Les financiers jouent l’intimidation face à la Grèce

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Dès l’annonce des élections, le FMI a annoncé la suspension de ses aides en attente d'un nouveau gouvernement. La Troïka comme les milieux financiers ont commencé à rappeler leurs règles à Syriza : la Grèce n’a d’autre alternative que la soumission ou le chaos.

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« Troisième scénario : le pire des cas. » Dans une note réalisée à la mi-décembre, Goldman Sachs analysait longuement la situation politique et économique grecque. Pour la banque américaine, si le gouvernement d’Antonis Samaras ne parvenait pas à trouver une majorité parlementaire pour élire son candidat à la présidentielle, et était obligé de provoquer des élections parlementaires anticipées, ce serait la pire des situations. Syriza, devenu la hantise du monde financier, serait alors aux portes du pouvoir, et rouvrirait les négociations avec les créanciers internationaux de la Grèce, au risque de relancer la crise, prédisait la banque américaine. Dans son scénario catastrophe, tout se termine par une panique bancaire, et un écroulement financier sur le modèle chypriote.