Nos lectrices sont-elles dangereuses ?

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Il y a un peu plus d'un an, Mediapart publiait un portfolio de Carol Müller titré « Les femmes qui lisent sont dangereuses », extrait d'un projet photographique inspiré du livre éponyme de Laure Adler. Œuvrant au sténopé avec des temps de pose de 15 à 20 minutes, la photographe cherche à « faire des empreintes d'acte de lecture ». Cette publication sur Mediapart était accompagnée d'un appel à participation. Nos lectrices ont été enthousiastes. « Je n'ai pu rencontrer toutes celles qui m'ont contactée pour des raisons géographiques bien souvent, mais j'ai mesuré combien le cercle des avaleuses de livre était une secte bien vivante. » Voici aujourd'hui douze de ces lectrices, vraiment « dangereuses : elles lisent des livres qui ne sont pas de leur âge, sont rebelles au diktat de la lecture scolaire et le monde cesse d'exister lorsqu'elles sont à leur affaire », rapporte Carol Müller qui expose son travail jusqu'au 8 novembre à l'Espace Beaurepaire à Paris.

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Des goûts, certainement. Mais des moyens financiers ?!? Sur les photos 2, 3, 5, 6, 7, 9, 10, 11 (soit 8 photos sur 12), je ne vois pas de richesse ostantatoire mais plutôt un lit dans une pièce vide, parfois coincé entre deux murs ce qui témoigne de l'exiguïté de l'endroit, des étagères ikéa, des bibliothèques de récupération, des tentures sur des canapés (défraichis?)... Il me semble que tout le talent de cette photographe est de saisir l'« empreinte de lecture » qui est une véritable richesse de ces personnes.

Cordialement

J'ai eu la même réaction que vous. Il s'agit de présenter un "produit" qui soit compatible et attrayant pour le coeur de cible de des phots : du citadin de type CSP+, aimant son aise et des intérieurs le réflêtant. Pas de lectrices modestes, donc, lisant du Marc Levy (Quelle horreur !) dans un lieu aussi glauque qu'un métro ou une salle d'attente, mais de la "bobotte"  éclairée, engagée et ouverte "à la diversité" (Celle qui lit ce gros malin de Mabanckou) à la lectrice exigeante (Céline, Orwell, Gary). Peu de "métissage" aussi dans ces lectrices. Et que de lectures sérieuses, assez peu en rapport avec les classements hebdomadaires du Point ! Une jolie mise en scène, on se doute que le dernier Justine Levy et le Nelly Allard sont juste planqués sous le coussin, une fois la prise faite :-)

 

Je laisse de côté vos commentaires sur les auteurs lus et vos intuitions sur leurs lectrices : à vous lire, Marc Levy n'est lu que par "des lectrices modestes" et seules la “bobotte, éclairée” lit Gary, Céline, etc. Ce qui revient à cantonner chacune à une culture de classe... Or, il me semble que si vous regardez bien les intérieurs, un certain nombre de ces lectrices ne vivent pas dans un luxe bien bourgeois. A moins qu'à vos yeux, un matelas par terre dans une petite chambre soit déjà un signe ostantatoire de richesse.

Pour les lieux que vous auriez souhaités "glauques", je ne vois pas comment la photographe qui travaille au sténopé avec des temps de pose de 15 à 20 minutes aurait pu faire. Même dans les salles d'attente aujourd'hui, le temps est compté.

Enfin juste pour votre plaisir, vous retrouverez ici un entretien vidéo avec Mabanckou, assorti d'une critique de son livre Lumières de Pointe-Noire, et , un autre entretien où il affirme : « L'arme contre le crétinisme raciste, c'est la création »

Bonne soirée.

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  • 24/10/2015 23:44
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D'accord avcc MPCHEVANCE... les lectrices sont des femmes... et les femmes fournissent à la précarité et à la misère des bataillons entiers... 

Pourquoi ne pas avoir pris un cliché de cette femme furieuse à AIR FRANCE contre ses patrons... ou encore des femmes de chez fralib.. 

A moins que CAROL MULLER pense comme MACRON que quand on est sans un... on est illétré...

Bonsoir SOPHIE DUFAU, 

"Croyez-vous vraiment que l'on ne peut pas se battre et avoir aussi un amour de la lecture ?" il me semble que je sous entend exactement le contraire... Ce que je critique (et non reproche), c'est l'esthétique imposé de ce portfolio : le même que dans la plupart des publicités et communications imposées par la télévision, la presse, qui ne correspond en rien à la réalité des habitats majoritaires aujourd'hui dans le pays du fait de la régression sociale. 

Je ne sais pas si la personne qui criait sa colère vit dans un appartement semblable. Peut être.. là on répond à "dangereuse ? "... La femme en lutte d'AIR FRANCE est représentative de bien des femmes en France.. sans compter toutes celles qui sont en lutte dans l'intimité de leur quotidien pour nourrir les gosses, assurer la décence du logement, cavaler partout pour des aides etc... pourtant certaines lisent .. et même beaucoup. D'ailleurs, on aurait pu avoir l'intérieur d'une femme venant d'immigrer qui lit ou apprend à le faire dans son chez soi. Il y en a plein. 

Sur l'oisiveté qu'elle s'accorde je suis d'accord avec vous... mais ce n'est pas ce que certains ici ont retenu en premier, ni moi même. Si je vous dis de quoi je le rapproche, je pense que vous serez bien déçu. Je pense qu'on pourrait disserter à foison de l'esthétique imposé, des valeurs aussi... En gros ma première lecture de ce port folio m'a fait penser à ces pubs pour de grandes chaînes d'ameublement et à la pub "perle de lait" (je sais le rapprochement est pauvre... mais c'est le mien). 

Encore une fois, le commentaire de la personne qui m'a précédé et le mien sont des critiques. En gros c'est l'esthétique imposé, les valeurs qu'ils sous tendent et leur mode de vie accolé... même si, les deux femmes l'une sur un clic claque, celui au matelas sur le sol peuvent aussi parler d'autres situations de vie. 

Peut être l'auteur de ces photos tente t'il aussi d'attirer justement par cet esthétique sur l'oisiveté choisie, la solitude choisie, qui constituent aujourd'hui un luxe, ou un choix, un affranchissement même temporaire face à la pression sociale et l'aliénation. 

Quant à la lecture bien sûr qu'elle constitue et continue d'être une arme de combat, comme elle constitue un lien social en plus que d'être un plaisir, mais... comme les associations qui disparaissent sur le territoire à force d'austérité depuis plus d'une décennie, on assiste aussi au reflux des vrais libraires, et au recul qualitatif des lieux de lecture communaux, en même temps qu'on assiste aussi à la régression des statuts sociaux vers la non lecture. 

Partout la misère et la précarité sont les ennemis de la lecture. Lorsqu'une femme reste lectrice pour elle même comme d'ailleurs un homme, alors, c'est qu'il résiste à l'effondrement sur soi-même. Mais ce n'est pas cet esthétique que l'on montre couramment. Pourtant il est certainement de plus en plus représentatif. 

En tout cas, nous avons en commun de lire et de pouvoir nous retirer pour le faire. Et certainement de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour donner à d'autres jeunes ou moins d'autres l'envie de le faire. 

Merci en tout cas d'avoir prêté attention à mon commentaire et à celui qui a précédé. 

Merci de votre réponse à ma réponse :-)

Quant à l'esthétisme que vous réprouver, je le lis pour ma part non pas comme un cliché publicitaire (ah la force de la pub pour nous faire lire une image!) mais plutôt comme un certain luxe de pouvoir – prendre le temps de – lire et que la photographe saisit. Et nous nous rejoignons là-dessus me semble-t-il.

Bonne soirée (que lisez-vous en ce moment ?)

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  • 25/10/2015 07:54
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J'aime bien ce travail et effectivement la photographe montre la bourgeoisie en l'état. C'est un témoignage éclairant comme un autre...

Bien propre, bien clean. Il semblerait aussi que les temps de poses soient plus rapides qu'indiqué.

La bourgeoisie ?????

Bien sûr aucune photo ne provient d'un campement rom , mais de là à dire que c'est la bourgeoisie !!!!!

C'est juste parce qu'elles lisent ? Lire serait bourgeois ?

Filrace est sans doute jaloux car il ne peut pas mettre un hamac dans son salon, ou faire un feu dans la cheminée de son appartement haussmanien, mais les photos sont sympas.

que nenni, jaloux de quoi? je chauffe ma masure au bois à la campagne, près de la forêt, auprès des livres aussi. Merci

Tous ses apparts ont du parquet, la plupart ancien. Les lieux sont bourgeois, le cadre, voilà. Petits bourgeois si vous voulez. C'est juste une lecture des images.

C'est très joli. Esthétique. Le sténopé revient à la mode.

Votre interprétation frise la caricature, lire (et voyager) m'a permis de comprendre et décripter le monde régi par la bourgeoisie et ses serviteurs.

 

 

Si  vous avez une masure c'est peut-être une résidence secondaire???

Ambiance feutrée, visages floutés, le temps s'arrête...

C'est beau !

Les visages ne sont pas floutés. Ils sont flous de bougé dû à un temps de pause long (le corps et le livre aussi dans une moindre mesure). C'est justement de cette façon que le temps n'est pas figé ! La lecture reste une activité dynamique. C'est ainsi que je l'ai compris.
On peut percevoir à travers cet effet voulu un pan de la personnalité de chacune des photographiées dans leur univers de lectrice.
Les pièces et le mobilier semblent immuables et les lectrices différemment actives dans l'acte d'une lecture d'apparence sereine et passive...
Ce qui m'a un peu gêné dans ce cadre, c'est la saturation des sources lumineuses sur certaines photos qui me semble excessive et que je n'arrive pas à intégrer dans l'ambiance représentée.

"Les visages ne sont pas floutés." 

Oups, oups

"Ils sont flous de bougé dû à un temps de pause long (le corps et le livre aussi dans une moindre mesure)"

Bon sang, mais c'est bien sûr !

"un temps de pose long", bien sûr, même si la "pause" n'est pas hors contexte. :o)
Correction un peu tardive...

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Donna Tartt

En tous cas elles sont floues !

Artistiquement floues. C'est un choix délibéré qui, comme il a déjà été dit, montre que la lecture est dynamique.

Les images sont belles, il y a des ambiances… ça fait peut-être un peu "système", avec l'usage du sténopé. Il me semble surtout que c'est au spectateur de faire le lien entre la femme photographiée, sa personnalité et le livre lu… En somme, les images ne parlent pas d'elles-mêmes. Et on peut interverser les "légendes" et les images… et ça fonctionne aussi.

J'aime bien ces photos. Je ne connaissais pas la technique du sténopé, elle ne doit pas être évidente. Est-ce une régression nécessaire, un refus du tout automatique qui donne des images banales, sans empreinte personnelle. Juste appuyer sur le déclencheur en descendant du car touristique et prendre un maximum de souvenirs pour... montrer aux autres!

Ces photos me laisse hors de la relation que la lectrice entretient avec le livre. C'est aussi ce qui m'a plu. Des champs de lumière fascinants et des visages mystérieux. Aucune ne lit assise, presque toutes allongées pour prendre tout le plaisir du litvre.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Merci pour ce beau portfolio, de lectrice passionnée dans lesquelles chacune a le loisir de pouvoir se retrouver éventuellement, l'abandon, l'évasion, le rêve, le voyage intérieur, il y a peu d'autres activités que la lecture, irremplaçable à mon sens. Et aussi interpellée par ces remarques de lectrices, dans des intérieurs bourgeois... mais d'autres personnes ont très bien répondu. Et justement, le livre, il est accessible à tous, voir gratuit ou 3 fois rien, peut se lire partout, favorise la sociabilité et normalement un peu de repli sur soi (positif et non pas pathologique). Il permet aussi le recul, d'autres compréhensions de l'autre... on en finirait jamais de parler du bienfait de cette nourriture essentielle à la vie de l'Homme. Alors ne nous égarons pas dans des propos insensés sur lecture bourgeoise ou pas, cela n'a pas de sens et sa place ici. Merci

Celle qui lit Mabanckou, elle doit se faire ch...

Je vous renvoie à ma réponse, plus haut dans le fil de commentaires.

Bonne soirée,

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Ce n'est pas la "Rédaction qui dit", c'est le choix que j'ai fait de vous présenter ce travail que je défends. Mais peut-être souhaitez-vous que je m'éclipse ? A cette heure en tout cas, je ferme l'ordinateur.

Bonne soirée

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  • 26/10/2015 17:06
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Toutes les femmes qui lisent sont dangereuses: un révolutionnaire avait préparé une loi portant

"interdiction de lire aux femmes"

 

Une femme qui lit s'émancipe alors oust à la cuisine!!!

Les femmes ont le rythme d'une temporalité de l'instant dans lequel elle s'installe durablement, dans les transports en commun, elles sont souvent les seules à lire, les hommes pensant souvent à leur destination, ce qu'ils vont faire une fois arrivés, bref toujours dans l'après. Lire n'est pas dangereux en soi, que je sache la lecture n'est pas interdite aux femmes au Qatar ni ici, mais réfléchir au travers de ces points de vue extérieurs sur sa propre vie l'est bien plus. D'expérience je puis dire que ça aide à supporter le monde, les conneries de la hiérarchie au travail, on est plus serein, il y a plus important et plus intelligent, plus sensible que les autres dans la vie réelle, le livre, que l'on quitte et auquel on retourne et qui aide à oublier tout ça, la preuve que il y a quelque part une part de beau chez certains êtres humains, à condition qu'ils s'isolent du rythme effréné de la vie et ce désir d'étendre à la vie réelle cette relation donne sous les pavés la plage, ces magnifiques mouvements de vouloir exister pleinement à l'autre y compris dans la relation de travail.

Moi personnellement, je préfère le travail de Bérénice Abbott. J'ai eu l'occasion d'apprécier son travail Au Jeu de Paume. En effet, l’œil avisé de la photographe, sobre mais profond, montre avant tout, une poésie de la photographie écrite. On y voit le pouvoir à la fois pudique et éducatif de l’image. Ce jour-là au Jeu de Paume Bérénice Abbott nous montre son maître Eugène Atget, et confirme sa vision de son art comme « une façon d’initier les personnes de tout âges aux réalités de notre monde » mais toutefois, avec cette pointe d’avertissements : - à condition que les clichés soient prisent dans un esprit documentaire. Abbott emploie les termes « réaliste » et « sans effet artistique » ou « portraits intimes de la pensée scientifique » pour parler de sa vision de la photographie.

 

Sublime. Nous avons chez Abbott et dans la figure de la vocation du photographe, comme celle du poète, une exigence esthétique « morale » et intellectuelle. Avec Abbott, nous rencontrons dans la photographie un monde fait de mélancolie de misère, de souffrance mais aussi de la beauté et de l’inspiration. Comme dans la poésie.  Et nous nous laissons entrainer non seulement dans la vocation du photographe mais aussi et surtout dans l’apprentissage du « voir ».

 

Deux sujets d’une nature bien différente puisque « voir » a une existence dans ce monde-ci tandis que « la vocation du photographe » n’existe que comme déléguée par le premier dans un monde « possible ». Attention ! Il s’agit bien là d’un couple dont les partenaires sont probablement noués l’un à l’autre, indissolublement torsadés, mais non identifiables néanmoins, puisqu’ils se tiennent de part et d’autre de la frontière qui sépare la poésie de l’image captée par un objectif. Cela évite en conséquence, de traiter l’image comme une simple reproduction d’une réalité vécue mais plutôt comme le signal, au demeurant de par sa prestance, comme ce qui échappe à la dimension processuelle qu’un personnage réel délègue à l’artiste.

 

Ceci dit, moi je lis des auteurs bien plus contemporain comme François Bon, Bergounioux, Carrère etc. Oh j'ai lu Nabokov, Orwell, et tous ces morts. J'ai même lu Limonov, pour dire que l'auteur ne fait pas le moine?

Bien à vous

Fly....

 

Très beau travail... le temps suspendu de la lecture, de l'entre-soi d'une intimité avec le livre, avec un univers intérieur et la parole d'un auteur où parfois se noue un dialogue silencieux. J'ai toujours lu ainsi, tout, vivants ou morts, depuis mon enfance, un refuge souvent, un bonheur de plus en plus grand ensuite, une solitude recherchée dans la foule et le bruit, dans la tiédeur du lit, devant mon café au petit déjeuner... mes moments indispensables dans tout ce temps que je dois aux autres, où je me dois aux autres.

Reste la question, pertinente, les lectrices sont-elles dangereuses ? A voir les réponses, presque toutes masculines, qui voient dans la femme qui lit une bobo qui s'ignore, fantasment sur leur prétendue oisivité et leur "luxueux" (?) intérieur, allant jusqu'à se vanter de lire dans des "masures" (un livre est un livre, là ou ailleurs), on voit que ce n'est pas gagné. Que font ces supposées "embourgeoisées" à lire , d'abord, et même pas du livre admis comme lisible par les classes admises comme laborieuses ? On voit bien ce qui sert d'appui à ce type de réflexions : Un femme qui se respecte ne perd pas son temps à lire, elle va lutter socialement (c'est peut-être le cas de ces femmes, nous n'en savons rien, et il n'y a rien d'incompatible à cela), donc une femme qui lit perd son temps. De plus, une femme qui est engagée dans la lutte sociale ne lit pas des ouvrages supposés difficiles ou enrichissants, son maigre niveau d'études (?) ne pourrait  lui permettre, dans les rares moments où elle ne réchauffe pas le ragoût pour ses "camarades" masculins qui sont au front, que de lire du Marc Lévy. On supposera avec ces mesieurs que même Germinal ou les raisins de la colère lui sont d'un accès trop complexe. Quel mépris !

  J'en déduis qu'on a toujours peur de Virginia Woolf (ou de Simone de Beauvoir) et donc double peine à celles qui osent lire, et lire intelligemment. Haine de la culture, peur de la femme qui tente d'en posséder un peu. A room of its own, toujours d'actualité ?

Merci à vous pour ces photos, elles m'ont touchées.

                                                                                                                                                                                                                                                              folles femmes arretez de nous les casser avec vos ignobles prétentions snobinardes !contentez vous d'étre belles !

C'était du second degré, bien sûr ? Sinon, je vais vous demander ce que je demande généralement aux hommes qui tiennent ce genre de propos : êtes-vous, vous, assez beau pour moi ? Et si oui, pourriez-vous avoir l'obligeance d'être un objet commode et si possible utile et pour le reste de la fermer. Merci.

Vous ne me semblez pas en reste de sexisme dans votre précédent commentaire !:o)...

"A voir les réponses, presque toutes masculines, qui voient dans la femme qui lit une bobo qui s'ignore, et c..."

 

Vous avez lu la plupart des commentaires masculins qui précèdent celui que vous citez ? Je ne suis pas sexiste, je défends une image de la femme qui est le droit d'être belle (si elle l'est) et intelligente, sans pour autant la faire entrer dans tes stéréotypes classistes. Ma réponse au dernier commentaire, bien sûr, était outrancièrement sexiste, mais c'était une réponse ironique à ce que j'ai trop souvent entendu ( ou du désavantage de ne pas être hideuse, d'avoir un cerveau et de s'en servir, et de ne pas pouvoir se vêtir avec un semblant d'élégance sans se faire ranger dans la catégorie "bourge"). Un peu caricatural, je vous l'accorde, mais à caricatures, caricatures et demi.Clin d'œil

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

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