Un cancer et autres épreuves

Par Sandra Fastre

C’est un témoignage rare. Dans ce portfolio sonore de 5 minutes, NaYa raconte comment, atteinte d’un cancer, elle a dû aussi affronter toute une complexité administrative kafkaïenne. Alors « le stress s’installe et la guérison s’éloigne ».

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Joli témoignage. Courage Naya, pleine d'énergie et d'optimisme dans une société ou il faut ne pas être ni trop pauvre ni trop riche pour bénéficier d'une aide humaine. Merci pour cette bonne humeur partagée malgré...

Bonsoir Moyssyan, et merci beaucoup pour votre mot! Je transmets à NaYa. Bien à vous, Sandra Fastré

Bonsoir Docteure Teüphelle, je vous rejoins pour la question du "hors cadre" . Merci pour votre mot, que je vais transmettre à NaYa. Pour la belle réalisation nous avons travaillé en étroite collaboration avec mon formidable monteur/réalisateur Alexandre Liebert. Bien à vous, Sandra Fastré

des bisous énormes et beaucoup  Embarrassé pour ce travail plein d'intelligence et d'humanité, vraiment !!! 

19-6-16-bisous

et toujours aussi des pensées pour NaYa qui est entrée en moi  Embarrassé grâce à son courage et à vous deux

dT

  • Nouveau
  • 04/02/2017 19:00
  • Par

merci pour ce témoignage , la double peine ( la maladie et tous ces problèmes administratifs ) et aussi ce sentiment de culpabilité de ne plus être comme les autres font que le cancer vous change .

La route est trés trés longue mais chaque jour est une victoire

amitiés

Merci à vous, Sandra

J'ai choisi de regarder ce doc car le style du titre, police typo, la couleur des images et un visage, en simplisité (du talent pour du doc, c'est tout un art en nuances) et aussi, je ne me le cache pas je peux vivre cela, je fume, je bosse tôt jusqu'à tôt, compte pas les heures, pour oublier mon premier mini-cancer version light : la dislocation, l'explosion, la desintegration de mon âme (psyké-psyschism-humeur-sens ambivalant de la raison, doute de sois ā un degré non-humain, insupportable). Tout cela ne repose pas sur surgissement soudain sans raisons extra-ordinaires. Je suis allé voir un psy, proche fin cinquaintaine provinciale, rdv pris par un parent et coincidence, a la suite d'une periode difficile de chomage, j'avais une écoute legitime encvers la praticienne car j'étais déprimé et le sommeil brisé. Donc resultat ordonnance: 3 ams sous Rphypnol-10mg-Roche et autre Laroxil (agent destabilisant ā forte dose, vous penalise de toute defenses, a l'interieur seule solution, ne rien accepter, ne jamais baisser la tête: Madme, je me sens pas tres bien... _ oui, c'est normal, votre état est instable (tu parles, Mémère, OpenBar rohyp' + Laroxil + benzo pendant trois ans sans en expliquer quoi que ce soit, bon j'avais pas quatorze ans mais bon j`avant 25 ans coté médecine quand on est brocker computer de métier on fait confiance et j'ai continuer mes projets qui demandaient de l'energie et de rectitude, je vous fais pas un dessein, avec une ou deux pillules de Rohypnol, tres addictif, la mise en sommeil est quasi-immédiate, coma assuré, merci pour les projets la vieille bourgoise avec ses bonnes mannièrres, moi les bonnes mannières c'est pas mon rayon, aujourd'hui j'ai recut un courrier des impots me reclamant taxe d`habitation alors que je ne suis pas propriètaire, eh oui le statut bing Handicap ne permet en aucune sorte d'etre proprietaire de VOS bien, non, solution finale, 800 Eur et tu la ferme et tu te casse. Ouais enfin bon dans ma famille finalement ben on s'en fout vu l'etendue du probleme, ma soeur est proprietaire (les cred a fond, je ne te dis pas) et toi ben peanuts, 500 pour un 40 m2 et mon appart de Paname ben c'est le loactaire qui en profite car je n'ai pas les finances pour m'extraire de ce regime de tarés d'adminstratifs incompétants, personne ne veut faire le taff (WallStreet, bien sur!) donc c'est les plus debiles qui ont planché le programme, attention, aucune critique n'est permise, c'est le reglement, apppliquez apres peut etre que l'on pourra vous repondre soit dans 3 mois ou dans 6 mois ou dans 1 an voir ben on peut rien y faire vous savez, vous n'etes pas le-la seul-e ? ahh ca fait plaisir de ne pas etre seul, rejouissances, et un direct dans ta face, qu'est`-ce que tu en pense en tant que foutage de gueule symetrique!

Bref ma psy m'a berné total, apres trois ans de Rohypnol (dans le monde de l'hero, le rohypnol est special guest VIP, c'est pas toujours noel, c'est super fort) super fly, woha sympa la bourge mais j'avais la tete demontée et quand startegiquement elle m'annoncé ma grande pathologie "Schizophrenie" (Merci au professeur choron, qui lui guerrit sans medicaments) ! J'ai bousillé plus de dix ans de ma vie avec tout le long desa decharges de souffrance psychiques tres dures c'est pour cela que j'appelle cela un mini-cancer (theorie les nerfs, voir la tension elctro-chimique) et personne pour réellement piger ce que je ressentais.

Dix piges au moins de souffrances + sejours haut en couleurs dans les asiles (no-comments) car la psychatrie accule les malades, les fliquent de bas en haut, fait des etudes et des experiences a dimension sociales, bref du betail. On ne tue pas le betail comme les juifs en 40 non on a evolué on l'exploite. Allez-voir rayon metadone, dans ma province, c'est un business incroyable.

C'est ca Hollande et le mariage homo et quand je me fume un tarpé je passe pour un debile mental, eh ou tu vas la veuille bourgoise, sans parler du Roumain Skarko en attente de resultats! des chiffres des chiffres ! c'est bon j'me casse j'travail avec des stimulants, je vous rassure pas cher, c'est mon probleme, de toute facon c'est cat ou je suis un legume souffrant de "Spleen pure Quartz!

Bonsoir Blackwater, merci pour votre témoignage. Sandra

Puisque vous semblez lucide, pourquoi avoir accepté d'avaler tous ces médocs ????

couc' Blackwater, un reflet de "sun" dans ta water ...(pour  du "gold" dans ton black !)

Très bel exemple. Je compati, j'ai trouvé mon cancer du sein en 2013 à l'âge de 49 ans, 4 mois après mon mariage.

Heureusement, j'ai été très bien entourée, mon mari, mes enfants, amis et voisins. Dans la douleur on se sent seul et c'est vrai qu'on est très vulnérable.

J'ai vécu les mêmes effets secondaires (la liste fut longue et je suis sûre que NaYa a raccourci la sienne).

Tout d'un coup ces changements à prendre en compte en même temps (y compris tous ces mots médicaux et administratifs), le regard sur soi bascule. C'est un vrai séisme. Il faut vite mettre la main à la barre et virer sur un nouveau cap.

Je lui souhaite vraiment de continuer dans cette direction qu'elle a choisi et construite, qui lui apporte plus de sérénité. Accepter de s'entourer des gens qui veulent lui apporter de bonnes choses (et s'éloigner des autres).

Amitiés,

CC

Bonsoir Christine Catt, merci pour votre mot, je lui transmettrai. Merci. Sandra

Courage et grosses bises  à NaYa !BisouBisouBisou

Merci Méditerranéenne, je ne manquerai pas de lui passer votre mot. Bien à vous, Sandra

Merci pour ce documentaire precieux car beau et bien concentré pour un témoignage de malade.  On devine ce qui a changé dans le tegard sur le monde de cette jeune femme. Mais ce n'est pas dit. Je suis medecin du travail et entend des histoires de difficultés financières régulièrement lorsque la maladie est longue à traiter. Cela fait prendre conscience du fait qu'on aura forcément besoin les uns des autres un jour ou l'autre. Que la sécurité sociale, basée sur la solidarité, est drôlement précieuse. Et que cotiser à une prevoyance qui complète le salaire, ce n'est pas du luxe. N'importe qui peut avoir un accident et se retrouver a mi- salaire. Merci encore.

Bonjour Isabelle, merci pour votre mot. Bien à vous, Sandra

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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Courage même si effectivement les moments sont parfois difficiles - cependant quelque chose m'échappe - quels problèmes financiers avez vous rencontres ?? Je vous raconte : en septembre 2014 ( en juillet 2014 je suis à la retraite apres 42 années d'activité) on découvre un cancer du colon lors d'une consultation chez mon medecins généraliste - qui met une machine en marché - toujours d'actualité à ce jour - consultation, colposcopie, scanner, irm et plus tard Pet'scan - plus traitements médicamenteux et perfusions pour m'alimenter et m'hydrate à domicile - et à l'exception de chaque consultation d'oncologie - avant chaque traitement de chimiothérapie - je n'ai jamais rien payé !!!!! (ma carte vitale et la carte de ma complémentaire Santé ont fait office de cartes bleues !!! sans conséquence sur mes finances - je n'ai une mutuelle de ´´ministré' c'est d'actualité !!)le cancer est une Affection de Longue Durée ou ALD prise en charge à 100% par la sécurité sociale - 

pour vous parler de la maladie et juste vous donner du courage et de la force, depuis septembre 2014 - une intervention chirurgicale - un premier traitement de chimio pendant 6 mois - de janvier 2015 à juillet 2015 - une recidive en janvier 2016 - une nouvelle chimiothérapie jusqu'en juillet 2016 - une nouvelle rechute en décembre 2016 - et actuellement en traitement avec un nouveau traitement de chimio pour 3 mois - et out cela avec tous les 3 mois Scanner - IRM et Petscan à l'hôpital Pompidou - sans jamais déboursé un centimes - seules les consultations de l'oncologie à 28€ et celles du chirurgien - 80€ (3 en 3 ans) qui peut être m'operera du foie un jour !!! 

Tout ceci non pas pour que l'on parle de moi ce qui ne présente pas d'intérêt mais que vous revoyiez ce qui ne va pas et pourquoi on vous fais payer ???? Et puis au delà de cet aspect mais qui effectivement plombe le mental qui est déjà bien impacte par la maladie - il ne faut rien lâcher !! Il ne faut rien changer à sa vie - ne s'entourer que de gens sereins et positifs qui ne vous ferons que du bien - et continuer à vivre et à se battre pour que la maladie ne prenne pas le dessus -

c'est le parti que j'ai pris et que je vis depuis septembre 2014 puisque rien n'est fini pour moi - je vis, je travaille, je vois des amis, je m'occupe de mes petits enfants, je mijote des petits plats, je profite de bons repas et je fais en sorte de mettre le maximum de distance entre moi et la maladie - 

notre mental et rester "vivant" est notre meilleur traitement - 

je vous souhaite plein de bonnes choses et surtout battez vous contre tout contre tous et uniquement pour Vous 

je vous embrasse 

Bonjour Maria, je vous remercie pour vos encouragements. Bien à vous, Sandra

Elle explique qu'elle reçoit 800 euros, que son loyer s'élève à plus de 900 euros, manque 100 euros, légitimement on s'étonne avec elle sur : comment payer ses charges, comment manger et boire de l'eau en bouteille à crédit.... évidemment, sans le cancer, tous ceux qui se retrouvent sans emploi peuvent être dans cette situation où les dépenses dépassent les recettes même si la personne s'adapte à une vie sobre et économe, mais les réserves diminue, ne soutiennent plus le quotidien qui devient vite un enfer, multiplier par l'arrivée vraiment pas cool des problèmes de santé qui peuvent aussi s'inviter à la misère, alors avec un cancer à l'évidence le constat est : seul au monde. Avec ça, beaucoup pensent qu'avec un salaire minimum les gens sont heureux, la plupart du temps, tant qu'aucun aléas ne survient, c'est comme être dans une bouée à attendre qu'un bateau passe et nous localise, c'est provisoirement comme une baignade ça frippe la peau à cause des soucis et des excès anticipateurs des horreurs qui pourrait arriver (style aileron de requin ou marée de méduses ou vague scélérate ou simple hypothermie ambiante ou à s'il y a pied des crabes vraiment pas sympas), mais pas au sec comme les élus qui de génération en génération s'entraident entre eux les pieds aux secs dans le paquebot (avec options escales pour leurs achats ou leurs publics relations) loins très loins des conditions qu'elle décrit. 

Vraiment, je crois que je reviendrai régulièrement ici pour l'assurer qu'elle n'est pas seule, que depuis ce court métrage, elle a pu bénéficier d'améliorations tangibles,  que ce fléau de cancer va l'épargner.

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  • 14/02/2017 20:05
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 +++ Sandra !  et bisous tout plein à Na Ya !  

Merci :) 

Bonjour - juste pour prendre des nouvelles - comment allez vous ???? comment peut on vous aider ????? la journée est ´´brouillard'´´ mais,le soleil va pointer - si vous le souhaitez nous pouvons echanger par mail et si je peux vous aider n'hésitez pas - parler - fait du bien et libére l'esprit - ne lâchez rien et profitez de chaque instant -

Pas facile, car oui sans moyen rien ne tombe providentiellement du ciel qui passe pour vous montrez que la terre tourne sans vous, sans démarche, sans pouvoir se déplacer pour aller taper aux portes pour ne serait-ce qu'un renseignement vivant, un espoir, je ne sais pas, elles restent sourdes, sans notice d'emploi, sans lumière, c'est un parcours du combattant plus que difficile, et puis sans énergie que faire?

Et puis oui, y'a des critères qui vous mettent dans une case à options ou pas, que devient alors votre raison? Résister, oui mais c'est l'eau ou le manger, choix compliqué, on maigrit déjà qu'il faut se priver encore par manque de choix... on se sent condamnée, seule, oubliée, et pourtant on se bat et débat au possible, que sont devenu les mots à sens "solidarité", "fraternité", "égalité" "accompagnement" etc..., la maladie est libre et nous ne le sommes pas autant qu'on le pensait...elle accapare notre tout nous isole.

Moralement, physiquement, psychiquement c'est comme un naufrage, il faudrait mais.... la théorie vous savez, quand le corps est malade tout est plus lourd et pesant, on a du courage parce qu'on tient, parce qu'au fond l'instinct de survie nous maintient, il est fort cet instinct tant qu'on peut, on porte des valises surdimentionnées qui plombent qu'on avance pas, on gère l'instant pour gérer l'instant d'après, rien à voir avec la dextérité du "ça va bien ordinaire".

Les ami(e)s, la famille oui mais quand ils sont loins, quand ils sont absents, quand ils sont ailleurs ou distraits, quand ils ont eux mêmes des valises bien trop lourdes, que faire? 

Le cancer, le sida, et bien d'autres maladies parfois vous clouent littéralement sur vos croyances d'avant, vos agonies mêmes intérieures sont trop souvent muettes derrières les murs infranchissables sur l'instant... là depuis longtemps déjà, il faudrait pourtant une réponse adéquate pour être accompagnée humainement puisqu'on est civilisé pense t-on, puisqu'on se donne tous la main de notre système, qui révèle ici ses limites (comme s'il n'y avait jamais pensé avant) et si on cherche des raisons, la première des raisons est l'argent, le nerf de la guerre qu'on mène contre la maladie, du coup ben, sans et beaucoup sont sans, tout est plus dure, tout est plus coriace, tout est plus cruel, comprenez-vous, on se demande où est passé le temps où les gens de proximité avaient la présence d'esprit d'aller entretenir sans interruption les relations qu'elles avaient autour d'elles, sans heurt, juste humainement solidaires, a t-on rêvé ou est-ce la résurgeance de notre enfance sous protection de nos parents, on ne sait plus mais d'y penser fait un manque, un vide qu'on aimerait encore présent??? Croire qu'on puisse sortir du tunel froid et sombre à l'air libre et respirer à pleins poumons, sentir son coeur se regonfler d'espoir, sentir la brise sur sa peau,  redécouvrir la vie et ses caresses pour à nouveau se surprendre aux attendrissements qui nous portent à aller de l'avant, chasser le poids des années lourdes, c'est un chantier en soi ravagé avec un seul artisan : soi aux multiples facultés parfois diplômées. Il est bon de croire qu'on y arrivera, que notre entêtement avec pugnacité surmontera, votre témoignage nous concerne tous quelques soient nos âges, de tous coeur avec vous si courageuse à vous dévoiler simplement, je vous entends, je vous aime autant que j'aime la vie, ça serait  plus simple de dire à ses cellules malades : "arrêtez donc d'envahir tout mon être, comment je fais maintenant pour guérir?"... guérissez  guérir guérison c'est une guerre en soi, la cavalerie est en route, guérissez, remportez sur la maladie la plus grande des victoires: votre vie qui est importante même pour moi que vous ne connaissez pas.

C'est pourtant si facile à dire et si difficile à vivre que quoiqu'on dise quoiqu'on fasse il nous semble être si peu, si petit petit, si infime, rien d'autre qu'une utopie, un rêve, un effet de l'esprit et pourtant on existe.

Notre corps passe son temps à nous maintenir en vie, il répare, il équilibre, il régénère, il trie, il élimine, il ingère, il digère, il respire, une nature sans cesse connectée avec l'environnement et ses vibrations oscillantes qui nous touchent, on filtre sans en avoir conscience d'un bout à l'autre dans l'alambic de nos tuyaux, voies de passage, sophistiqué notre corps tangible et réel, comment douter, ou comment ne pas douter...etc... inconsciemment parfois on délègue sur lui à sens unique beaucoup avec "la certitude de : ça passe", on ignorerait presque qu'il s'exprime, qu'il communique universellement, qu'il nous dit, qu'il nous alerte parfois, jusqu'au jour à ne pas souhaiter évidemment, il se manifeste en surprise autrement pour être une bonne fois pour toute entendu, écouté, comprit, "y'a un truc qui ne passe pas ou qui est trop passé"...

je prête à mon corps charnel une voie intérieure, je l'écoute et parfois je dialogue avec lui, c'est mon ami, le plus sûr de mes transports car je ne suis pas seulement minéral. Je vais et viens continuellement, je m'assure qu'il fonctionne, je veille sur lui d'un oeil attentif et pas seulement, mais comme tout le monde parfois je me laisse distraire par l'extérieure, avant de m'endormir pourtant je lui fais le rapport mais ça m'arrive de sombrer fourbue, j'analyse avec lui, je discute avec lui, parfois même ça me rend très prudente, d'autres fois inconsciente,  parfois je n'en fais qu'à mes goûts, je me comporte avec prétention prenant mes rêves pour des réalités, ou excès, mais ça ne dure pas, j'ai la mémoire pour ça qui me rappelle qu'il faut que je reste connectée avec mon corps d'un bout à l'autre de ma vie qui ne tient qu'à cette invisible entretien qui me sert plus qu'il me dessert c'est mon indispensable. Le corps me fascine, la vie aussi. Je n'en reviens toujours pas. Je vis. Dit ainsi c'est plutôt très banal. Sentit ainsi c'est déjà moins banal me dis-je, je ne contrôle pas vraiment, mais c'est mon seul capital. D'autant que mon corps parfois ne semble pas m'appartenir lorsque j'ai dans la tête trop de tracas, de souci, de chose à régler, d'émotions à freiner, où quand je réalise que mon corps donne naissance, il me semble que ma vie dépend aussi de mon environnement, de mes fréquentations naturelles, d'ailleurs je ne suis pas insensible à tout ça, non, je suis devenue hyper sensible, c'est compliqué pour moi, ma quête si tentée que s'en soit une recherche l'équilibre, et à l'extérieur souvent je découvre qu'au lieu d'équilibre c'est un désastre ou un désordre ou autre chose dont il vaut mieux s'écarter ou au contraire affronter ou ne plus bouger pour percevoir, ou au contraire beau... vous savez ce beau impalpable qui fait du bien en soi qu'on imagine jusqu'à le croire. Alors j'imagine, cette part d'imagination compense, soutient, c'est un peu le jardin secret en quelques sortes, les graines du beau poussent, on jardine autrement dit... on sourit.. ce jardin est intime, c'est un peu le cinéma singulier qu'on offre à son corps pour le récompenser, par reconnaissance, y'a des fleurs, des odeurs etc... un petit paradis en soi..mais on peut aussi obtenir le contraire, tout parait imprévisible parfois, du moins involontaires. Qui n'aime pas les tempêtes, ni les guerres, qui éprouve les batailles,  qui n'aime pas les conflits, qui n'aime pas l'indifférence, et qui est consciamment "fragile" et parfois "vulnérable" et qui aime par dessus tout pouvoir faire solitaire et sortir de la solitude à son grè parce que les autres c'est aussi important que soi, enfin je le pense etc... qui s'accompagne du meilleur pour je pense s'améliorer par expérience, car pour moi même si je sais que je ne suis pas un breuvage qu'on cultive par principe et qui saoûle, j'ai envie de me bonifier avec l'âge et je sais que je saoûle parfois, je ne serais jamais parfaite et c'est bien comme ça,   j'aime librement cultiver par moi même en dilletante, sans certitude mais j'essaie ça m'accompagne ce rêve tout simplet, c'est entre moi et moi dans ce tout qui fait un singulier, objectivement mon environnement m'influence, m'accapare parfois, me stresse aussi, alors instinctivement je pense à autre chose, je me protège, j'en ai besoin comme tout le monde pour la paix je tempère. Je n'aime pas réagir trop vite sans comprendre, ça emballe tous mes sens,  le désarroi la panique parfois dans l'état où on peut être ne favorise pas toujours les bons réflexes et se passe parfois de raison, sans recul on se trompe dès fois, l'erreur est pour tout le monde d'autant dans l'inédit, le soudain, l'impensable, on ne peut tout savoir, tout connaître, être suffisamment avisée, aujourd'hui tant de leurres et de bernes parfois très malveillants pour notre santé, sournois je dirai..

Tout cela n'est pourtant pas important pour qui me lira, c'est une façon de voir les choses sans doute inutile pour Naya moteur principale du sujet qui  m'a sorti de ma réserve pour lui dire que je pense à elle. 

Brassées de bises pour elle si je pouvais sans que cela l'importune.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Comment se sent-elle? va t-elle mieux? pensées amicales pour elle....

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