée à la déclaration d'indépendance. Hé oui quand on "construit le peuple" dans une seule "Espagne", on a fatalement recours son article 155 ...

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· 10 h

 

Sylvain Lecointre Est ce le commencement du début de la fin pour ce prétendu populisme de gauche ?

(Fin de copié-collé )

L'Espagne est un pays "embrouillé" depuis si longtemps...Déjà le califat de Cordoue était paradoxal....et depuis, ça n'a pas cessé, tout en changeant très vite de paradoxes :Les "guerres d'Espagne" se sont succédé dans ce pays martyr, au travers de situations jamais claires , et notre proximité, nos "paticipations" de toute sorte.à l'histoire de l'Espagne, le fait que les montagnes unissent autant qu'elles séparent des peuples "à cheval" (basques, catalans), ne rendent pas nos interactions denses et toujours présentes très "lisibles"..Féodalité, colonialisme, déplacements de populations, saisonnières ou durables, ont toujours sévi...

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Sur la deuxième page de l'article figurent des affiches réalisées par le Comité de défense du référendum de Gràcia, en défense du « droit à décider » et de la « république catalane ».