Emmanuel Macron a commémoré le 60e anniversaire des accords d’Évian, en prenant soin de ne froisser personne à quelques semaines de la présidentielle. Un exercice d’équilibriste qui en dit long sur la politique mémorielle à l’œuvre depuis cinq ans, faite d’avancées et de nombreux arrêts en chemin.
Pour bien combattre le racisme, il faut en combattre les origines. Et l’une d’elles se trouve au fondement de la colonisation de l’Algérie par la France et continue de produire des effets soixante ans après la fin de la guerre. Mediapart en débat avec l’historienne Sylvie Thénault et le politiste Paul Max Morin.
Soixante ans après la signature des accords qui ont mis fin à la guerre d’Algérie, le souvenir en est balancé par celui des attentats et des assassinats perpétrés par l’OAS, et le sentiment d’avoir vu le peuple algérien lésé par ces pourparlers.
Le ministre de l’intérieur a signé un « compte-rendu » de ses échanges avec la majorité insulaire, actant l’ouverture prochaine d’un processus de négociations et le rapprochement des « prisonniers politiques ». Mais l’opposition nationaliste et les syndicats étudiants appellent déjà à poursuivre la mobilisation.