Zevs, tueur d'images

Blaze qui forme des nuages aux éclairs menaçants, peinture des ombres de la ville façon scène de crime, attaques publicitaires XXL, liquidations des marques et des symboles du capitalisme, graffitis invisibles : l'artiste Zevs s'est imposé avec ses performances urbaines illégales. À l'occasion de la parution de sa première monographie L'Exécution d'une image aux éditions Alternatives, Mediapart revient sur le parcours de l'artiste en 15 photos, et présente en exclusivité son œuvre vidéo « Louvre 99 », redoutable carnage artistique.

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  1.  © ZEVS © ZEVS
    L'invention de la peinture en tube a révolutionné l'histoire de l'art, libérant les artistes de leurs ateliers. Avec celle de la peinture en bombe, une génération d'artistes s'est imposée dans l'espace public, peignant illégalement des graffitis sur les trains et les murs des villes. Après quelques années passées à taguer son nom, Zevs est retourné au pinceau et à la peinture routière pour dépeindre les paysages en détournant les ombres du mobilier urbain, comme la police détourne les scènes de crime. Autoproclamé “flasheur d'ombre”, Zevs perturbe la signalétique de la voirie, questionne la nuit et le jour, la lumière naturelle et artificielle, allant jusqu'à pirater l'éclairage public en modifiant le fonctionnement des lampadaires. Il ne reste plus que des photos et des films de ces peintures réalisées entre 1998 et 2001.

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