«Troisième Printemps», un certain art de l’accueil de l’enfance en détresse

Par Images En Bibliothèques & Mediapart

À l’heure où les services de pédopsychiatrie dénoncent l’indigence de leurs moyens, voici des images d’une pratique quasiment disparue. Tournées par Arnaud de Mezamat en 1999 à la pouponnière d’Antony, près de Paris, quelques mois avant la fermeture de ce centre, elles disent combien une attention particulière aux enfants confiés par l’Aide sociale peut les aider à grandir, combien les mots sont la première matière du soin psychique.

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Tous les commentaires

Bravo  pour  votre  film  sur des sujets  mal connus  voir ignorés  par le grand  public  ,  cela s'appel  matérialiser l 'esprit  et l 'éthique du Journal              ,  merçi   d'honorer  cette foultitude  de " soignants d'écoutants d 'accompagnant  "  dévouées  pleines d abnégation  effectuant un travail  de  qualité extrême  pour des  "  petits "  catapultés dans la  vie   , subiçant si tôt  la violence  de  familles  ou l'inconséquence dramatique de  " jeunes parents  immatures  "  eux même ayant subi  des  " modèles "  déterriorés ! 

Merçi  donc  cool !

!

 

subiçant si tôt  la violence  de  familles  ou l'inconséquence dramatique de  " jeunes parents  immatures  "  eux même ayant subi  des  " modèles "  déterriorés !   

Traduction immédiate de" détresse des familles" pour notre 'immense' commentateur renard terrier......

Comment dire, souvent il n'est pas nécessaire de chercher avec énergie pour trouver de la bêtise et de l'ignorance, elle s'impose à vous....

Bravo et respect au troisième printemps, honte aux commentateurs inconséquents

 

Magnifique reportage, mettez le titre en fluo en clignotant, je ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour que les jeunes parents, et les autres voient comment un adulte peut permettre à un tout petit de participer de tout son corps à la vie quotidienne. S'habiller bien avant de savoir marcher, ben oui, ils savent plier leur coude alors le faire au bon moment pour enlever son pull, quel bonheur partagé, quelle orientation joyeuse pour grandir. ça prend un peu de temps ? préférons nous le prendre à les engueuler quand ils seront trop grand ?

Cet enfant a été abandonné, trouvé dans un couloir d'immeuble et pourtant le regard des soignants est sollicité pour le fait qu'il est vivant, "ce n'est pas un pauvre petit" Elles vont apprendre à s'ouvrir à ce qu'il dit de sa souffrance par son corps, mais en sachant s'appuyer sur ce qu'il leur offre déjà cette immense capacité à vivre.

je ne comprends pas tout, trouve à interroger, mais des lieux de vie comme ça, détruits, c'est... de l'ignorance en barre

Dolto n'a plus la cote, monter en épingle ce qui ne va pas est une activité fort partagée, quitte à regarder le doigt

Je sais qu'il y a des lieux, ou au moins des soignants français qui sont au courant des pouponnières de la rue Loczy à Budapest pour les orphelins de guerre, je vous en prie, parlez nous en, ne nous laissez pas sur cette perle d'humanité disloquée à Antony par la bêtise de nos décideurs. Le vivant dans l'humain, c’est fragile.

il ne faut pas laisser ça seulement aux pro, ils ont besoin de lieux pour que ça vive, et donc de tous les citoyens pour qu'ils existent L'humanité, ça se cultive aussi.

Remarquable documentaire. Au-delà des situations d'abandon et de maltraitance, il interroge l'attitude des adultes telle qu'elle se révèle dans le quotidien le plus banal, avec ce que cela suppose de prise en considération du désir qui sous-tend les manifestations corporelles ou langagières des enfants, et cela dès leur plus jeune âge.

  • Nouveau
  • 03/05/2019 18:14
  • Par

Ce serait une erreur de fermer ces institutions qui permettent une seconde chance à l'enfant de se reconstruire en toute autonomie et indépendance face aux abus de parents maltraitants. Les valeurs éducatives sont sacrées et inéluctables, les ignorer auraient des conséquences sur eux pour toute la vie. Un enfant est toujours innocent, ces recours aux fantasmes sexuels sont de la survie d'une réalité insupportable à un traumatisme réel exercés sur eux. Les victimes d'hier seront des violents directs ou indirects d'aujourd'hui et de demain. Les intervenantes font un remarquable  travail réparateur respectant les besoins de l'enfant et lorsqu'il est nécessaire, ne l'accusent pas mais lui font prendre conscience en le repositionant sur les véritables repères.

Documentaire poignant, admirable. Honte aux décideurs qui ont fait fermer ce centre. Les ressources pour rendre le monde meilleur existent mais il y a toujours des puissants pour les anéantir.

Une bien belle humanité qu’il faudrait prendre en exemple à l’heure où, sur toute la planète, la vie humaine perd tant de crédit dans un monde de prédation où la puissance et la richesse matérielle d’une minorité sont devenues les moteurs d’une gouvernance qui a perdu tout sens de commisération.

Je re-regarde ce documentaire.. et les larmes me viennent encore. Car dans chaque "geste", intention et attention extrème des adultes.. se reflète toute la maltraitance administrative envers les plus fragile que l'on connait tous bien.. se reflètent les terribles camps pour enfants de migrants à la frontière des USA, pays le plus riche au monde, pays qui n'a absolument aucune excuse, et certainement pas celle de l'ignorance des conséquences de ces mauvais traitement sur les enfants (les rapports plus qu'officiels de pedo-psychiatres s'accumulent.. sans effets..).
Mais la France aurait bien tord de voir le monstre et de ne pas se regarder soi-même, quand tous les coûts - et donc l'écoute et l'attention - des services ne cessent d'être réduits alors que les besoins eux ne diminuent pas.
Oui, ce documentaire me fait pleurer, car il montre *tout* ce qu'on ne fait pas/plus pour véritablement aider l'autre.

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