• Dieudonné, ce pitre qui ne fait pas rire

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    Militant antiraciste devenu propagandiste antisémite, Dieudonné ne fait plus rire. Vendredi 26 décembre 2008, au Zénith, il a atteint des sommets d'ignominie en distinguant par un «prix de l'insolence» le négationniste Robert Faurisson, acharné à nier la réalité du génocide dont ont été victimes les juifs d'Europe. Mais s'indigner face à cette provocation, recherche explicite du scandale, ne suffit pas, pas plus que le recours à la justice. Encore faut-il se donner les moyens véritables de faire reculer cette renaissance d'une idéologie criminelle, sur fond de vide politique, de misère sociale et d'ignorance abyssale. Voici donc un essai d'analyse, de décryptage et de réfutation après cet événement stupéfiant: une salle comble, à Paris, en 2008, acclamant une mise en scène clairement antisémite.

  • Samuel Huntington ou le goût de l’ordre politique

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    Connu du grand public pour sa thèse choc sur le «clash des civilisations», le politologue Samuel Huntington, mort le 24 décembre, était également l'auteur d'une œuvre qui a participé au refondement de la science politique américaine, aussi influente politiquement que critiquée scientifiquement.
  • Samuel Huntington ou le goût de l’ordre politique

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    Connu du grand public pour sa thèse choc sur le « clash des civilisations », le politologue Samuel Huntington, mort le 24 décembre, était aussi l'auteur de l'une des œuvres fondatrice de la science politique américaine, aussi influente politiquement que critiquée scientifiquement.
  • 64.000 chômeurs de plus en novembre

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    Le nombre de chômeurs a explosé en novembre: 64.000 demandeurs d'emplois sont venus grossir les rangs de l'ANPE. Il s'agit d'une hausse historique mais en réalité, attendue. Depuis septembre, des milliers d'intérimaires et de CDD de très courte durée voient leurs contrats s'arrêter [cliquer sur notre carte de la crise sociale pour l'afficher en grand]. Dès janvier, les licenciés économiques devraient encore venir grossir les rangs.

  • Obama se tait pendant que Gaza flambe

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    À trois semaines de la cérémonie qui consacrera son entrée à la Maison Blanche, le prochain président des Etats-Unis continue de se taire sur la crise israélo-palestinienne qui fait les gros titres de l'actualité. Si Barack Obama espérait avoir quelques mois de tranquillité pour peaufiner ses équipes et ses propositions pour appréhender le conflit, il n'a désormais plus ce loisir. Lire aussi:

  • Le jeu trouble de Joseph Kabila alimente la guerre au Congo

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    Alors que les assassinats se multiplient dans le nord-est de la République démocratique du Congo, une des explications de la reprise de la guerre tient dans la faiblesse du pouvoir central à Kinshasa et dans les errements de son président, Joseph Kabila. En s'alliant avec les Chinois, il s'est aliéné les Belges, et en voulant se montrer ferme face aux Rwandais, il perpétue le conflit. Lire aussi notre reportage dans la capitale Kinshasa:

  • Israël lance des dizaines de raids aériens sur Gaza

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    Israël a choisi ce samedi de frapper plusieurs installations du Hamas dans la bande de Gaza. Depuis quelques jours, les dirigeants israéliens menaçaient d'intervenir si les tirs de roquettes vers Israël ne cessaient pas. Des dizaines de raids aériens ont été lancés simultanément samedi matin, lors d'une opération baptisée «plomb durci». Les services d'urgence de Gaza font état de 195 morts. Une israélienne a également été tuée par les tirs de roquettes de Gaza, déclanché à la suite des raids israéliens. Cette escalade brutale renvoie à une situation politique particulière dans les deux camps: épuisement du Hamas à la veille de la fin du mandat du président palestinien le 9 janvier; élections législatives israéliennes le 10 février.
  • Déficits publics: les faux chiffres de Bercy

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    La note sur les finances publiques publiée par l'Insee, ce 29 décembre, a confirmé les pires appréhensions: les déficits publiques ne cessent de déraper. Au troisième trimestre, ils atteignaient 1.284 milliards d'euros, soit 66,1% du PIB. Devant la commission des finances de l'Assemblée, le 22 décembre, le ministre du budget a pourtant continué à soutenir que les déficits publics français ne dépasseront pas 3,9% du produit intérieur brut, dont 0,8 point induit par le plan de relance.
  • Le «consensus de Washington» a bien fonctionné... pour Washington et Wall Street

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    La mondialisation financière a profité, jusqu'à la crise financière mondiale, avant tout aux Etats-Unis et beaucoup moins aux pays émergents ou en développement que le «consensus de Washington» devait aider. Un nouveau modèle d'analyse économique montre que les Etats-Unis portent une responsabilité majeure dans la formation des déséquilibres globaux. Et derrière ces équations mathématiques, il y a des conclusions politiques importantes à tirer.
  • La semaine particulière de Nicolas Sarkozy

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    Toute la semaine, le président de la République a enregistré une série de revers dans la conduite des affaires franco-françaises. Le Nicolas Sarkozy des premiers jours de la crise financière paraît avoir cédé la place à un homme plus hésitant, encore plus pragmatique maintenant que la France s'enfonce dans la récession. Et comme si les difficultés politiques ne suffisaient pas, ou plutôt parce qu'elles paralysent le gouvernement, Claude Guéant a annoncé, vendredi 19 décembre, que le remaniement prévu pour janvier 2009 n'aurait pas lieu.