«Mai 68 n’a pas duré qu’un mois»

Par Olivier Besancenot, Sara Brücker, Florence Johsua et Tancrède Ramonet

Dix actrices et acteurs de 68 reviennent sur ces événements qui ont changé leur vie. Une série proposée par Olivier Besancenot, Sara Brücker, Florence Johsua et Tancrède Ramonet.

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Tous les commentaires

Vous évoquez sans doute les soixante-huitattardés de la "gauche" simplette, la conosphère... et Coucou 1er, le "révolutionnaire mitterrandien", "l'oxymorose"...

Bien!

 

Toujours aussi "simplet", l'artiste lambda ! Bof ... Pas grave. Bien dans l'air réac du temps, sous des aspects con testataires.  Désolé, guy ! 

tongue-out

On aime beaucoup parler d'un hypothétique autrefois pour ne pas avoir à parler d'aujourd'hui.

C’est ce qu'on pouvait craindre des mai 68 et c’est bien ce qui est arrivé, ça fait trois mois que ça dure.

Et regardez moi ces vieux birbes sortis sans problème de la merde pour l'avoir exploitée et incapables d'aider ceux qui y sont aujourd'hui et qui vont bavassant inutilement !

On a envie de gerber !

Condoléances à ceux qui ne peuvent parler que des morts et ne font vivre personne....

Halte à la fausse révolution bourgeoise de mai 68 pour la consommation et dont l'évocation gentiment historique permet de raconter ses souvenirs en tremblotant et en attendant sa camomille et place à une révolution totale actuelle !

Ici des témoignages vidéo, dont la majorité rendent compte de ce qu'ont vécu des individus sans qu'ils soient des acteurs dans la lumière: Mai 68, tout changer - 10 entretiens en vidéos 

Mais nous ne parlons pas des mêmes personnes....

De plus il se trouve que je viens du Sud Ouest... Il ne faut pas non plus complètement rêver....

Par contre si vous avez un bout de terrain  à vendre sur le Larzac faites le moi savoir.... A un prix honnête, naturellement.....

Bonne chasse !

Votre seule intérêt dans la vie serait donc mercantile.

casse-toi    (non, non !)

Wooh ! Ça décoiffe ! Bien répondu ... En même temps ( ! ) : bien faire et laisser braire !  cool

Il (l'ami seth) n'est pas méchant, méchant ...  Un peu obnubilé, parfois, puis mordant : ceci compense cela !  

À plus, ami, et ne vous "cassez pas" d'ici !  wink

Bonjour Cerise,

Evitez de me prêter des pensées que je n'ai pas en affirmant " Vous pensez peut-être que l'histoire ne sert à rien ".

Je souligne la contradiction médiatique à remplir l'actualité de mai 68 en pleine défaite sociale.

Emmanuel Macron procède pareillement en communiquant sur le "devoir de mémoire" tout en s'abstenant de poser un acte efficace pour garantir le respect de la dignité des migrants ou leur accueil décent (ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres)

Je suis d'accord avec la contradiction médiatique  mais ce n'est pas qu'une question de "devoir de mémoire" c'est justement parler de 68 c'est tenter de faire revivre et de rappeler comment une mobilisation d'ampleur peut changer une climat social et politique, comment des travailleurs mobilisés peuvent changer la donne

Le progrès de la situation des "travailleurs" après 68 est très relatif quand on lit " L'établi" de Robert Linhart. Ceux qui parlent du passé oublient de prendre en compte les différences avec le temps présent où le travail est très précaire, l'accès au logement très difficile, etc. On ne mobilise pas des personnes sans travail et sans logement - ou des personnes qui ont l'un ou l'autre en craignant de le perdre - comme on le fait dans une situation de plein emploi, ce qui était le cas en "68".

Le bouquin de Linhart  couvre la période avant 68.

Avant 68 il n'y avait pas la précarité actuelle mais il y avait des conditions de travail extrêmement dures dont aujourd'hui on a du mal à se rendre compte avec un temps de travail qui pouvait aller jusqu'à 48 heures par semaine, il y avait aussi un non-droit total, impossible de diffuser un tract, de donner une info syndicale dans un service 

L'accès au logement était difficile, une  fille célibataire se voyait demander des garanties de"moralité", on ne trouvait que des petits logements à la limite de l'insalubrité.

"Le plein emploi" ne réglait pas tout car les salaires par rapport au coût de la vie étaient très bas. On nous a raconté sur tous les tons que c'était "les trente glorieuses" , sans doute pour les profits mais pour les salariés ce n'était pas la gloire  et la grève de 68 , le plein emploi ne l'a pas empêchée ce n'est pas pour rien!

 ceux du Larzac, les anonymes qui ont commencé une autre vie, souvent au détriment de leur famille et enfants , qui ont créé des coops, des GFA, de la presse libre (charlie hebdo, la gueule ouverte ...), l'écologie,  ... ceux (et surtout celles, comme moi) qui ont découvert ce que voulait dire "liberté" dans la responsabilité, qui continuent à dénoncer l'absurdité de la société de consommation , ceux qui continuent à se battre , bien qu'ils soient désespérés de voir que leurs combats ne sont pas repris, ou dénigrés par toi Seth . 

...comme n'est pas repris le combat des économistes atterrés https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/121210/mon-coeur-danse-gambade-de-joie-le-manifeste-des-economistes-atterres-est-ne qui fût le nôtre, ici à Mediapart et qui donne, parfois, kl'impression d'avoir été abandonné

J.S. Bach - BWV 201 (7/15) - Aria: "Zu Tanze, zu Sprunge so wackelt das Herz" © toxiconegro

Mesure n°1 : cloisonner strictement les marchés financiers et les activités des acteurs financiers, interdire aux banques de spéculer pour leur compte propre, pour éviter la propagation des bulles et des krachs
Mesure n°2 : Réduire la liquidité et la spéculation déstabilisatrice par des contrôles sur les mouvements de capitaux et des taxes sur les transactions financières
Mesure n°3 : limiter les transactions financières à celles répondant aux besoins de l’économie réelle (ex. : CDS uniquement pour les détenteurs des titres assurés, etc.)
Mesure n°4 : plafonner la rémunération des traders

Mesure n°5 : renforcer significativement les contre-pouvoirs dans les entreprises pour obliger les directions à prendre en compte les intérêts de l’ensemble des parties prenantes
Mesure n°6 : accroître fortement l’imposition des très hauts revenus pour décourager la course aux rendements insoutenables
Mesure n°7 : réduire la dépendance des entreprises vis-à-vis des marchés financiers, en développant une politique publique du crédit (taux préférentiels pour les activités prioritaires au plan social et environnemental)

Mesure n°8 : les agences de notation financière ne doivent pas être autorisées à peser arbitrairement sur les taux d’intérêt des marchés obligataires en dégradant la note d’un État : on devrait réglementer leur activité en exigeant que cette note résulte d’un calcul économique transparent.
Mesure n°8bis : affranchir les États de la menace des marchés financiers en garantissant le rachat des titres publiques par la BCE.

Mesure n° 9 : Réaliser un audit public et citoyen des dettes publiques, pour déterminer leur origine et connaître l’identité des principaux détenteurs de titres de la dette et les montants détenus.
Mesure n°10 : Maintenir le niveau des protections sociales, voire les améliorer (assurance-chômage, logement…) ;
Mesure n°11 : accroître l’effort budgétaire en matière d’éducation, de recherche, d’investissements dans la reconversion écologique... pour mettre en place les conditions d’une croissance soutenable, permettant une forte baisse du chômage.

Mesure n°12 : redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l’impôt sur le revenu…)

Mesure n°13 : supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l’emploi

Mesure n°14 : autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États (ou à imposer aux banques commerciales de souscrire à l’émission d’obligations publiques) à bas taux d’intérêt, desserrant ainsi le carcan dans lequel les marchés financiers les étreignent
Mesure n°15 : si nécessaire, restructurer la dette publique, par exemple en plafonnant le service de la dette publique à un certain % du PIB, et en opérant une discrimination entre les créanciers selon le volume des titres qu’ils détiennent : les très gros rentiers (particuliers ou institutions) doivent consentir un allongement sensible du profil de la dette, voire des annulations partielles ou totales. Il faut aussi renégocier les taux d’intérêt exorbitants des titres émis par les pays en difficulté depuis la crise.

Mesure n°16 : remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l’Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire
Mesure n°17 : au lieu de la politique de concurrence, faire de « l’harmonisation dans le progrès » le fil directeur de la construction européenne. Mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique (des GOPS, grandes orientations de politique sociale)

Mesure n°18 : assurer une véritable coordination des politiques macroéconomiques et une réduction concertée des déséquilibres commerciaux entre pays européens
Mesure n°19 : compenser les déséquilibres de paiements en Europe par une Banque de Règlements (organisant les prêts entre pays européens)
Mesure n°20 : si la crise de l’euro mène à son éclatement, et en attendant la montée en régime du budget européen (cf. infra), établir un régime monétaire intraeuropéen (monnaie commune de type « bancor ») qui organise la résorption des déséquilibres des balances commerciales au sein de l’Europe

Mesure n°21 : développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices, …) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d’accès aux services publics et sociaux dans les divers États membres sur la base des meilleures pratiques.
Mesure n°22 : lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d’intérêt faible mais garanti, et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l’économie européenne.

Source : http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html

http://www.youtube.com/watch?v=W2QEYNMIem4

http://www.youtube.com/watch?v=usfiAsWR4qU

coolcoolcool

A bientôt.

Amitié.

jean co, 

Ok, ok ... Mais tout y était en germe  (société dite de consommation) ... nous dit-on ... 

Devenue "société merdique d'hyper-conso" bien petite-bourgeoise familialiste !   tongue-out

 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
Sauf qu en 68 il n y avait pas que la cfdt et le PSU...remember Charlety

Il y avait toutes les organisations et surtout le PCF qui avait un autre poids qu'aujourd'hui et qui a rappelé ce qu'est un parti. Il n'y a plus beaucoup de traces de mai 68 et le PCF a perdu de sa puissance. Il n'y a plus de PSU, la CFDT  n'est même pas l'ombre d'elle-même, tout est à refaire !

blandino, 

Certes .. Sauf que Rocard était à Charléty ...

Avec Mendès, d'ailleurs, nous dit-on à l'oreillette   cool  !

 

Cerise, 

"""la CFDT  n'est même pas l'ombre d'elle-même"""

Vous galéjez !   La Ce Fe De Te  actuelle est l'inverse absolue de ce qu'elle fut, grâce à des Piaget, et avec des E.Maire suiveurs.

(nous dit-on).

Le PCF et la CGT sont toujours victorieux, n'empèche que les accords de Grenelle ont été négociés le 27 mai 1968 au ministère des Affaires Sociales (rue de Grenelle), entre le gouvernement du Premier Ministre, Georges Pompidou, les syndicats ouvriers dont la CGT, FO, CFDT, CFTC, FEN et les organisations patronales telles que le CNPF, PME.

Ces accords ont fini par aboutir à  plusieurs réformes :

  • augmentation de 35 % du salaire minimum interprofessionnel garanti
  • augmentation des salaires (environ 7 %)
  • réduction du temps de travail (semaine de 40 heures)
  • droit au syndicat d'entreprise
  • mise en place des allocations familiales
  • hausse du minimum vieillesse
  • récupération des journées de grève.

 Etait-ce le début de la société de consommation? Certainement celui d'une société moins rigide, moins suffisante qui avait failli être remise en cause...mais pour cela fallait d'autres dirigeants syndicaux que ceux de la CGT jusqu'à la CFTC. Des jours heureux inoubliables...Les Gilets Jaunes et nous tous pensons-y de temps à autre. En face ils nous disait qu'avec ces "avancées" sociales tout devait s'effondre. Toujours la même propagande patronale, gouvernementale et même syndicale...

Nous étions la « chienlit »…

Piaget plutôt CFDT ( CGT retraités maintenant ) et PSU ! Même si la LCR fit tout pour qu'il soit candidat en 1974 à la présidentielle ! 

chesnais, 

Non, non !  Pas paumés du tout, malgré les emmerdes !  Ce sont ceux-là  (vous, etc)  qui ont sauvé l'honneur, semble-t-il. 

À bas les "stars" qui ont trahi  et s'exhibent sur les fenestrons merdiques !  Des noms ?  À quoi bon ?  Ça pullule dans les gros médias-toc  (notamment pour le foutte   money-mouth). 

Et à MDP ?  Intéressant à savoir ...  

 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Vous ne pourriez pas être plus claire pour ceux qui n'ont pas fait d'études et qui voudraient bien comprendre votre réaction vis à vis de cet évènement et à l'initiative de Besancenot.?

jean-marc, 

Bravo l'artiste !  Là, on vous suit   (vous me comprenez ?).  À quand le bouquin ? Tenez-nous au courant.  

Cordialement. 

 

Politicards du NPA ? Des noms ! Des noms !

"Le reveil sonne, premiere humiliation de la journee..."

En voila un slogan de Mai 68 qui devrait interoger les Besancenots et les Poutou... eux qui veulent travailler, dans le confort certe, avec des vacances , alors que depuis la nuit des temps et avec l'invention de la roue l'homme n'a pas cessé d'essayer de trouver des moyens pour ne plus travailler du tout....

Et puis il y a ca....https://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-esprit68-fr.htm      ou l'on constate que le syndicalisme et les politicards  c'etait pas vraiement le moteur du mouvement.  Mais quelque chose d'autre que d'aucun aujourd'hui refoulent... les pudiques benets de la start-up nation !

 

j'ai rien compris, suis-je devenue bête ?

https://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-esprit68-fr.htm 

sur le foot, il faut lire le petit bouquin de Ruffin. Ça m'a remis un peu les idées en place.

Je vous signale qu'en 68 les syndicaliste ont joué un  rôle positif ou négatifs mais déterminants pour la simple raison qu' ils étaient dans les boîtes en grève ce qui n'était pas le cas de gens qui en causent aujourd'hui.

Ben voilà un super programme ,mais pourquoi vouloir refuser le Nutella et les matchs de foot ,vous n'aimez pas ça ?

Vous faites comment pour vivre sans travailler ? 

Et FILOCHE ? C'est amusant cette absence de la part de Médiapart . Il en a pourtant dit écrit des choses sur Mai 68! Amusante aussi cette proximité avec Solidaires ...

Ah bon elle est où la proximité avec Solidaires? le contenu de ce qui est dit ne compte pas, ce qui compte c'est de rechercher les magouilles politicardes!

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

 

Les "je me souviens" un peu gnangnan ne doivent pas faire oublier que les seuls résultats tangibles des "événements" , en dehors du ressenti d'un réel souffle libertaire, les dividendes donc ont été les accords de Grenelle principalement au crédit de la CGT et du PC d'une part, le vidage de De Gaulle d'autre part auquel fut substitué... un Pompidou élu grâce aux  "socio-traîtres". Point barre.

Le reste est du pur fantasme idéalisé pour "romantico-révolutionnaires" ce que furent, en plus d'être majoritairement "petits bourgeois", les gauchistes de 68 qui dégénérèrent également majoritairement et ceci explique cela... très rapidement en socialistes "pragmatiques" hier et aujourd'hui propre à alimenter l'imagerie crypto socialiste de la conosphère soixante-huitattardée de la "gauche" simplette ainsi qu'à nourrir la patho(s)logie de "l'oxymo-rose" le "révolutionnaire mitterrandien" auto-intronisé "Petit pépère du peuple".

Cette triste exploitation idéologique de 68 par la "gauche" simplette gâche d'avance toute commémoration, à supposer qu'elle soit utile, d'un moment important de notre Histoire... dont le souvenir, pour dire le vrai, restera surtout celui d'une parenthèse enchantée qui permît au peuple de constater à quel point le roi était nu et le patronat fragile...

C'est pourtant à partir de ce constat que tout est possible, état complice fusionnel et empressé, carpette des "gattaziens d'hier et d'aujourd'hui" ont mis, ensemble, prés de 50 ans à retrouver leur commune arrogance... le titre de l'article n'est pas faux «Mai 68 n’a pas duré qu’un mois» mais indiscutablement les français ont "la mémoire courte" et, surtout, pas vraiment le mode d'emploi...

Après quelques semaines de grève générale solidaire, état et patronat furent l'un comme l'autre à genoux parfaitement ouverts à la "négociation" y compris celle du paiement intégral des jours de lutte, ils venaient de rencontrer le peuple déterminé et de mesurer ce qu'ils risquaient de perdre...

Le rapport de force actualisé dans la bouche d'un Fillon en campagne ça donne "même pas peur", soit la même chose aujourd'hui que dans celle d'un Macron et c'est uniquement une question d'adversaire... qu'on peut synthétiser par une citation, pas si improbable, de ce dernier : "Merci FI, grace à vous, ça marche pas, ça roule !"...

Définitivement marre de voir l'Histoire réécrite par les coucous de la gauche et, surtout, par leur leader en carton pâte, pitoyable sous son déguisement de "révolutionnaire mitterrandien", "l'oxymo-rose" "Coucou 1er" prêt à se faire du gras sur n'importe quoi et n'importe qui à n'importe quel prix... en tentant désespérément de se refaire une virginité sur le dos de la gauche... en mixte discursif faisandé de Jaurès/Hugo/Zola...

Le tout en négligeant oublieusement le poids devenu définitivement extrêmement gênant de son cher et néanmoins très encombrant passé autant que ses pratiques zélées de "social traître" dont il n'est qu'un spécimen archétypal orthodoxe et soumis : "La caque sent toujours le hareng".

C'est raté !... malgré sa trahison d'Hamon ET du PC... "l'oxy-morose" est tombé du train et n'a pas su faire... autre chose que de faire élire Macron...

Il ne faut et ne faudra jamais oublier que le "révolutionnaire mitterrandien", "l'oxymore" Coucou 1er, s'il n'est aussi que faisan n'est pas un perdreau de l'année mais un vieux routier de la politique politicienne qui, en aucun cas et malgré sa patho(s)logie dévorante, ne pouvait ignorer que face à la détestation populaire de Le Pen, ultra-majoritairement démontrée à chaque élection, à l'extraordinaire autant qu'inattendue déconfiture de la droite "traditionnelle" et à une création médiatique diaphane, le rapport des forces rendait largement possible le succès électoral d'une plateforme de gauche... même minimale... et même si, hélas, il en était le représentant !

C'est donc bien et sciemment, en explosant "le front de gauche" ET en refusant une alliance avec Hamon ET en coupant les ponts avec le PC que Coucou 1er s'est somptueusement ramassé. Il est SEUL responsable de l'élection de l'hébergeur. Ceci n'est pas une analyse, pas un débat, c'est un simple et évident constat.

C'est trop tard !... Inutile de ressasser, il est temps de passer à autre chose...

FI, tout reste possible, une union de la gauche crédible sur une plateforme minimale par exemple, mais il est plus que temps de débarquer ce pitoyable capitaine Haddock qui prend l'eau... à peine de couler avec.

FI comprenez le ! Personne de gauche, jamais, ne votera ou soutiendra Mélenchon... nous savons tous ET de quoi il est fait ET d'où il vient ET où il va... On a déjà donné !...

Que les jeunes dans vos rangs s'informent... et le comprennent... Coucou 1er, "l'oxymor ose" mais sans aucun talent tenter de finir le travail de son politiquement génial enfoiré de mentor... mais pour la gauche, il est transparent votre hologramme ectoplasmique... bien moins qu'un souffle, à peine un soupir.

Le slogan newlook : Melenchon, piège à cons !

 

 

Une des strategies pour discrediter un mouvement c'est de le personnaliser.. En 68 c'etait Cohn Bendit contre De Gaulle.....

La pluspart des feneants qui se contentaient de lire les titres, y ont cru et une revolution culturelle qui aurait pu changer le monde est passée a la trappe....

Il y a un mouvement de fond aujourd'hui qui veut le changement, l'ecologie et la lutte pour la survie de la planete, que cessent l'exploitation de l'homme par l'homme, et que font certains ? Ils personnalisent la lutte, discreditent les portes-paroles d'une pensee qui pourrait nous sauver...le tout sur la base d'un accent, d'une coupe de cheveux et  pourquoi pas une couleur de peau tant que vous y etes....

Le jour ou ca tourne mal je vous garantis que cela ne se passera pas comme l'apres 68, ils viendront vous chercher et vous demanderont les comptes precis pour avoir participé a la manoeuvre de sabotage.....

 

 

 quidam, 

On vous aime bien (?), et il y a du vrai... Mais en fait, il faudrait tout reprendre !

Par-delà des ratages sur l'instant   (mais à qui la faute en 68 ?),  puis à terme après,  vous ratez  par aveuglement colérique et sectaire  tout un tas de choses, de faits, d'acquis, d'idées, de sentiments, de sensations fortes, etc, qui vous échappent. 

Ce n'est pas grave. Continuez : vous n'êtes pas du tout  "simplette" !  Mais alors pas du tout, croyez-moi.  cry  !!!

Bien à vous. 

"les gauchistes de 68 qui dégénérèrent majoritairement et très rapidement en socialistes "pragmatiques" hier et aujourd'hui "...

Vous en connaissez beaucoup, à part Weber, qui est devenu un notable socialiste, et encore, pas de premier plan? Ou Cohn-Bendit, dont la trajectoire est certes baroque, mais qui n'a jamais été un "socialiste pragmatique"?

 

Revoyez vos ratios... c'est facile... comptez les "socs" qui ont voté Pompidou... c'est les mêmes qui sont majoritairement macroniens aujourd'hui et hollandais hier... la totale absence de conviction est dans l'ADN du PS, sa propension, son aptitude plutôt, à trahir est gé-né-ti-que... entre eux ils appellent ça "le pragmatisme" pas le "retournement de veste" pas "l'opportunisme"... non le "pragmatisme"... depuis 68, voire depuis Pétain, ils n'ont pas changé, ils se sont simplement reproduits FI ce sont les arrières-petits-enfants : dans crypto socialiste, l'important c'est socialiste... et dans un leader "révolutionnaire mitterrandien" c'est l'oxymore... "l'oxymo-rose" en fait.

 

Quels ratios? Il ne s'agit absolument pas du PS, qui n'existait pas en 68. Nous ne parlons pas de la même chose.

Les "soixante-huitards" ce sont ceux qui se sont engagés personnellement en mai ou après mai 68, que ce soit dans l'action politique ou syndicale, de Gauche ou d'extrême-Gauche, dans l'action socio-culturelle ou dans une aventure collective pour "changer la vie".

Parmi ceux-là, assez peu ont suivi cet itinéraire que vous résumez en:

"les gauchistes de 68 qui dégénérèrent majoritairement et très rapidement en socialistes "pragmatiques" hier et aujourd'hui "...

JF Bizot avait très bien rappelé en son temps que les "soixante-huitards", ce sont ceux qui ont connu l'avant-68 et sa société autoritaire, contre laquelle ils se sont rebellés, et non ceux qui ont pu profiter après-coup des effets de 68.

 

 

Le PS existait... déjà... bien avant 1940... c'est son climax qui date du 10 juillet 1940... et son oxymore le "révolutionnaire mitterrandien" s'appelle Mélenchon... il existait déjà en 1968... sous sa forme socialiste... Oui, le monde politique existait déjà... avant votre naissance... et la mienne... il est bon de le savoir... il n'a pas trop changé... au delà des appâts rances.

 

Si je comprends bien, le "PS" n'est pour vous qu'une des incarnations d'un démon immémorial, celui de l'imposture et de la trahison, et dont la dernière serait Mélenchon. 

Une telle vision métaphysique vous satisfait peut-être, mais à mon avis elle ne permet pas d'expliquer grand chose de ce qui se passe.

Quoi qu'il en soit votre propos sur "les gauchistes de 68" passe à côté de la réalité.

Mais au fait, si "les gauchistes", "les socs", "Mélenchon" ne sont que des avatars de l'éternelle imposture, où est l'incarnation de l'authenticité, de la loyauté et de la droiture?

prades, 

Parfaitement bien vu.  On nous dit que beaucoup confirment ! Enfin, c'est dit !  J’avais déjà posté ceci au Quidam, jaloux dirait-on, et qui surtout n’y comprend rien :

« Par-delà des ratages sur l'instant   (mais à qui la faute en 68 ?),  puis à terme après,  vous ratez  par aveuglement colérique et sectaire  tout un tas de choses, de faits, d'acquis, d'idées, de sentiments, de sensations fortes, etc, qui vous échappent. »

Tant pis pour lui. CDT.

 

 

"Si je comprends bien, le "PS" n'est pour vous qu'une des incarnations d'un démon immémorial, celui de l'imposture et de la trahison, et dont la dernière serait Mélenchon."  Vous y êtes... presque !

"Une telle vision métaphysique vous satisfait..."  Dommage ! Rien de "métaphysique" ni surtout de satisfaisant... seulement une indignation devant la manipulation d'une juste colère et d'engagements probablement sincères, l'exploitation éhontée d'une volonté de changement politique... par une lourde, très lourde, erreur de casting...

"...où est l'incarnation de l'authenticité, de la loyauté et de la droiture?"  Cherchez bien, cherchez mieux... c'est à gauche en sortant de la "gauche"... FI, encore un effort pour être révolutionnaire... passez de la sensibilité à la conviction... Travaillez votre gauche !

 

Pirouette, cacahuète.

"Pirouette, cacahuète."

Devant un tel argumentaire... il est clair qu'il y a pas mal de boulot...

 

"Le jour ou ca tourne mal je vous garantis que cela ne se passera pas comme l'apres 68, ils viendront vous chercher..."

Un crypto stalinien... en panne de gouttes... un facho de "gauche"... qui soutient... un "révolutionnaire mitterrandien" ?   Même pas peur...

 

 

Pour cause de promesse non tenue par Mediapart (1)... la publication des commentaires...  (sur "option"... suite à la fronde d'une poignée de lâches imbéciles, finalement contentée, tremblante de voir leur prose exposée...) je ne peux pas reproduire nos échanges... Dommage... votre ton était y était plus courtois... et surtout vos interrogations plus pertinentes.

(1) "L'étouffement du gênant" ne serait donc pas qu'une pratique de droite...

 

quidam, 

"""votre ton   (celui d'Arrue *)   y était plus courtois... et surtout vos interrogations  (celles d'Arrue)   plus pertinentes."""

Si vous le dites ... Mais je vais me relire pour vérifier.  embarassed

Ceci dit, je maintiens : vous passez  totalement  à côté  de ce qui fait  l'intérêt  du fameux "68" ...  Ou plutôt non : vous êtes suffisamment perspicace pour le pressentir, et vous faites donc semblant !  

Quidam, vous voilà démasqué !   (gag).

*  Se prononce Arroué 

 

"vous passez  totalement  à côté  de ce qui fait  l'intérêt  du fameux "68"..."

Ben m.... alors ! Désolé de me citer... mais qu'est ce qu'il vous faut ? On voit pas ça tous les jours... le "souvenir" surtout...

les seuls résultats tangibles des "événements" , en dehors du ressenti d'un réel souffle libertaire, les dividendes donc ont été les accords de Grenelle principalement au crédit de la CGT et du PC d'une part, le vidage de De Gaulle d'autre part auquel fut substitué... un Pompidou élu grâce aux  "socio-traîtres". Point barre.

le souvenir, pour dire le vrai, restera surtout celui d'une parenthèse enchantée qui permît au peuple de constater à quel point le roi était nu et le patronat fragile...

C'est pourtant à partir de ce constat que tout est possible, état complice fusionnel et empressé, carpette des "gattaziens d'hier et d'aujourd'hui" ont mis, ensemble, prés de 50 ans à retrouver leur commune arrogance... le titre de l'article n'est pas faux «Mai 68 n’a pas duré qu’un mois» mais indiscutablement les français ont "la mémoire courte" et, surtout, pas vraiment le mode d'emploi...

Et la suite aussi... ou vous n'avez pas lu ou vous êtes de mauvaise foi sur ce coup !

 

 

quidam, 

On a toujours du mal  à être bien sûr de ce que vous cherchez à exprimer (hormis les "vacheries", elles, toujours très claires).  Mais bof ... Passons.  

Il y a un peu de petites vérités dans votre "vision". Dont acte ...  

Mais on maintient : vous n'avez pas  -  et visiblement ne pourrez jamais  -  saisir l'essentiel, et les prolongements historiques, sociaux, économiques, idéologiques de ces faits,  qui furent  mondiaux :  ce que vous oubliez  totalement. 

Ils ne furent pas étroitement hexagonaux, et même là, jamais "simplets" par la suite. C'est par là que tout semble hors de votre très éventuelle volonté de comprendre. 

Bien à vous, néanmoins. 

 

"...qui furent  mondiaux :  ce que vous oubliez  totalement..."  Heu... l'effet d'entrainement "mondial" de 68 c'est dans vos rêves... personne de sérieux et ayant vécu l'époque ne peut avoir oublié les conséquences médiatiques traumatisantes de la guerre du Vietnam aux usa et dans le reste du monde, les séquelles de la guerre d'Algérie en France, l'ampleur du mouvement 'hippie" aussi et les croire étrangères à la survenue des "événements" en France... et pas le contraire...

Désolé donc, ici c'est l’œuf mondial couvé par une société figée et oppressante qui a fait la poule française... L'état de la "base de masse", les ravages de la sociologie publicitaire consumériste qui impose constamment la prééminence du groupe de référence sur le groupe d'appartenance en "sabotant" ainsi la conscience de classe, l'effarant taux d'endettement des ménages... incitent à penser qu'elle n'est pas près de pondre... la poule.

Finalement, le réflexe bêta et enfantin consistant à interpréter l'opérette déjantée, créée par le "révolutionnaire mitterrandien", "l'oxymo-rose" Coucou 1er : "La vie rêvée des soixante-huitattardés" (Demandez l'programme !) peut se comprendre... pour ceux qui s'assument en tant que simplets de "gauche" évoluant dans la conosphère plutôt que de considérer la réalité sociale... telle qu'elle est devenue.

Un refuge dans la fiction crypto socialiste ça peut s'admettre... pour supporter... même si c'est dommage, surtout que la grogne pour la grogne, sans une "courroie de transmission" efficace, en plus du bonheur des macrono-gattaziens d'hier et d'aujourd'hui, ça ne fait pas solution... c'est historiquement prouvé... par 68 précisément... et 81 aussi... et la révolution bourgeoise de 1789 surtout.

 

J'approuve ce commentaire : Degaulle l'ami de Franco, en ce qui concerne le SAC voir l'excellent documentaire sur la mort de Boulin de public senat, c'est très édifiant

et les "chars à Massu" bien tentants...

En complément du témoignage émouvant de Gisèle Moulié-Pierrot sur la lutte aux Chèques Postaux:18 mai 68: 13 000 femmes entrent en action aux Chèques Postaux

 "l'utopie du Conseil national de la résistance a précisément été battu en brèche en mai 68 à Villeurbanne par les "révolutionnaires" du théâtre qui s'emparant des outils de la décentralisation vont se les approprier durablement (on y est encore !) en ségrégant le public de telle sorte que le "non public" ne vienne vraiment jamais dans ses murs".  

Avez-vous quelques exemples de ce retournement et de cette ségrégation? Merci de ce témoignage.

Les enquêtes générales ou particulières (tel CDN, telle Scène nationale et surtout le festival d' Avignon IN) convergent sur les "profils". Et sans aller jusqu'à ces enquêtes, il suffit de constater que le nombre d'abonnés d'une quelconque Institution est dérisoire au regard du nombre d'habitants de la ville concernée. Autres chiffres à analyser: le nombre d'entrées payantes, d'invitations, d'entrées sponsorisées... Enfin le nombre d'entrées par spectateurs. Les Institutions aiment aligner les chiffres de fréquentation. Avignon dit: il y a eu 160 000 spectateurs pour dire "il y a eu 160 000 entrées". Chaque année il y a une enquête faite par la fac d' Avignon sur le public de l'année. Elle permet d'entrer dans le détail du nombre de spectateurs effectifs (qui assistent à 4, 5, 10 spectacles...). 

Pour ma part, j'essaie de mettre en valeur ce résultat global après 50 années de politique de décentralisation largement financé par les pouvoirs publics au regard de ce qu'était le public du TNP ou de St Etienne ou le festival d' Avignon fin des années 60. Si le public de ces 50 dernières années avait vraiment bénéficié d'un "service public" en poursuivant l'effort des premières années de décentralisation, les Institutions auraient dû progresser en nombre de spectateurs. Elles n'ont fait que progresser en nombre d'Institutions pour à peine 1% de sa population.

Force est de constater que cette progression du nombre de spectateurs est à compter du coté du "tiers théâtre" qui a accompli le véritable travail avec très peu d'aides financières au regard des Institutions.

Merci pour ces précisions.

Vous voulez donc dire que l'"esprit" de Vilar et du TNP a été perverti par les "révolutionnaires" de 68, et détourné pour justifier le partage d'une rente entre petits-bourgeois cultivés dans la corporation du théâtre subventionné?

C'est en effet la nette impression qu'on peut avoir en fréquentant le in d'Avignon et les scènes publiques "décentralisées".

Mais on peut dire aussi que l'"esprit" du pacte national et social de 1944 (le CNR) qui inspirait le TNP ne pouvait que s'affaiblir dès lors que disparaissait le rapport de forces qui l'avait rendu possible à la Libération (entre communistes et gaullistes) et le modèle économique des Trente Glorieuses qui permettait la redistribution dans le cadre national...

La question à laquelle la Gauche n'a pas de réponse aujourd'hui, c'est de savoir comment la collectivité publique peut soutenir le "tiers théâtre" qui "accomplit le véritable travail" sans le faire dégénérer en corporation politico-bureaucratique.

Les metteurs en scène de 68 n'étaient absolument pas des "révolutionnaires". Chéreau, Vincent entre autres étaient même plutôt "contre". On ne les a pas vu à l' Odéon. 35 ans plus tard, les mêmes ont tentés de saboter la lutte des intermittents du spectacle. Tout comme aujourd'hui, les institutionnels sont avant tout des institutionnels ! Quelque soit leur âge, leur sexe, leur parcours.

Le tiers théâtre n'est pas vraiment conscient de son pouvoir collectif. En général, il s'écrase comme c'est le cas lors des festivals qui depuis 2 ans imposent des contrôles policiers sur le public (le plus flagrant étant celui d 'Aurillac car à la fois dirigé par un homme plutôt frondeur, avec des spectacles plutôt frondeurs pour un public plutôt frondeur. Résultat: une ville bunker où tout le monde était finalement très content de la situation). Le tiers théâtre assure  une sorte de service public bradé mais assuré tout de même. Comme tous les services publics finalement (hôpital, poste, école...).

Et si on essayait d'aller de l'avant au lieu de cultiver une nostalgie assez vaine finalement

Qu'est ce qui a raté, il n'y a qu'à voir cohn-bendit et ses ersatz ce qu'ils sont devenus et la facilité avec laquelle toute la responsabilité du PC et de la CGT est dégainée Tout ça au "profit" du libéralisme chanté sur tous les tons y compris par des partis dits de gauche.

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  • 18/06/2018 22:37
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Tout n'est pas de la faute à Cohn-Bendit  il y a eu la belle et si tant vantée Union de la gauche qui a fini par nous amener Mitterrand, il y a eu la vindicative CFDT de 68 qui est tombée dans les bras du PS et du libéralisme  qui ricanait sur 68, il y a eu tous ceux qui ne voulaient absolument plus de la quantité de luttes sociales qu'il y a eu après 68, il fallait laisser le capitalisme malmené par 68; se refaire une santé. 

Il s'est refait la cerise et maintenant il écrabouille ceux qui l'ont si gentiment aidé et Macron ne va pas les rater.

Mai 68 a eté un soubressaut culturel. Celui ci a eté recuperé par les partis politiques, par les syndicats avec plus ou moins de succes. Et - of course - les simplets  des Medias et du show Bizness .

Il n'y avait a l'epoque aucun mouvement institutionalisé quel qu'il soit qui etait en phase avec les aspirations de la jeunesse.

Je ne connais aucun mouvement qui pronait des pelerinages a Kathmandou....( par exemple) 

Aujourd'hui Mediapart et les marketting-boys and Girls de tout poils essayent comme il se doit dans cette galaxie, de recuperer tout ca avec des interviews de syndicalistes etc. , j'interroge : c'est tout ce que vous avez trouvé ?

Le vide qui a poussé la jeunesse de l'epoque a se revolter a ete comblé par le materialisme a outrance et un discours a substance crypto politique accomodant , avec par exemple, un PS qui remplace la cocarde par un oeilet ou une rose et passe ses vacances dans le Luberon au lieu de Deauville . Pour l'instant , ces  avatars ont muselé toute contestation serieuse. Il s'avere que le temps s'accelere et que le meme materialisme est en train de provoquer une catastrophe ecologique sans precedents. Les soixante-huitards purs et durs ont etes pris pour des cons... On va en reparler 

 

D'accord sur ce rappel important qu' "il n'y avait a l'epoque aucun mouvement institutionalisé quel qu'il soit qui etait en phase avec les aspirations de la jeunesse".

La contre-culture de la révolte s'est institutionnalisée à son tour, c'est bien vrai, mais en quoi consiste le "matérialisme a outrance" qui a comblé le vide? 

Le materialisme a outrance...

Justement, la ou il fallait organiser une expedition complexe pour "s'evader", subitement les vols "low cost " vont vous y  enmener, et l'evasion est  a porté de main pour tous.   Une fois sur place, les marchands vous vendent les deguisements bigarés qui etaient la marque de fabrique des "excentriques" contestataires. Faites un tour chez Desigual dans une galerie marchande et vous verrez Mai 68 a la sauce Macron, Sarko, Olande Rajoy , made in India. Les programes télé proposent en boucle l'evasion gratuite. Et si vous avez acqui ( avec un credit accessible a tous ), un ecran plat monstrueux, les plages de Maui, sont dans votre Salon.  Le taulé effarouché des bien-pensants bourgeois gaullistes et de leurs medias  ( deja ) quand Antoine est apparu sur scene avec une chemise a fleur, etait emblematique de l'ambiance de l'epoque.  Les exemples ne manquent pas pour ceux qui ont connu l'avant 68.

Ce sont des "luxes" qui ont amelioré et surtout permis et permettent encore de soulager la deprime du train train proletaire quotidien,  rendant le besoin de revolte un tant sois peu moins necessaire.

 Je ne peux pas venir a la reunion sur les nuisances de la circulation dans le quartier, ce soir il y a un match de foot que je regarde avec les potes sur mon "home cinema" et je dois enmener la petite a la danse.....................

Oui, tout cela est bien vrai. C'est tout simplement le capitalisme qui s'adapte et se renouvelle en intégrant le changement: chaque nouvel espace de liberté est aussitôt investi pour devenir un nouvel espace de profit. C'est ce qui se passe aussi avec la fin de la prohibition du cannabis...

C'est le "nouvel esprit du capitalisme", tel que l'ont décrit Boltanski et Chiapello.

Bon, mais en quoi est-ce plus matérialiste ? Certains voient cela plutôt comme un "romantisme consumériste", un individualisme fantasmatique (le marketing arrive à nous faire croire que nous sommes des aventuriers de notre quête singulière, alors que nous sommes des centaines de millions à cultiver notre originalité en faisant les mêmes choses en même temps...).

Les fantasmes de 68 étaient collectifs, ceux d'aujourd'hui individuels, le New Age et le développement personnel remplacent les utopies sociales, on peut y voir une spiritualité rétrécie à l'Ego, mais pas forcément une position plus "matérialiste"...

 

Certe, je vous suis totalement. Il n'y a que 24 heures dans une journee, et le Smartfone, internet, le "shopping" , la serie tele impossible sans son accesoire materiel, la musique avec son accesoire MP3 , la liste est longue et passe par la poussette design du petit a 300€ et qu'il faut avoir ....... Autant d'elements materialistes qui empietent sur le temps du contemplatif, du purement creatif ( ne serait-ce que prendre une demi heure pour donner leur bain aux orchidees qui, chez certains , souvent finissent a la poubelle une fois les fleurs fanee. (vous les trouvez chez Carouf a 12 euros et de toutes les couleurs.....) en 68 une orchidee valait une fortune...

Bien entendu il n'est pas question de proner un retour en arriere, mais a partir de la ou allons nous ...

Là où je ne vous suis pas, c'est sur "Autant d'elements materialistes qui empietent sur le temps du contemplatif, du purement créatif" car "le temps du contemplatif et du créatif" est une pure fiction rétrospective. Ce n'est pas sur lui qu'a "empièté" la consommation. Elle a empli simplement le temps  libéré par la productivité. Objectivement, il est plus en notre pouvoir aujourd'hui que par le passé - surtout pour les femmes - d'opter pour "le contemplatif et le créatif".

Bien vu, 

Objectivement, il est plus en notre pouvoir aujourd'hui que par le passé - surtout pour les femmes - d'opter pour "le contemplatif et le créatif".

Oui tout a fait et en theorie, mais nombreux sont ceux qui n'utilisent pas ce pouvoir, autant justement pour les femmes, et helas ce pouvoir ne me semble pas ou est mal utilisé dans certaines strates de la société et pas necessairement chez les defavorisés. 

L'experience me manque pour demontrer que la non utilisation de ce pouvoir qui nous est acqui grace a l'efficacite de la productivité, est une des  causes de la crise que nous traversons.......juste une intuition.

 

Intuition partagée par beaucoup. Mais lorsque l'on essaie de la mettre en mots... eh bien, c'est le débat politique!

Ainsi, aujourd'hui, un aspect de la question est de savoir si l'anti-libéralisme est le bon point de vue pour critiquer ce que vous déplorez. Pour ma part, je ne le crois pas. 

L'anti-libéralisme qui prévaut dans la critique "de gauche" exprime en fait la nostalgie d'une époque où la contestation globale du capitalisme pouvait se mener du point de vue d'une alternative aussi globale, qu'on appelait "le socialisme".

L'arrière-plan politique de 68, c'était cette alternative globale, au nom de laquelle on pouvait combattre non seulement la Droite bourgeoise mais aussi la Gauche dominée par le faux socialisme, le socialisme dégénéré ou perverti par l'expérience soviétique. 

Aujourd'hui que l'idéal socialiste lui-même a été englouti avec son avorton totalitaire, on n'a plus ni modèle ni anti-modèle. Le risque est que la critique "anti-libérale" du capitalisme financier, ne pouvant plus se référer à une alternative globale "de gauche",  s'oriente vers l'autre anti-libéralisme historique qu'a été le fascisme...

Effectivement on n'a plus ni modèle ni anti -modèle c'est le moment où jamais de se creuser les méninges et d'analyser la situation de l'adversaire capitalisme et patronat, ce ne sont pas tout à fait les mêmes .

Il faudra aussi se payer aussi l'examen des "erreurs" de  la gauche et je suis gentille et voir où on en est aujourd'hui, sur quoi on reconstruit et comment on procède avec des outils tels que le Code du travail, les syndicats,  comment aussi dans l'immédiat on riposte à la destruction du collectif ouvrier tel que le bousille Macron et son gouvernement.  

"Il faudra aussi se payer aussi l'examen des "erreurs" de  la gauche et je suis gentille". 

Nous sommes d'accord sur cette nécessité, mais je ne sais pas si nous le serons sur les résultats de l'examen!!!

Pour moi, il s'agit surtout de  refonder la Gauche sur la question sociale...

D'accord avec vous sur refonder la gauche sur la question sociale, celle qui peu empêcher les dérives dangereuses

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  • 19/06/2018 08:50
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Chouette ce poème malgré son réalisme triste!

Ne pas oublier les suicidés de mai, ces "fantômes" encore vivants dans nos mémoires d'une révolution inachevée:

http://acontretemps.org/IMG/pdf/tombeau_pour_boris.pdf

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Piaget réhabilite la dignité dans le travail d’un collectif constitué ! Quel soulagement ! Comme Cerise qui en révèle le manque à la poste ! Super témoignage à faire connaître, maricristof

Pardon... en regardant la photo... 68... ça date pas d'hier... ça fout même un peu les jetons !...

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  • 25/06/2018 13:31
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Il est sympa Badiou mais il ne met pas souvent les pieds dans les lieux de travail. On a raison de se révolter mais ça ne suffit pas, il faut savoir un minimum pourquoi. 

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  • 15/08/2018 16:48
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J'ai fait 68 aussi, j'étais déjà de gauche, mais ce n'est pour ça que je détiens la vérité. D'autres personnes, comme Cohn Bendit ont fait 68, ils n'étaient pas de gauche, aujourd'hui on voit leur couleur politique, ce n'est pas pour ça qu'ils détiennent la vérité. Des gens de gauche comme Alain Krivine ont fait 68, ils n'ont pas agi après, ce n'est pas pour ça qu'ils détiennent la vérité. etc, etc, nous sommes en 2018, ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui connaissent une parcelle de vérité et c'est à eux maintenant d'agir et de barrer la route au nouvel esclavagisme de la mondialisation. On vend des êtres humains en Libye, on les appellent des esclaves, que font les Cohn bendit et ses amis Sarkozy et Macron qui sont en partie responsable de cette situation ainsi que leur ami BHL. Je me méfie beaucoup plus d'un homme qui se bat et qui ne veut pas le pouvoir, que d'un homme qui se bat pour prendre le pouvoir, et agir, pour le donner au peuple. Sans pouvoir, le peuple est désarmé, il faut que des gens qui connaissent le pouvoir puissent le guider pour l'amener à la victoire et la prise du pouvoir. Ne pas vouloir le pouvoir pour agir, c'est permettre à d'autres de le prendre et de faire agir les forces de répression, c'est ce que je reproche à Alain Krivine, et par voie de conséquence à Olivier Besancenot. Ce n'est pas le monde ouvrier avec les deux pieds dans la merde ou plutôt dans les crédits pour payer leur bagnole, leur appart, etc.etc, ou la peur de perdre leur boulot, qui peut entrer en rebellion contre un monde qui leur fait peur, sans passer par le système électorale. Ceux qui ont la solution, je les attends. Merci........

 Ceux qui ont la solution, je les attends. Merci........

Sous le règne du premier humanisme, celui des Lumières et de la laïcité républicaine, ce n'est plus un accord avec un terme extérieur à elle que l'humanité doit viser. Désormais, c'est avec elle-m^me qu'elle entend se réconcilier. Le grand projet démocratique et républicain qui prend son essor à la fin du XVIIIe siècle possède pour objectif ultime de construire, au sein de ce qu'on appellera plus tard un "État de droit", une espèce d'équivalent humain du cosmos des Anciens, une sorte de "seconde nature", un nouvel ordre juste, à ceci près que ce dernier n'est justement plus naturel et donné, comme celui des Grecs, mais de part en part artificiel et construit : il s'agit d'édifier un ordre social et politique nouveau où les hommes seront enfin maîtres chez eux, libres d'édicter leurs propres lois au lieu d'être contraints de suivre celles qui sont censées émaner du cosmos ou de la divinité. Ce n'est plus par rapport à une transcendance radicale, cosmique ou divine, que la question de la vie bonne se pose. La formule fondatrice de l'artefact qu'il s'agit de créer de toutes pièces, à partir de lois élaborées par et pour les hommes au sein de Parlements, n'est autre que celle du droit moderne : les libertés individuelles doivent accepter de s'autolimiter à la condition de leur accord avec celles d'autrui, exigence tout à la fois juridique et rationnelle qui fournit le principe suprême de la construction d'une société enfin égalitaire, au moins formellement, d'un espace public où chacun sera désormais libre de définir à son gré, mais dans la sphère privée, ce qu'il considère comme une "vie bonne".

Luc Ferry "La révolution de l'amour" "Sagesse des modernes et spiritualité laïque" pages 335 et 336

cool

VIVE LE PREMIER HUMANISME !!!    

A bientôt.

Amitié.

wink

Mercissimo

Ne jamais oublier qu'après Mai 1968 il y eu le 15 juin 1969 https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Pompidou

A bientôt.

Amitié.

Je suis originaire de la Guadeloupe et petite fille d'Emmanuel Craverie-Angèle (cité dans la Commission d’information et de recherche historique sur les événements de décembre 1959 en Martinique, de juin 1962 en Guadeloupe et en Guyane, et de mai 1967 en Guadeloupe : https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/164000717.pdf), cultivateur à l'époque son corps a disparu lors du Massacre de Mai 67 en Guadeloupe. Mon père et mes oncles cherchent toujours le corps de leurs père qu'ils ont vu dans la coma à la clinique Lemaistre de Pointe à Pitre le 27 mai 67 et dont le corps a disparu physiquement le 28 mai 67...Quel rôle à joué l'état sous de Gaule dans la disparition de ce corps et peut-être celui de centaine d'autres ? ...

Benajamin  Stora https://presite.mediapart.fr/une.html est un soutien important chez nous https://presite.mediapart.fr/contenu/le-projet.html ce qi me permet d'apporter tout mon appui à votre quêteqi fait, en quelque sorte, écho à la mienne : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/030819/albert-londres-fabrice-arfi-marie-de-colombel

A bientôt.

Amitié.

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