Reportages

  • Sur le marché des ovocytes, l’Espagne fait la course en tête

    Par Laurène Daycard
    Sur une table d’examen gynécologique, une donneuse est endormie sous anesthésie générale, le temps que l’équipe médicale procède au prélèvement des ovocytes. La ponction dure en moyenne une vingtaine de minutes. © L. D. Sur une table d’examen gynécologique, une donneuse est endormie sous anesthésie générale, le temps que l’équipe médicale procède au prélèvement des ovocytes. La ponction dure en moyenne une vingtaine de minutes. © L. D.

    En Europe, un traitement par don d’ovocytes sur deux s’effectue en Espagne. Les cliniques évoquent une « culture de la solidarité » pour expliquer cette propension des Espagnoles à faire don de leurs gamètes. Mais la « compensation économique », généralement de 1 000 euros dans un pays où le salaire minimum est fixé à 735 euros, est une somme attrayante pour les plus précaires.

  • A Besançon, l’arrêté anti-mendicité ravive l’hostilité à l’égard des sans-abri

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    Rue des Granges, à Besançon, le 21 août 2018. La rue fait partie du périmètre concerné par l'arrêt dit "anti-mendicité pris par le maire" le 3 juillet 2018. © Mediapart / Justine Brabant Rue des Granges, à Besançon, le 21 août 2018. La rue fait partie du périmètre concerné par l'arrêt dit "anti-mendicité pris par le maire" le 3 juillet 2018. © Mediapart / Justine Brabant

    Le maire LREM (ex-PS) de Besançon Jean-Louis Fousseret a pris le 3 juillet un arrêté municipal interdisant la mendicité dans certaines rues du centre-ville jusqu’au 30 septembre. Les sans-abri de la ville n’ont pour la plupart pas quitté les lieux, mais se disent très inquiets.

  • Crise à l’hôpital psychiatrique d’Amiens: «La honte doit changer de camp»

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     © MG/Mediapart © MG/Mediapart

    Les soignants de l’hôpital Philippe-Pinel, à Amiens, campent de jour comme de nuit depuis deux mois aux portes de leur établissement, pour protester contre « la dégradation des soins » en psychiatrie. Sans obtenir de réelle réponse des autorités de santé et dans l’indifférence de leur ministre, Agnès Buzyn.

  • Le calvaire des musulmans de Birmanie

    Par Guillaume Pajot
    Un des panneaux situés à l'entrée de West Phar Gyi. On lit : « Vous entrez dans un village pacifique, habité uniquement par des bouddhistes. » © G. P. Un des panneaux situés à l'entrée de West Phar Gyi. On lit : « Vous entrez dans un village pacifique, habité uniquement par des bouddhistes. » © G. P.

    Il y a un an, plus de 700 000 Rohingyas fuyaient un nettoyage ethnique orchestré par l’armée birmane, dans l’ouest du pays. Depuis les massacres, les autres musulmans de Birmanie vivent dans la peur. Les discriminations s’aggravent contre cette minorité, victime de l’islamophobie de la majorité bouddhiste.

  • Au Chili, les migrants haïtiens dans l'incertitude

    Par Marion Gonidec
    Laviolette Jorbens Hijo (à droite) est venu chercher des infos avec un ami du quartier, Aquissa Wilander (à gauche). © Marion Gonidec Laviolette Jorbens Hijo (à droite) est venu chercher des infos avec un ami du quartier, Aquissa Wilander (à gauche). © Marion Gonidec

    Les centaines de milliers d’Haïtiens arrivés depuis peu au Chili représentent désormais le sixième groupe de résidents immigrés dans le pays. Mais, discriminés en raison de leur langue et de leur couleur de peau, ils pâtissent des mesures administratives restrictives imposées depuis avril par le gouvernement du conservateur Sebastián Piñera. Le Chili nie ses racines métissées, s’alarment des activistes.

  • A Chypre, on brûle le climat par les deux bouts

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    Une station de ski dans les monts Troodos, par 35 °C au mois de mai. © DOM Une station de ski dans les monts Troodos, par 35 °C au mois de mai. © DOM

    Pays le plus au sud de l’Union européenne, Chypre est aussi le plus exposé aux impacts du changement climatique. Pénurie d’eau, températures de plus en plus étouffantes… En dépit de signaux inquiétants, les Chypriotes semblent peu désireux de changer leur mode de vie.

  • L’enfer du «social ranking»: quand votre vie dépend de la façon dont l’Etat vous note

    Par Mara Hvistendahl
    Le 16 février 2018, à Pékin, en Chine. © Reuters Le 16 février 2018, à Pékin, en Chine. © Reuters

    Par le biais d’applications pour smartphone, l’État chinois, en partenariat avec des entreprises privées, note les citoyens. Ce classement social a des implications concrètes : pouvoir louer un vélo, obtenir un prêt, accéder à certains services sociaux, s’inscrire sur un site de rencontres… Plongée vertigineuse dans la nouvelle gouvernementalité numérique. Une enquête parue dans la N°10 de la Revue du Crieur.

  • Entre Israël et Palestine, l’enjeu crucial du partage de l’eau

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    Système de récupération d'eau de pluie financé par le gouvernement irlandais à Susiya, dans le sud de la Cisjordanie © C.D. Système de récupération d'eau de pluie financé par le gouvernement irlandais à Susiya, dans le sud de la Cisjordanie © C.D.

    Conjuguées au réchauffement climatique et à la croissance démographique, les inégalités d’accès à l’eau au Proche-Orient devraient encore s'accroître dans les années à venir. Pour certains experts, l’eau sert d’outil militaire à l’État hébreu pour faire avancer ses projets de colonisation. Elle constitue un point d'achoppement majeur du processus de paix.

  • Après l’attaque raciste de Beaune, les habitants demandent justice

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    La soeur d'une des victimes, Sheila, témoigne:  « C’était un film d’horreur » © JH La soeur d'une des victimes, Sheila, témoigne: « C’était un film d’horreur » © JH

    Après la fusillade qui a fait sept blessés à Beaune, beaucoup d’habitants du quartier Saint-Jacques ne comprennent pas pourquoi il a fallu tant de temps pour reconnaître le caractère raciste des faits. « On veut être considérés comme des victimes et pas comme des coupables », affirme à Mediapart un des blessés. « C’est une double violence, après celle de l’attaque dont ils ont été victimes », juge Dominique Sopo, de SOS-Racisme.

  • Le Moyen-Orient restera-t-il habitable encore longtemps?

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    Dans le désert koweïtien. © Thomas Cantaloube Dans le désert koweïtien. © Thomas Cantaloube

    Au-delà des guerres et de la complexité géopolitique, les pays du Moyen-Orient sont frappés de plein fouet par les changements climatiques. Les températures en particulier ne cessent de grimper. Le Koweït détient depuis 2016 le record mondial de chaleur avec 54 °C, mais cela pourrait bientôt ne plus représenter une anomalie.