Marins d’âge tendre

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Ils ont 20 ans et sortent juste des écoles maritimes. Quand les copains vont en boîte, Sasha et Brandon enfilent leurs bottes et se rendent sur les chalutiers qui les emploient : le Neptune et le Tréhic. Un choix de vie envahissant et contraignant, dans un secteur qui peine à recruter des matelots : la pénibilité du travail, le danger et les horaires décalés dissuadent souvent les jeunes générations de se lancer dans le métier malgré des salaires attractifs. Depuis leur port d’attache de Dives-sur-Mer en Normandie, Brandon et Sasha font partie des 1 600 marins-pêcheurs normands. Tous deux pratiquent une pêche artisanale. Face à la concurrence des gros bâtiments pouvant mesurer jusqu’à 40 mètres et la crainte du Brexit, la lutte est sévère.

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  1. Brandon a 20 ans. Dans sa famille, on est pêcheur de père en fils et on vend le produit de la pêche de mère en fille. Depuis sa petite enfance et sa première paire de bottes offerte à Noël, il ne rêve que d’une chose : embarquer.

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