A en croire l'Elysée, les universitaires ne seraient pas évalués. Or comme l'expliquent dans le détail tous nos témoignages, ici, c'est «tous les quatre ans»; là, c'est à chaque fois qu'il faut «passer un échelon». En réalité, la communauté scientifique bruisse de plaintes contre l'excès d'évaluation. Bureaucratisation, temps perdu pour la recherche, «logique de mise en concurrence et d'individualisation des carrières»: l'hyper-évaluation tourmente l'université française. Et devient une question centrale du conflit opposant les enseignants-chercheurs à l'exécutif, figeant les universitaires sur la défense d'un statu quo dont beaucoup souhaitaient pourtant sortir.
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