En Algérie, Adlène Meddi explore ce passé qui ne passe pas

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Dans 1994, un polar, noir comme ces années qui n’ont pas fini de hanter l’Algérie, qui vient de paraître en France, le journaliste et romancier algérien Adlène Meddi revient sur l’autre grand trauma algérien après le trauma colonial : le trauma de « la décennie noire » (1992-2002), de la guerre fratricide, « la guerre intérieure », selon la formule de la psychanalyste franco-algérienne Karima Lazali qui fut l’invitée de notre précédent Maghreb express. Quand « la guerre se réveillait partout », qu’« elle purifiait salement le monde, le détruisant pour en créer un autre », « pas seulement un massacre collectif qui se banalisait » mais aussi « un poison individuel ». Adlène Meddi nous entraîne, dans un style vif et tranchant, au cœur de cette guerre de destruction, antithèse de la guerre de libération de l’oppresseur colonial qui gonfle de fierté l’Algérien.