Femmes photographes: pourquoi tant d’invisibilisation?

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Le monde de l’art et de la culture est à l’image de notre société inégalitaire, dominé par les hommes. Le milieu de la photographie n’y échappe pas. En septembre dernier, un collectif luttant contre l’invisibilité des femmes photographes, #La Part des femmes, publiait une lettre ouverte dans le journal Libération. Adressée au directeur des Rencontres photographiques d’Arles, la missive mettait en lumière un constat accablant : en un demi-siècle d’existence, le festival, l’un des plus grands rendez-vous culturels français, a confié 47 des 49 éditions à des directeurs artistiques masculins et moins de 20 % de femmes y sont exposées.

Comment expliquer en 2019 une telle invisibilisation, alors que les femmes se sont emparées du médium à ses origines, s'illustrant dans tous les domaines, y compris les plus masculins d'entre eux comme la photo de guerre ? Se réfugier derrière l’argument du talent qui n’a pas de sexe pour ne pas ouvrir les yeux sur cette sous-exposition n’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt d’inégalités de genre mais aussi sociales, ethniques ? Comment exploser le plafond de verre ? Mediapart en débat avec les photographes Marie Docher et Catalina Martin-Chico, ainsi que Jean-François Leroy, directeur du festival Visa pour l'image. 

Femmes photographes: pourquoi tant d’invisibilisation?

Rachida El Azzouzi, Sophie Dufau

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