«A l’air libre», pour se libérer de la prison

Par Samuel Gautier Et Nicolas Ferran

Nichée dans une vallée picarde, la ferme de Moyembrie accueille des détenus en fin de peine, sous le régime du placement extérieur. Ici, ils tentent de rebâtir un véritable « projet de vie ». Cette structure d'insertion singulière leur propose un logement, un travail, un accompagnement social et une vie communautaire riche et exigeante. Un documentaire de Samuel Gautier et Nicolas Ferran à voir en intégralité.

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Tous les commentaires

Ben voilà...il y a d'autres voies plus humaines...mais l'humain n'a plus sa place dans le fa(u)meux "pragmatisme" (mot que je ne peux plus entendre) macronien...

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  • 07/03/2018 16:39
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Bravo et  merci beaucoup pour cet excellent et émouvant documentaire. Quel bonheur de voir des humains.

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  • 07/03/2018 17:18
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Magnifique documentaire.Bravo !

Beau reportage - la relation humaine et la confiance accordée sont au centre de cette réussite - Félicitations aux encadrants !

smile merci pour ce beau reportage !

Idem, magnifique film, merci de nous le faire partager, je transmets e film et l'info. à mon entourage.

Incroyable. On attend maintenant un documentaire sur les femmes détenues ! 

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  • 08/03/2018 17:57
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Respect, et merci !
Je diffuse autour de moi

Que d'émotion...... ce documentaire est superbe!

Que c'est bon de rencontrer des gens qui se donnent pour faire revivre des êtres qui ont basculé un jour.

 

Merci!

 

Magnifique documentaire, pudique, sensible, émouvant, merci.

Excellent documentaire!

Bravo et merci. Encore et encore....

Ce documentaire est magnifique d'humanité, de simplicité, ces femmes sont généreuses et ces hommes se doivent de réapprendre à vivre hors des cages appelées prisons. Témoignages assez émouvants, même si l'on ignore ce qu'ils ont "faits". Basculer est si vite arrivé, sans re-père, ni argent, ni famille. La liberté est si fragile.

Magnifique reportage,qui évite la tentation d'enjoliver la réalité.Comment espérer un quelconque rebond d'ex-détenu,sorti,ses sacs poubelles à la main,sans argent,famille,CV,habitué à l'inertie et au cantonnement,décalé par rapport à la vie extérieure(le billet de 5 E)....Un pallier vers l'autonomie,la re-construction de soi,l'élaboration personnelle de règles de vie,la confiance en soi et envers la société...

Devrait passer à la TV,particulièrement dans une soirée Théma d'Arte.

Illustre,à nouveau,le concept de "résilience"développé par Boris Cyrulnick,dont j'ai été témoin ..si souvent(et que j'ai moi-même vécu).La résilience est un phénomène psychologique où la personne prend acte de son traumatisme pour se recontruire.

  De telles structures associatives,avec ouverture aux bénévoles volontaires pour des activités spécifiques(écoute,soutien scolaire,accompagnement AA,préparation au permis de conduire(code et conduite),informatique,découverte des métiers,recherche et accompagnement vers l'emploi...etc)coûtent moins cher que la prison!Encore une erreur politique....et économique(puisque seul compte ce dernier argument pour les politiques et  technocrates sans conscience qui gouvernent).Quoique,en privatisant à la manière de la prison de Litchfield(série"orange is the new black"),voici un nouvel espace d'enrichissement pour les trusts,multinationales,fonds de pension anglo-saxons...

   La nature,la ferme,les bêtes,le travail agricole,la vie en semi-communauté....quel bel environnement apaisant pour des âmes torturées,quel  cadre de vie enviable,même pour des gens seuls,dans la rue,chômeurs,travailleurs pauvres et précaires,jeunes retraités...La vie en communauté,dans un grand espace rural,avec des activités épanouissantes(jardinage,élevage,bricolage...)n'est pas,encore,suffisamment envisagée dans nos sociétés individualistes et anxiogènes.

    Alors que les petites exploitations agricoles sont ruinées et désertées,il suffirait d'assurer des moyens économiques et politiques favorisant l'installation de qq adultes par ferme,sans pécule au départ,pour de la production BIO de préférence.Car production saine et recherchée(la France doit exporter devant la demande en hausse),permettant de vivre correctement avec moins d'hectares,demandant plus de respect des rythmes naturels et plus de main-d'oeuvre,vendue plus localement....Double intérêt social...

 Ce qui rejoint le programme FI:instituer la nourriture bio dans les cantines scolaires(alors que les jeunes enfants,surtout dans les milieux modestes, mangent de la bouffe industrielle de plus en plus nocive)en aidant au développement des producteurs bio locaux....Encore 4 ans?

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