«La liberté nous aime encore»: témoignages pour que cessent les guerres

Par Sarah Franco-Ferrer

En ce 26 juin, jour anniversaire de la signature en 1945 de la charte des Nations unies et alors que l’Iran et les États-Unis s’engagent dans une inquiétante escalade de tensions, le documentaire de Sarah Franco-Ferrer vient rappeler avec force ce qu’est vraiment la guerre. À travers des images d’archives et le récit de témoins, le visage de l’horreur apparaît dans ce film d’une profonde humanité.

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Mais, on peut se retourner vers la nuit des temps, depuis que l’humanité est. La confrontation avec l’autre, le chercher, le provoquer, l’autre, l’anéantir pour gagner ses territoires et plus de pouvoir encore et de puissance aux yeux de la « galerie », la guerre des hommes, la destruction, l’autodestruction, tout ça... où est le scoop ? La guerre rend fou, mais la recherche de l’Absolu, la Vérité, la Justice, chacun se faisant la sienne, la non acceptation de l’altérité de l’autre, le racisme aveugle et primaire, ... tout tourne auprès de ces préoccupations au lieu de celle d’Amour, de reconnaissance de vivre sur une belle et remarquable planète parmi toutes les planètes. Tant et si bien que la portée même de la fin de cette dernière phrase porte à sourire. Tout est question de déplacement de nos actions vers l’essentiel : apporter ce qui est le mieux pour la planète qui nous abrite, et ensuite (je dis bien « ensuite ») pour l’Homme. Car nous détruire les uns les autres et scier la branche sur laquelle nous vivons est la plus bête et débile des chose qu’aient jamais entrepris les hommes. Honte à eux, même si malgré moi je suis responsable de leurs actes d’abrutis testostéronés, en tant que femme pacifiste et pacifique à leur côté puisque je demeure leur semblable bipède.

Sur le film : grand film, passionnant, « beau » et lyrique malgré l’horreur ! Les paroles de militaires, de reporters de guerre, journalistes, écrivains. Des flots d’archives essentielles... Un film réalisé par une femme, tant mieux. Mais les femmes, les violées, les torturées, les vendues, les humiliées qu’on ne voient pas ou très peu (une exécution à bout portant) dans le film, alors qu’on voit les enfants. Or, pendant les guerres elles sont esclaves (sexuelles ou autres), manipulées, utilisées comme du bétail, preneuses du pouvoir en l’absence des maris, pères, amants... Et non, on ne voit pas les femmes, les mères, les enfants de soldats, de militaires, de miliciens, de paras, de guerriers... Qui sont-elles ? Comment vivent-ils l’absence, la perte d’un étre cher, le deuil ? Tant à dire sur cet émouvant opus, essentiel, et sur le choix judicieux des protagonistes interviewés ! Super montage, qui plus est ! Beau choix graphiques. Merci à Sarah Franco Ferrer, et à Médiapart.

Il n'est pas démontré que la testostérone rendre abruti, ainsi, les femmes qui comme les hommes fabriquent de la testostérone, ne sont ni plus ni moins abruties que les hommes.

"il y a trop d'impunité: l'impunité , c'est ce qui encourage les autres. " et c'est pourquoi Castaner doit être viré et doivent être sanctionnés les hauts fonctionnaires, les juges, et les collabos qui font la guerre aux pauvres et aux opposants, et aux jeunes fêtards désobéissants,  que ce soit avec un stylo , derrière un écran ou avec des armes de guerre payés par nos impôts . 

Il y  a une impudence fondamentale des médias à faire tourner jusqu'à plus soif le récit de la répression en Chine ou en Russie - ou n'importe où , et à taire les assassinats de Zineb Redouane, de Steve, les 25 mutilés éborgnés, les 5 qui ont perdu une main, et  -toutes celles et ceux  pour qui l'espoir et la foi dans la justice sociale et l'indépendance judiciaire dans notre pays-  a été assassinée.  Les victimes de cette guerre là, quels médias s'en préoccupent encore?

La barbarie en masse organisée ne naît-elle pas plus souvent de la soumission à l'autorité comme l'a démontré Milgram,   du renoncement au libre arbitre, de l'incapacité culturelle - et cultivée par les dominants pour les seuls dominés - à dire "non", beaucoup plus souvent que des pulsions sadiques d'individus psychopathes, asociaux ou pathologiquement narcissiques?

 

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