Damas accuse la Turquie de ne pas respecter l'accord sur Idlib

Par
La Turquie a démenti mardi les accusations du gouvernement syrien qui affirme qu'elle ne respecte pas respecter ses obligations dans le cadre de l'accord conclu avec la Russie sur la création d'une zone-tampon dans la province d'Idlib, dernier bastion des rebelles syriens dans le nord-ouest du pays.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

ISTANBUL (Reuters) - La Turquie a démenti mardi les accusations du gouvernement syrien qui affirme qu'elle ne respecte pas respecter ses obligations dans le cadre de l'accord conclu avec la Russie sur la création d'une zone-tampon dans la province d'Idlib, dernier bastion des rebelles syriens dans le nord-ouest du pays.

Cité tard lundi soir par l'agence officielle de presse Sana, le chef de la diplomatie syrienne, Walid al Moualem, a déclaré qu'Ankara ne semblait pas vouloir mettre en oeuvre cet accord.

"Les terroristes sont toujours dans cette région avec leurs armes lourdes, et c'est un indicateur du refus de la Turquie de remplir ses obligations", a-t-il dit à Damas.

A Istanbul, où il s'exprimait lors d'une conférence de presse, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a affirmé au contraire que l'accord se poursuivait conformément à qui avait été décidé et que sa mise en oeuvre n'était pas source de difficultés.

Il a ajouté que si des groupes armés présents à Idlib s'en écartaient, la Turquie interviendrait.

Le Kremlin a noté pour sa part que la Turquie faisait de son mieux pour remplir ses obligations "difficiles" dans l'établissement de cette zone démilitarisée.

"Nous ne voyons pas de menace jusqu'à présent", a ajouté Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. "Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu", a-t-il poursuivi.

L'accord russo-turc conclu en septembre a permis de repousser une offensive qui semblait alors imminente des forces pro-gouvernementales syriennes sur la province où vivent trois millions de personnes.

Il prévoit la création d'une zone démilitarisée courant sur 15 à 20 km à l'intérieur du territoire tenu par les rebelles que les rebelles djihadistes doivent quitter et d'où les armes lourdes doivent être retirées.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale