«Unti, les origines»: esprit amérindien

Par Tënk & Mediapart

Du fleuve Maroni jusqu’aux collines du Tumuc-Humac, à la frontière brésilienne, le réalisateur guyanais Christophe Yanouwana Pierre entame un voyage fascinant, où les rites qui survivent rejoignent son besoin d’identité.

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Tous les commentaires

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  • 16/08/2020 16:37
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Joli et profond, captivant .

Et au passage merci pour la recette du lézard grillé .

Des iguanes. J'ai aimé? J'en avais dans mon jardin à Cayenne, à à peine 200 ou 300 m de la place des Palmistes. Je n'ai pas mangé ceux de mon jardin : c'était pratiquement des copains.

Je comprend bien, deux d'entre eux se régalent des restes de l'atelier tout les midis à Rémire.

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  • 17/08/2020 00:57
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Merci pour ce partage.... connecté à l'eau d'en haut, l'eau d'en bas, au vent, à la montagne, aux feuilles, aux esprits et aux ancêtres.

Ils ont fait partie de la convention citoyenne, ces français de l'autre monde?

Ils auraient surement des choses à nous dire, eux qui sont  plus proche de l'effondrement que nous, grâce à nous, nous les grands destructeurs obtus, aveugles, sourds et imbus d'eux même?

Malgré nos droits de l'homme, on a pas fait mieux que les australiens et les américains.

Si j'oubliais on a fait le musée des peuples premiers.

Nos société manquent sombrement de spirituel. C'est sans doute pour cela qu'elles sont malades.

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  • 17/08/2020 18:55
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Merci à Christophe Yanouwana Pierre d'avoir partagé des choses aussi intimes et néanmoins universelles. Il se trouve que je viens de relire Maudits sauvages de Bernard Clavel: même problématique mais dans le Québec du Nord. Je vous le conseille (si vous aimez lire!). Il a été écrit en 1988.

Quant à la culpabilité "des blancs"... Il revient à chacun de nous, quelque soit notre lieu de naissance, de sortir de l'endormissement, de résister à la société de consommation (par exemple de ne pas acheter de bijoux en or quand on sait les ravages du mercure utilisé pour son extraction), mais les lampes frontales c'est bien pratique, et sans ordinateur, je n'aurais pas vu ce film!

C'est bien compliqué de trouver un positionnement juste!

C'est mieux que de

Tout jeter

Avec un terrible

" de toutes façons " !

Ce film est vraiment magnifique pas pour les images cartes postales, qui n'en sont pas, mais pour la richesse de la rencontre, et sa sincérité. Les Amérindiens Kali'na sont les gardiens de cette jungle incomprise. Dont la puissance est le chant. Chant des amérindiens comme de sa jungle.

Je viens de sortir du livre d'Albert Londres Au bagne et les deux voyages maintenant se croisent. Dommage qu'Albert Londres n'est pas eu le temps de vivre sur la terre des Kali'na. Pourtant, ils les a croisé. Mais son immersion dans les camps l'a heurté au point d'oublier la parole de ceux, qui détenaient le savoir ancêtral de cette terre et qui avant les bagnards avaient connus une machine a broyer leur culrure : la colonisation.

Albert Londres, était-il un colon modéré malgré lui ? Dans cette lettre ouverte, il écrit au ministre des colonies " la Guyane est un Eldorado,(...) il manque encore un plan de colonisation. ", "il y a de l'or en quantité (...) " , "l'avenir de la colonie : le rendement "; pourtant cette lettre avait pour objet l'humanisation des conditions de vie du bagne. Par son engagent et sa plume, Albert Londres a réussi à gagner la bataille contre l'injustice du bagne, mais son héritier est certainement Gaston Monerville, le député de Guyane qui en 1938 par un décret du front populaire abolira officiellement le bagne. Le rêve d'Albert Londres verra le jour en 1946, après la guerre, le rapatriement des bagnards.

Albert Londres concevait la modernité par l'insdustrilisation dans le respect de l'humanité. Avait-il raison ? Aujourdhui, ce film est une réponse au ravage de l'ère industrielle sur la Guyane. Les poissons en sont contaminés. Et la culture autochtone bafouée.

Sa ligne de conduite était de rendre publique, l'inhumanité des camps de forçats et par conséquent de dénoncer les systèmes de corruption liés à la colonisation.

Il serait intéressant de recueillir la parole des Kali'na sur Albert Londres, comment le perçoivent-il, un colon ou un libérateur ?

Le bagne était l'expression de la violence de la colonisation et la persécution politique ( Dreyfus).  Le génocide des amérindiens également.

La rencontre avec les deux aurait été utile. Mais l'ancien correspondant de guerre était pourtant subjugué par la nature tropicale. Il aurait pu retrouvé au contact des Kali'na l'amour de la nature et puisé un enseignement d'humanisme, loin du "spectacle des cents enfer" comme il décrivait les camps.

En refermant ce livre, je suis encore plus enrichi de ces écrits. En quittant ce film, je suis enrichi des paroles de Yanawana. Encore tant de pensées demeurant dans ma mémoire.

 

Je voudrais être une forêt pour entendre me chuchoter toutes ces pensées que je garderais en mémoire, toutes ces pensées qui ont fait progresser l'humanité, qui l'honore.

Merci de croiser votre expérience de lecture avec  ce film.

et d'imaginer ces rencontres de bonnes cause.

 

Ce que l'écologie apporte  de majeur, ce sont les LIENS , 

Intellectuels, humains , ..etc.

Message à l’attention de Christophe Yanouwana Pierre

Pour ce témoignage très personnel, sincère, juste et utile : merci !

Un beau voyage de retour.*

En guise d’applaudissements, je souhaiterais vous faire part à mon tour de quelque chose qui provient de mon vécu personnel, d’une petite partie seulement, en gardant pour moi l’essentiel et les détails.

Après avoir regardé votre film-documentaire, j’ai pensé à un fait me concernant, en lien avec tous les éléments de votre histoire et le YI KING (livre d’oracles écrit par des chamanes de la chine antique – traduction Richard Wilhem).

Un an avant cet évènement, voici l’hexagramme obtenu :

YI KING

L’hexagramme N°11 – T'AI / LA PAIX 

     Le petit s'en va, le grand vient.

     Fortune. Succès.

     « Pas de plaine qui ne soit suivie d'une côte, pas d'aller qui ne soit suivi de retour.

     Sans blâme est celui qui demeure constant dans le danger.

     Ne te désole pas d'une telle vérité ; jouis du bonheur que tu possèdes encore. »

Commentaire du YI KING :

     Tout ce qui est terrestre est soumis au changement. A la prospérité succède la décadence. Telle est la loi éternelle sur la terre. Sans doute le mal peut être réprimé, mais non définitivement écarté : il revient. Cette conviction pourrait rendre mélancolique, mais elle ne doit pas avoir un tel effet. Elle doit seulement empêcher qu'on ne se laisse aveugler par le bonheur. Si l'on garde à l'esprit l'idée du danger, on demeure constant et l'on ne commet pas de faute. Tant que l'être intérieur demeure plus fort et plus riche que le bonheur extérieur, tant que nous restons intérieurement supérieurs au destin, le bonheur nous demeure fidèle.

Pour terminer, permettez-moi de vous faire une suggestion : et si vous écriviez un livre ?

Pourquoi ne pas relater dans un livre votre expérience personnelle, – et davantage –, votre vision du monde, vos questionnements, avec votre façon à vous de dire les choses ?

Bien cordialement.

*(Re-tour : une révolution individuelle, en sens contraire !)

 

Mr Christophe Yanouwana Pierre,

 

Dans votre cheminement personnel, 

Ô combien douloureux,

Naît un dépassement de soi ,

Tellement heureux de partager

Avec bien d'autres groupes...

 

Et moi, et moi, j'en ressens  l'écho,

À la fois petit et grand d'humanité

Solidaire: luchamos !

Salut et merci à vous.

 

Bonjour, je ne parviens pas à voir le film en plein écran – suis-je le seul dans ce cas ? Je trouve dommage de le regarder dans des mauvaises conditions... Merci pour votre aide !

(Si ça aide quelqu'un un jour : clic droit --> This Frame --> Show only this frame et là, il devient possible de passer en plein écran)

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