«Mémoires d’un condamné», retour sur l’affaire Dreyfus du syndicalisme

Par Images en Bibliothèques & Mediapart

« Le 25 novembre 1910, la Cour d’assise de Seine-Inférieure déclare Jules Durand coupable de complicité d’assassinat et ordonne qu’il ait la tête tranchée sur la place publique. » Jules Durand, docker et dirigeant syndical, est condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, « un des cas les plus violents de la justice de classe que l’on puisse imaginer », écrira Jean Jaurès. La réalisatrice Sylvestre Meinzer est retournée au Havre, sur les traces de cette histoire oubliée.

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Ouvrier charbonnier au port du Havre, condamné injustement à la peine de mort sur de faux témoignages, gracié sous la pression d’une campagne internationale de soutien, rendu fou par la prison, enfin libéré et brisé… De cette histoire, il ne reste aucune archive, les dossiers ont mystérieusement disparu. Dans Le Havre d'aujourd'hui, Sylvestre Meinzer rencontre les hommes et les femmes que Jules Durand aurait pu côtoyer : syndicalistes, juge, avocats, psychiatre, voisins, famille…