La désignation du Vénézuélien Nicolás Maduro comme « narcoterroriste » est évidemment un prétexte. Mais l’obsession du locataire de la Maison-Blanche pour les drogues, et sa prétendue manière de « lutter » contre elles, est lourde de sens.
Illustrée par l’enlèvement du président vénézuélien, la politique expansionniste et néoréactionnaire de Donald Trump s’attaque à l’ensemble des citoyens de la planète. Alors que leurs dirigeants les lâchent, les sociétés européennes n’ont d’autre choix que de se mobiliser pour défendre leurs principes d’égalité et de justice sociale.
Le discrédit de Nicolás Maduro est tel qu’il paralyse partout les actions contre la plus grave intervention impérialiste de ces derniers temps. Retour sur une expérience de gauche, impulsée par Hugo Chávez, devenue le meilleur outil de propagande des droites.
En validant sans aucune réserve l’opération menée par Donald Trump au Venezuela, Emmanuel Macron a piétiné tous les principes sur lesquels se fonde historiquement la diplomatie française, en tête desquels l’attachement au droit international.
Les dirigeants du Vieux Continent se sont globalement abstenus de condamner le kidnapping de Nicolás Maduro. C’est la pire manière de défendre les principes dont ils se réclament et de se protéger contre l’avenir de vassaux que leur préparent Trump et ses soutiens.
Pour que les trente années écoulées depuis les grèves de 1995 ne se referment pas définitivement sur les gauches, telle une pierre tombale ornée de l’épitaphe « N’a pas su empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir », quelles perspectives peut-on dessiner sans verser dans la nostalgie ?
Trente ans après, l’idée que les mobilisations de l’hiver 1995 ont débouché sur une victoire est une malédiction pour les luttes de notre temps. Il est urgent d’en finir avec cette idée, alors que l’extrême droite instrumentalise la colère sociale.
Les images des tas de corps sans vie de vaches abattues pour prévenir la propagation de la dermatose bovine nous émeuvent. Quatre millions de bovins finissent pourtant, chaque année, à l’abattoir dans l’indifférence générale et dans des conditions guère plus enviables.
José Antonio Kast, un héritier de la dictature de Pinochet, accède au pouvoir suprême par la voie des urnes. L’événement, révélateur des limites de la transition démocratique accomplie voici quatre décennies, est aussi un signal inquiétant bien au-delà du Chili.
Olivier Faure a annoncé qu’il plaiderait pour que son groupe vote pour le budget de la Sécurité sociale, quittant de facto l’opposition au gouvernement. Un franchissement de seuil qui dénature l’idée même de compromis et réduit le capital de gauche du PS à néant.