Pierre Gadonneix, le président d'EDF, est parti à la conquête du monde, chéquier ouvert. A quelques mois d'intervalles, l'électricien public vient de dépenser près de vingt milliards d'euros pour racheter une entreprise nucléaire en Grande-Bretagne et des actifs nucléaires aux Etats-Unis. Ces opérations sont justifiées au nom du développement du nucléaire français. Mais EDF a-t-il les moyens de soutenir une expansion internationale, la construction de plusieurs EPR dans le monde, et les investissements nécessaires en France? Ses comptes affichent une nette dégradation.
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