«Les Heures heureuses», une révolution dans la psychiatrie

Par Images en Bibliothèques & Mediapart

« Ici, on n’attachait pas les malades. » C’est un soignant qui parle de ce qui se passait à Saint-Alban à partir des années 1940. Grâce à des bouts de films tournés en super 8, quelques photos d’époque et des témoignages, Martine Deyres parvient à raconter ce lieu de résistance et à en transmettre toute l’humanité.

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Je ne connaissais pas ce film même si je connais saint Alban. L'humain en premier!

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  • 08/08/2020 19:55
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CE FILM EST UN MANIFESTE !

C'est le moment de parler du décès de notre ami Bernard Meulien le 19 juillet 2020 dans son village de Monoblet et qui a, pendant si longtemps, fait découvrir le travail de Fernand Deligny avec son spectacle : "ET L'HUMAIN ALORS !"

Ci-après un des hommages qui lui sont rendus, le mien :

hommage-bernard-meulien

Sans le connaître, mais avec votre description, Monsieur Meulien était assurément une belle personne.

De celles que la nature nous saupoudre, avec tellement de parcimonie, parmi les nuées de gens à fuir en courant.

J'envie votre bonheur de l'avoir connu.

 

Pourquoi "envier". Un mot bien trop petit pour les personnes généreuses, telle que lui. 

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Non je ne les oublie pas mais je n'ai pas eu de contact avec les équipes, juste croisé Jean Oury lors d'autres journées de la psychothérapie Institutionnelle... Cette belle expérience de "Laborde" comme on dit, qui cherche toujours à durer est décrite dans la bio-wikipédia de François Tosquelles.
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Je cherche à publier un récit, traitant de la belle idée de la psychothérapie institutionnelle, des jours heureux aux jours sombres... Ce que les combats d'hier nous révèlent de nos manières de fonctionner, aujourd'hui... Des espoirs et des déceptions qu'ils suscitent. C'est du vécu. Une suggestion. Un éditeur ? Des personnes que cela pourrait intéresser ? Pour l'instant, je l'ai sur les bras. Et j'aimerais bien qu'il se mette à circuler. Je me suis dis que sous ce documentaire magnifique, c'était l'endroit pour en parler. Nicolas.

Bonjour,

Si les "grands" éditeurs ne veulent pas de votre texte, vous pouvez au moins le faire publier gratuitement chez des gens comme Edilivre (c'est un exemple, et pas de la pub). Si vous acceptez d'acheter 30 de vos livres, il y a aussi L'Harmattan.

Quant à bénéficier d'une réelle promotion par ce genre de maisons, n'y comptez nullement. Ce sera à vous seul de l'assurer (j'ai ma petite expérience sur le sujet).

Bon courage.

 

Bonjour, si votre texte est déjà écrit vous pourriez le soumettre à l'équipe de l'AMPI ( Association Méditerranéenne de psychothérapie institutionnelle) ou essayer de contacter la clinique Laborde qui pourra vous orienter ou s'avérer intéressée par votre travail. Sans illusion pour autant, pour cela il faut qu'il intéresse vraiment. C'est un risque à prendre, chaque auteur doit se confronter à la critique. //// - ici sur Marseille où l'adresse de Laborde est aussi indiquée : https://www.ch-edouard-toulouse.fr/IMG/pdf/annonce_ampi_journees_octobre_2020.pdf //// - je ne parviens plus à mettre des liens actifs, la page du commentaire ne me donne plus ce choix, je mets des slash pour séparer/// l'asso se situe virtuellement à l'hôpital Edouard Toulouse dans les quartiers nord de Marseille, hôpital pilote qui connu aussi M. Maurice Despinoy comme médecin psychiatre-directeur administratif - la belle époque ! ( inspiré par l'école anglaise de Mélanie Klein) //// - l'asso AMPI en 2020 : https://www.ch-edouard-toulouse.fr/spip.php?article640

Documentaire remarquable, pour accompagner ce film lire le "roman" de Didier Deaninckx 


https://www.editions-brunodoucey.com/cache-dans-la-maison-des-fous/

Il est grand temps de redécouvrir les vertus de la psychiatrie institutionnelle et de la pédagogie institutionnelle. En mettant l'humain au cœur des préoccupations de soin et d'éducation, elles favorisent  l'invention de modes de vie collective respectueux des personnes. La croyance que le soignant ou l'éducateur peuvent être remplacés par des médicaments ou des outils numériques a conduit à un recul de plusieurs décennies, non seulement dans les pratiques, mais aussi dans les savoirs.

Lassés des slogans pseudo scientifiques et des croyances pseudo économiques du libéralisme qui nous mènent dans le mur, nous devons nous convaincre que nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destin collectif. Nous avons des ressources et des exemples capables de nous inspirer : Tosquelles, Oury, Deligny et quelques autres.

J'ai participé à des expériences de psychothérapie institutionnelles inspirées de cette histoire et de ces précurseurs, jusqu'aux années 80/90. Puis j'ai vu la destruction de la psychiatrie, grignotée peu à peu par les doctrines comptables et l'avancée du comportementalisme au détriment de l'humain. De personnes, les patients sont devenus des cerveaux, qu'il convenait de traiter au plus bas coût possible. Aujourd'hui, l'"asile" qui accueillait est devenu un lieu où quelques jours d'hospitalisation sont tout juste tolérés, car la journée coûte cher et on manque de place. Ce qu'il en coûte aux malades n'est plus pris en compte. 

C'est triste à dire, mais les seules avancées, les seuls progrès sont derrière nous, à cette époque où les moyens étaient bien inférieurs à ceux d'aujourd'hui.

Tosquelles disait qu'on reconnaissait une société à la façon dont elle traitait les malades mentaux. Rien n'est plus vrai.

Presque tout tend vers la voie du profit maximum, à distribuer aux actionnaires et aux dirigeants à la cravate. De quelle action se réclament-t-ils? Je ne sais, sauf que ces parasites sociaux ne faisant pas grand chose dans un tel établissement, ils méritent un geste "désespéré" d'un séjournant. Il faut tout reprendre en mains, avant qu'il ne soit presque trop tard.

Quel contraste entre ces psychiatres qui ont caché des juifs ou des réfugiés politiques, et certains d'aujourd'hui qui collaborent allègrement avec la doxa néo-libérale, jetant à la rue de pauvres hères parce qu'ils ne sont pas rentables!

Entré par hasard (!) à l'HP du Mans en tant qu'élève infirmier en 1967, j'ai connu cette ambiance institutionnelle initiée, un peu à contre courant, par les anciens encore jeunes qui n'acceptaient pas d'être des gardes chiourmes... J'ai connu les débuts de la psychiatrie de secteur quand le directeur de l'époque n'avait pas trouvé mieux que de floquer sur les carrosseries rutilantes des R4 bleu ciel neuves les macarons CHS 1, 2, 3, etc suivant les secteurs... C'était foutu, l'administration avait mis la main sur le système de santé mentale... Je suis parti 10 ans plus tard. C'était juste devenu insupportable... J'ai alors cru qu'à travers la formation continue, où j'ai rencontré des hommes et des femmes passionants et passionnés la flamme de l'humanisme pourrait renaître. Las, et malgré les efforts de beaucoup il n'en fût rien, ou pas grand chose. Parce que tout a savamment été détruit par l'oligarchie administrative et financière. Et tant que cette mangouste insatiable n'aura pas été au bout de ses funestes projets rien ne pourra se réinventer... 

Etoc Demazy?

D'élection en élection "on" a laissé faire, s’installer cette oligarchie régnante. Tant que les gens ne sauront pas pour qui pour quoi ils votent vraiment et non pas pour une bobine ou de bonnes manières ou pas de manières du tout d'ailleurs (: Trump) on ne peut se plaindre de ce qui arrive. Tous et toutes ont participé à ce crédo du néolibéralisme: chacun en gobant largement le mythe de l’entreprenante initiative débouchant sur l'enrichissement personnel. La jeunesse technocratique ou de marketing d'aujourd'hui en est un cruel exemple, ils ne parlent que de profits. On a perdu de vue complètement la dimension collective. // Les germes de la dialectique marxiste oubliée ça a rendu inintelligible tous les programmes et élections depuis les années 80... D'ailleurs beaucoup ne votent plus, ce qui n'est pas pire.

Je suis parti 10 ans plus tard. C'était juste devenu insupportable...

J'ai connu la suite, à partir de 1978. Le déclin s'est fait progressivement au fur et à mesure que les "anciens", les contemporains de la psychothérapie institutionnelle partaient. J'ai cependant pu faire de la musique avec les patients, puis du théâtre, mais ces activités étaient devenues marginales, elle n'étaient plus le centre du soin. Dans les années 90, le diplôme d'infirmier de secteur a disparu, et les jeunes générations ont dû apprendre la psychiatrie "sur le tas", au contact des anciens dont j'étais. Puis les crédits se réduisant, on nous a dit que ces activités coûtaient trop cher. Aujourd'hui, le vieil hôpital a fait place à un bâtiment tout neuf, ailleurs, dont l'architecture rappelle celle d'une maison d'arrêt. Les infirmiers sont beaucoup plus occupés à remplir des protocoles informatisés et à contenir la violence qui empire (et pour cause) qu'à d'écouter les patients. Les "cadres de santé" passent leur temps à chercher des places disponibles pour les entrants, et la mission première des infirmières de secteur est d'éviter les hospitalisation.
La retraite est venue à point pour me libérer de ce marasme, mais je peux dire que ce que j'avais à faire en tant qu'infirmier n'avait rien à voir, à la fin de ma carrière, avec ce que je faisais au début.

Voilà, Gilbert, où nous en sommes...

Oui, bien sûr ! Échange possible si vous le souhaitez... 

Cela a été précisé déjà dans un commentaire… mais c'est pas inutile de répéter parfois les choses : Tosquelles n'était vraiment pas un communiste espagnol… Sa formation, il l'a acquise dans les milieux libertaires de Catalogne et son engagement s'est fait dans le POUM un petit parti "hors norme" littéralement exterminé par le PC Espagnol… à commencer par son dirigeant Andreu Nin, assassiné après avoir été torturé par des hommes de main de Moscou… C'est par respect pour leur mémoire qu'il importe de rappeler avec exactitude les faits…

Sinon, Saint Alban est une exception psychiatrique et humaine extraordinaire…

 

 

Une émission à écouter sur le thème "Quelle hospitalité pour la folie aujourd’hui ?" :

https://addoc.net/on-a-deja-traite-le-sujet-quelle-hospitalite-pour-la-folie-aujourdhui/

Merci à Médiapart pour ce beau documentaire.

J'ai été formateur à Saint Alban dans les années 90. Il restait encore un "souffle" de Tosquelles avant que des technocrates imbéciles et méchants - je pèse mes mots - ne foutent en l'air l'HP.

Supprimer le diplôme d'infirmier psychiatrique, quelle décision immonde !!!
Priver des milliers de malades du vrai soin dont ils ont besoin : être entendus dans leurs fantasmagories, leurs explosions, leurs coups de mous, etc. 
Remplacer le soin - le prendre soin - par des piqures de produits avilissants .

Faire du comportementalisme = tenter de dresser les gens comme des bêtes, leur dénier leurs qualités d'humains?

Oui, comme il a été dit, la psychiatrie donne l'image de ce qu'une société a de bien ou de mauvais.
Et en 2020 il y a correspondance exacte. Les gens à la tête du pays - élus et technocrates - qui pédalent à côté du vélo.
Qui construisent dans leur tête des mondes économiques, sociaux, éducatifs, etc. complètement à côté de la réalité.
Faire cela se nomme habituellement la FOLIE.

Merci !

Très beau document qui fait remonter beaucoup de souvenirs: à la maison, mes parents étaient psychiatres, il était souvent question de Tosquelles dans les conversations.Et aussi un exemple à suivre: à l'HP de Bassens en Savoie, dans les années soixante, les pavillons se sont progressivement ouverts, des ateliers d’ergothérapie sont montés, une ferme s'est développée. Hasard ou non, il y avait aussi des caméras et des appareils photos... Époque d'ouverture, hélas révolue...

Essentiel, au moment on l'on s'enferme dans des pratiques que l'on juge indispensables.... La Commission Nationale Psychiatrie de la CGT santé lutte jour après jour pour défendre ces valeurs humaines et humanistes. Soigner en psychiatrie c'est toujours resister ! Merci pour ce documentaire.

A Bassens, maintenant... Pour que les gens saisissent bien le contraste, entre '' Les heures heureuses '' et aujourd'hui... Il existe un service de gros bras qui porte l'acronyme de SASER et je n'invente rien. Les types sont payés pour forcer les patients en Chambre d'Isolement à prendre leur médicament. Ce sont des costauds qui se déplacent toujours en bande. Un jour, ils me l'ont rapporté, ils ont embarqué un patient en fuite dans leur voiture de service. La personne s'est rebellée : un ou deux taquets en retour... Il s'est avéré que cette personne était un passant... Conclusion : '' Il est important de nous donner l'identité compète de la personne et de nous en faire une description, un signalement, avant que l'on intervienne... '' Non, vous ne rêvez pas... Et ce type de service existe dans d'autres HP. Voilà la psychiatrie actuelle. Pour bien signifier que les choix politiques, la mise à l'écart de la psychanalyse, l'arrivée de psychiatres dopés au DSM, l'abandon de la psychothérapie institutionnelle, ont des effets bien concrets. J. Oury appelait cela de la barbarie, et ce type de HP des camps... Fantastique régression de notre système de santé et de notre société...

Merci pour ce documentaire! Mais cela me laisse tiraillée... Tiraillée entre la profonde conviction que c'est en prenant soin de l'hopital que nous pouvons prendre soin de nos patients. Prendre le temps de réfléchir a notre pratique (La fameuse deconniatrie de tosquelles pour traiter nos propre part de connerie à laquelle personne n'échappe !) Et d'un autre côté, le constat amer voir triste que dans les services de psychiatrie la temporalité accélérée ne permet pas la rencontre avec nos patients. Rencontre indispensable pour le soin...malheureusement cala conduit de plus en plus a la violence sous plusieurs formes.

Ce documentaire est u e merveille ! Une illustration sans équivoque de la dérive actuelle et ce qu’elle a de néfaste pour l’humain.

je retiendrais ceci : aimer/accepter  la folie c’est aimer/accepter  la différence.

peut-on se procurer ce film ? 

30 ans en psychiatrie ... en 1967 , Elève infirmière salariée,( petite main des infirmières en poste: personnel surtout féminin dans ces services )travail posté , 6/14 h ou 12/22 h , 1 j de repos par semaine  un Week- end toute les 6 semaines  les cours 3fois / semaines ....(quand il y avait assez de personnel dans le service ).....C ' est là que j ai connu le Dr Balvet ....... mais aussi le Dr Becache .... le Dr Beaujard .... Je travaillais chez les enfants( groupe de 10 dans une grande pièce ou lits, tables ,chaises , pots de chambre et baignoire  occupaient l espace ....

puis il y eut mai 1968......

Les conditions matérielles des personnels ont changé de façon significatives  40 h de travail au lieu de 48 h / semaines....16% du SMIG en plus ,mais , SURTOUT une meilleure formation par la mise en place de la FORMATION CONTINUE...et une véritable formation des élèves , j ajouterai aussi un plus grand engagement syndical ( qui était partie prenante pour une mise en place d une politique de secteur ,mais avec des moyens véritables... formations adaptées etc .. 

 le  "soin " aussi c ' est transformé  du " prendre soin " nécessitant surtout des qualités  humaines  à " donner des soins " décidé par un travail de réflexion d équipe , et alimenté par une meilleure formation ( un de nos médecins ,cité plus haut disait ,: on n est pas là pour les aimer , mais pour les soigner du mieux possible ...)

je ferai un raccourci de mon expérience  , constituée de grandes joies ...ou désespoir ..  de colère ...mais jamais je pense , d indifférence .....Voir des personnes âgées (des femmes qui avaient connu la guerre...et n étaient pas ressorties depuis , mais qui avaient pris insidieusement le pouvoir dans l unité de soins ( on disait le"  service "...) et géraient la distribution des denrées commandées en supplément .....qui faisaient grève si nécessaire et qui , tout simplement ,  avaient recrée une vie sociale propre àl' unité de soins ; Une façon pour elles de survivre !!!..... tout ça de façon invisible ,pour le visiteur lambda .....ou les soignants désabusés...

Bref , j ai connu la mise en place des appartements thérapeutiques , des visites à domicile instituées ,l accompagnement des malades stabilisés ( CMP ,avec des soignants affectés pour ces soins  ..)..Et en 1985: L hôpital de jour  : Censé favoriser le maintien à domicile, ou les liens familiaux ,ou l activité professionnelle  ou les formations  élargies ; le tout par une présence  irrégulière dans le lieu , adaptée au projet de soins .........et là tout à commencé à changer : peu importait le contenu du soin , ce qui était primordial , c ' était le taux d activité , de présence  effective dans la structure : peu importe si le patient était au travail , en stage ou autre ; il devait être là ....on transmettait tous les soirs ce relevé aux entrées et on se faisait remonter les bretelles si ce taux baissait....Bref je suis partie en retraite en 98 ...sans regrets ! un autre monde s 'ouvrait pour l accueil  ,ou l absence d accueil des malades ....Quand on laisse au politiques les décisions importantes liées aux soins , ( même avec l enrobage des conseillers Santé ..on est bien mal barré ! et particulièrement en Santé Psy !!!! ( ce ne sont pas eux qui vont s organiser pour défiler dans la rue....on voit avec les soignants ,qui demandent des moyens pour les soins !!!!)

Merci à ce film qui nous permet, au-delà de la psychiatrie seule (elle-même déjà sinistrée) de mieux appréhender les terribles pertes auxquelles nous avons plus ou moins consciemment consenti : le collectif, la poésie, l'humanité, la résistance, l'engagement, la lutte des classes, la psychanalyse ...

Ce film est sans appel, et c'est aussi ce qui fait sa force. Merci à Martine Deyres et à Mediapart. Que nous est-il arrivé ??????

Je viens juste de regarder ce documentaire et je voudrais vous remercier. 

Je suis étudiante de votre belle langue et, bien que je n'aie pu pas comprendre tout du commentaire de ce film extraordinaire, je suis vraiment heureux que je l'ai vu.  Les images d'archive me dites tout que j' en ai besoin concernant ce que nous en avons perdu au nom de néocapitalisme.     

Chez nous c'est la même chose, hélas.  Ce qui se passe actuellement ferait se tourner le prétendu père du NHS, soit le sécu britannique, Aneurin Bevan, dans sa tombe.   

Merci bien à Martine Deyres et à Mediapart !

  

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