Le pavillon, ou tout l'art d'habiter quelque part

Par Images en Bibliothèques & Mediapart

On peut le juger catastrophique d'un point de vue architectural et urbanistique. Il n'empêche, le pavillon a fait rêver des millions de Français. Dont les parents de Fredéric Ramade qui, un jour, ont fait construire dans un lotissement près de Tours. Dans «Ode pavillonnaire», Frédéric Ramade pose un regard sensible et intime sur cet amour de la maison individuelle qui fut celle de son enfance.

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En partie d'accord...en tout cas cela m'a donné envie de revoir l'oeuvre de Jean-Daniel Pollet....c'est le point positif....

au dela du documentaire, avec un thème central, la maison de banlieue,

j'ai bien aimé, l'idée de filmer sa propre famille,

la maman surtout m'a beaucoup ému, et le père est charmant,

merci Frédéric Ramade,

Touchant.

Ce documentaire ne m'a pas emballée ! Sûrement que le style de cet Habitat Pavillonaire ne m'a jamais fait rêvée ! Que ces constructions tristes, uniformes à mon goût  m'éloignent du Voisin, de l'Autre. Ceci étant-dit je respecte le choix de ceux qui y trouvent une forme de bonheur d'être ensemble,  dans le Cocon Familial lequel peut-être Protecteur.

J'ai pris le temps de regarder ce documentaire que j'avais entrevu lorsque l'article a été publié. J'ai apprécié, merci.

Après tout, il est filmé au rythme de la vie de ces lieux qui vieillissent comme leurs occupants. Là où il y a des enfants, c'est le ballet des voitures qui remplace leurs cris et leurs jeux. Ici, c'est le grand calme, à peine troublé par une tondeuse à gazon.

J'ai trouvé très bien placé le rappel de la loi Loucheur de 1928 : "un propriétaire, même petit, ne se révolte pas" ! C'est curieux, je viens de regarder le documentaire "Howard Zinn, une histoire populaire américaine" où la publicité et l'incitation à consommer sont décrits comme les plus puissants moyens de contrôler les masses ouvrières.

Aujourd'hui, les lotissements sont constitués de terrains de 250 m² fabriqués en dehors de toute considération d'urbanisme et autre science. Seule la rentabilité du foncier compte. J'en connais un de formidable où toutes les maisons sont à l'ombre des constructions voisines ! On subdivise aussi les jardins dans les quartiers anciens au prétexte de densifier l'habitat. Dans quelques années, on s'étonnera que tout le monde s'entretue dans ces quartiers qui ne sont rien moins que des grands ensembles à l'horizontale (mais financés par leurs habitants).

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