En se prononçant pour une «large régularisation des sans-papiers», la première secrétaire du PS fait coup triple. Elle parle à l'électorat socialiste et renoue avec un tissu associatif déprimé par l'immobilisme du parti sur cette question depuis les lois Chevènement de 1997. Elle démontre sa volonté, tant de fois annoncée depuis son élection, d'«ancrer le PS à gauche». Elle apparaît, enfin, comme «opposantelégitime» aux yeux du gouvernement, qui s'adresse directement à elle en l'accusant de faire «un clin d'œil à l'extrême droite».
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