Journaliste politique à Mediapart depuis novembre 2010, après plusieurs années à m'occuper d'économie (à l'AFP) et de social (à l'Huma). Coauteure de Tunis Connection, enquête sur les réseaux franco-tunisiens sous Ben Ali (Seuil, 2012).
Le chef de l'Etat a refusé mercredi de se prononcer sur la volonté de plusieurs pays européens de classer le Hezbollah parmi les organisations terroristes. Mais son ministre des affaires étrangères s'y est dit favorable.
François Hollande est à l'Élysée depuis un an et a (presque) tout raté. À tous les étages du pouvoir, une question récurrente : pourquoi ça ne marche pas ? Pouvoir par pouvoir, Mediapart dresse une cartographie d'un pouvoir socialiste qui dysfonctionne.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce mercredi 1er Mai. Syndicats, partis et manifestants réclament un « changement de cap ». À Paris, le cortège a parfois pris un tour anti-Hollande.
Une place au nom du fondateur de la grande centrale syndicale tunisienne, l’UGTT, assassiné en 1952 à l’époque du protectorat français, a été inaugurée à Paris. Un premier signe de reconnaissance en France, alors que la Tunisie demande également l’ouverture des archives.
Après des mois de tergiversations et de bras de fer au sein de la majorité, les socialistes ont déposé mardi une proposition de loi permettant la reprise de sites rentables. Une promesse de François Hollande qu'il se décide à honorer avant le 1er Mai et la manifestation anti-austérité du 5 mai. Mais le texte est fortement édulcoré.
Le ministère de l'éducation nationale, en lien avec le quai d'Orsay, est chargé de recruter trois professeurs français pour les envoyer en détachement au Collège royal à Rabat, où sont scolarisés les enfants de la famille royale, dont le fils et la fille de Mohammed VI.
L’espace d’un week-end, le PS et le gouvernement ont offert le spectacle d’une majorité incapable de débattre d’un enjeu crucial : l’avenir de l’UE et le rapport avec Berlin. Mal maîtrisée, la discussion a surtout contribué à exposer désaccords et guerres d’ego.
Trois semaines après son adoption au Sénat sous la bienveillance de Christiane Taubira, la loi portée par le Front de gauche pour amnistier « quelques dizaines » de syndicalistes subit un veto du gouvernement. Soudaine, la décision froisse le PCF et les écolos, mais aussi une partie du PS. Récit d’un suicide politique à gauche.
Ministres recadrés, vote bloqué au Sénat sur l’accord dit de sécurisation de l’emploi, programme de stabilité : le président de la République fait fi des critiques à gauche et continue de croire que sa rigueur économique est la seule politique possible.
C’est une des multiples facettes de l’affaire Cahuzac. Celle d’un écheveau de relations, d’amitiés et d’intérêts au sein et à la marge du parti socialiste, et qui relie l’ancien ministre du budget à l’actuel ministre de l’intérieur Manuel Valls depuis de nombreuses années.
Le gouvernement a confirmé mercredi les grandes lignes de sa politique économique en présentant la feuille de route de réduction des déficits pour les trois ans à venir. Une annonce faite en dépit des dernières prévisions des instituts de conjoncture.
Lors de son discours du Bourget, en janvier 2012, François Hollande avait clamé que « présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont ! » Un an et l'affaire Cahuzac plus tard, Hollande se décide à mettre ses mots en pratique.
Pourfendeur depuis des années des paradis fiscaux, le ministre délégué au développement (EELV) salue les annonces faites par François Hollande et Jean-Marc Ayrault mercredi. « En quinze jours, on a remporté des batailles que nous menions depuis des années. » Pour lui, l'affaire Cahuzac « se transforme en opportunité ».
Dans un entretien à Mediapart, la ministre écologiste demande « davantage de transparence et de contrôle ». Sur la crise économique et sociale, Cécile Duflot insiste : « Le risque, c'est la spirale de la récession ».
Le procès de Pascal Mazurier, agent consulaire à Bangalore, accusé du viol de sa fille mineure, se poursuit dans la grande ville du sud de l'Inde. Une affaire particulièrement épineuse pour la France, à qui la mère de l’enfant reproche sa partialité.
La pression monte pour inciter l'Elysée à prendre des mesures de moralisation de la vie publique. L'exécutif y a travaillé tout le week-end. Certains plaident aussi pour un remaniement d’ampleur tandis que beaucoup jugent Moscovici « carbonisé ».
Depuis mardi, à l’Élysée et dans les ministères, la stupéfaction a laissé place à l’effarement, voire à la panique. « La République vacille », constate Olivier Faure, proche de Jean-Marc Ayrault.
La démission du ministre provoque un choc chez les socialistes. Beaucoup continuent à le soutenir, d'autres s'interrogent sur la piste d'un financement politique par les laboratoires pharmaceutiques.
Après quatre mois de soutien, discret mais tenace, le président de la République a fini par trancher. L'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale rendait intenable la position de Jérôme Cahuzac.
Le bureau national du PS a voté mardi la mise sous tutelle de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, complètement bloquée par les dissenssions internes. L'enjeu : l'organisation ou non de primaires à Marseille à l'automne.