Le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national s’ouvre mardi 13 janvier à Paris. La cheffe de file du parti d’extrême droite espère échapper à une peine d’inéligibilité immédiate à l’issue des débats.
Mohamed n’a pas été reconnu réfugié en France. Malgré sa situation administrative, il travaille dans un hôtel francilien, et espère un jour régulariser sa situation et vivre normalement. Il aspire également à revoir sa mère, restée en Guinée.
Des torrents de commentaires racistes se sont déversés en ligne à la découverte du prénom du premier bébé de 2026 né à Avignon. Comme lui, d’autres voient leur existence instrumentalisée dès la naissance, au profit de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement ».
Évoquer des personnes racisées dans les médias leur fait courir le risque de subir des commentaires racistes. Pour autant, faut-il renoncer, pour les protéger, à leur donner la parole, au risque de les exclure complètement du débat civique ?
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La polémique autour de l’annonce de la naissance de bébés racisés par la presse locale dit beaucoup d’un pays où l’air devient irrespirable pour les non-Blancs. En première ligne, les musulmans, progressivement exclus de la communauté nationale. Dans une indifférence presque générale.
Dans une petite commune à quarante-cinq kilomètres de Nantes, un collectif se mobilise depuis plusieurs mois contre le projet d’implantation d’une école hors contrat sédévacantiste, un courant minoritaire et ultraconservateur du catholicisme.
Âgé de 30 ans, le réfugié soudanais a tenté la France, l’Angleterre et l’Allemagne. Il s’est installé fin décembre à Wattrelos, non loin de Lille. Mediapart a visité son premier « vrai » logement et l’a suivi durant une matinée de stage dans un garage automobile.
Jugée vendredi 9 janvier, Julie comparaissait aux côtés de quatre salariés d’une société de maintenance et d’un détenu pour avoir introduit stupéfiants et objets interdits en prison. Une affaire emblématique des dérives et des pressions dans l’un des établissements pénitentiaires les plus surpeuplés de France.
Face à des élèves en situation de handicap difficiles à prendre en charge, des personnels de l’académie de Lyon effectuent des signalements auprès de la protection de l’enfance. Officiellement pour « aider » les familles. Ces dernières dénoncent une « nouvelle arme » pour les obliger à déscolariser leur enfant.
Tous les syndicats de médecins libéraux ont appelé à la grève, du 5 au 15 janvier. Au départ, la grogne était celle des spécialistes, avant de gagner les généralistes. L’addition de mesures disparates leur fait craindre une « étatisation » de leur exercice libéral. Ils manifestent dans les rues de Paris samedi.
À l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour de cassation, son président Christophe Soulard et son procureur général Rémy Heitz ont dénoncé avec force, vendredi 9 janvier, les attaques contre la justice en marge des affaires Sarkozy et Le Pen et pointé le faible soutien de l’exécutif.
Le tribunal de Troyes a relaxé les parachutistes amateurs qui s’étaient déguisés en membres de l’organisation suprémaciste ou avaient peint leur visage en noir, estimant que l’appel à la haine n’était pas caractérisé. SOS Racisme, déboutée des parties civiles, regrette une « décision incompréhensible et alarmante ».
Au terme de ses investigations, la juge d’instruction estime qu’Alexis D. a intentionnellement heurté le deux-roues et « altéré la réalité ». Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, le fonctionnaire risque jusqu’à dix ans de prison.
Dans un livre à paraître le 9 janvier, trois journalistes du média local Marsactu racontent l’« emprise » des trafics. Des petites mains des réseaux aux magistrats, en passant par les consommateurs, ils interrogent les maillons de cette mécanique mortifère. Mediapart en publie les bonnes feuilles.
Marine Le Pen, onze autres prévenus et le parti comparaîtront à partir du 13 janvier. L’ouverture de ce nouveau procès se fait dans un climat tendu, entre les accusations de l’extrême droite à l’égard de la justice et la possibilité que l’administration états-unienne sanctionne des magistrats français.
Bernard Bajolet a été reconnu jeudi coupable de complicité de tentative d’extorsion et d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique. L’homme d’affaires Alain Duménil accuse le service de renseignement d’avoir fait usage de la contrainte pour lui réclamer de l’argent en 2016.