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Mediapart
Jeu.23 octobre 201423/10/2014 Édition de la mi-journée

Antoine Perraud

Antoine Perraud travaille depuis 1986 à France Culture, où il produit l’émission «Tire ta langue» depuis 1991 (avec une interruption de 2006 à 2009 consacrée à «Jeux d'archives»). Il est l’auteur de documentaires historiques et littéraires: «Une vie, une œuvre» (Jacques Bainville, Confucius…), «Le Bon Plaisir» (Bronislaw Geremek, Pierre Combescot…), «Mitterrand pris aux mots», ainsi que de séries d’été: 18 heures sur Elias Canetti, 10 heures sur Charles de Gaulle, 5 heures sur la télévision française de 1944 à 1964…
De 1987 à 2006, Antoine Perraud a été critique et grand reporter à Télérama, où il s'accomplit en introduisant le terme «bobo» dans notre idiome en 2000, comme l’atteste la dernière édition du Grand Robert de la langue française
Diplômé du CFJ (Centre de formation des journalistes) en 1983, Antoine Perraud a régulièrement pris du champ: deux ans au Korea Herald (Séoul), DESS de correspondant de presse en pays anglophones, fondation «Journalistes en Europe», préparation (aussi vaine qu'éphémère !) à l’agrégation d’histoire.
En 2007, il a publié La Barbarie journalistique (Flammarion), qui analyse, à partir des affaires Alègre, d’Outreau et de la prétendue agression du RER D, comment le droit de savoir peut céder le pas à la frénésie de dénoncer.
Membre du comité de lecture de la revue Médium (directeur: Régis Debray) depuis 2005, Antoine Perraud contribue depuis 2006 au supplément littéraire du quotidien La Croix. Fin 2007, il a rejoint mediapart.fr

Ses derniers articles

Jean Frapat (1928-2014), prince de la télé intelligente

|  Par Antoine Perraud

Jean Frapat, de 1965 à 1983, inventa de sacrées émissions : Les Enthousiastes (un amoureux d’une peinture la commente), Vocations (les coulisses d’un entretien télévisé), Tac au tac (un match entre dessinateurs humoristiques)... Hommage à un pionnier déjà enterré de son vivant.

L'œil de Frederick Wiseman met le feu à la National Gallery

|  Par Antoine Perraud

Une plongée admirative mais sans concession dans les jeux de regards, de désirs et de transmission que suscite la National Gallery de Londres. Le documentaire de l'Américain Frederick Wiseman (sortie en salle ce 8 octobre) offre un rare moment d'intelligence empathique...

Jean Genet à l'Odéon : “Les Nègres” ravive l'ère du cruel simulacre

|  Par Antoine Perraud

Gaël Kamilindi (Village) et Kayije Kagame (Vertu)Gaël Kamilindi (Village) et Kayije Kagame (Vertu)

Magnétique, formaliste et inspiré, Bob Wilson propose une mise en scène radicalement ramassée d'une bombe à fragmentation : Les Nègres de Jean Genet. Et si cette sarabande théâtrale, qui joue avec les mots et les morts, présageait le temps des nouveaux simulacres horrifiques ?...

Julie Brochen: «Le théâtre est un bateau peuplé qui nécessite un bon barreur»

|  Par Antoine Perraud

Vidéo dans l'articleVidéo dans l'article

La comédienne et metteuse en scène Julie Brochen revient, pour Mediapart, sur sa gestion et son éviction du Théâtre national de Strasbourg (TNS). Radiographie d'une vilenie culturelle sous une certaine gauche française...

Audition du commissaire hongrois: la défiance et la veulerie

|  Par Antoine Perraud

Le parlement européen a entendu mercredi 1er octobre l'un des commissaires problématiques : le Hongrois Tibor Navracsics, pressenti pour traiter de la culture et de l'éducation au sein de la commission Juncker. Gêne des sociaux-démocrates et coups de pouce des conservateurs. Passera comme une lettre à la poste ?

14-18 : des chansons à faire crever la bouche ouverte

|  Par Antoine Perraud

À l'heure des commémorations trop souvent aseptisées voire héroïsantes de la prétendue “Grande Guerre”, un documentaire sans concession vend la mèche. À partir de chansons galvanisantes ou abrutissantes de l'époque.

Sarkozy, BFM et i>Télé: la machine à décerveler

|  Par Antoine Perraud

Entre la conférence de presse de François Hollande, jeudi, et l'entretien de Nicolas Sarkozy sur France 2, dimanche, les deux chaînes d'information en continu ont joué avec constance leur rôle de médias supplétifs au service de l'ancien président. Personnalisation à outrance, intoxications sondagières, pseudo-avis d’experts autoproclamés sur fond de poncifs droitiers. Rapport de visionnage sur canapé...

Notaires : une manifestation organisée de main de maître

|  Par Antoine Perraud

Vidéo dans le corps de l'article.Vidéo dans le corps de l'article.

Des milliers de notaires, accompagnés de leurs clercs et du personnel de leurs études, ont manifesté à Paris contre la déréglementation de leur profession envisagée au début de l'été par Arnaud Montebourg. Reportage sur un milieu qui prend goût à la rue en s'y serrant les coudes...

Europe: un commissaire infréquentable

|  Par Antoine Perraud

Pour chapeauter l'éducation, la culture, la jeunesse et la citoyenneté, Juncker présente comme commissaire européen le Hongrois Tibor Navracsics. Voilà l'homme à tout faire de Viktor Orbán, national-populiste ennemi des valeurs démocratiques. Avant son audition par les eurodéputés, faut-il rester bouche bée face à un tel scandale ?

Emmanuel Carrère, il y a quelque chose qui boite

|  Par Antoine Perraud

Piero del Pollaiuolo (1443 Florence - 1496 Rome) : “Annonciation” vue de Fiesole (on aperçoit Florence). Musée de Berlin, © APPiero del Pollaiuolo (1443 Florence - 1496 Rome) : “Annonciation” vue de Fiesole (on aperçoit Florence). Musée de Berlin, © AP

Emmanuel Carrère, dans Le Royaume (POL), tombe sur un bec : Le Nouveau Testament. Mêlant sa crise de foi d'il y a vingt ans et les tribulations de Paul et Luc voilà vingt siècles, il déraille par où sa littérature pèche soudain : l'emploi d'un “je” omniprésent, désinvolte et fourbu. On espérait Fernand Braudel, c'est Alain Decaux. Démonstration...

“Comrades” : film inflammable sur l'union dans les luttes en 1834

|  Par Antoine Perraud

Étoile filante dans le ciel plombé du thatchérisme, le cinéaste Bill Douglas (1934-1991) réalisa Comrades. Un chef-d'œuvre sur un soulèvement d'ouvriers agricoles dans le sud de l'Angleterre, en 1834. À découvrir d'urgence, avant que la main invisible du marché ne le fasse disparaître des (trop rares) salles…

Les deux morts de Jean Jaurès

|  Par Antoine Perraud

Jean JaurèsJean Jaurès © DR

Un siècle après l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, à l'aube de la Première Guerre mondiale, Mediapart s'est plongé pendant plusieurs semaines dans les archives de l'Histoire pour comprendre une époque tourmentée, qui nous renseigne aussi sur la nôtre. Enquête historique en trois volets.

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (3/3)

|  Par Antoine Perraud

En une de “L'Humanité”, le 18 juillet 1922.En une de “L'Humanité”, le 18 juillet 1922.

Raoul Villain tua Jean Jaurès en 1914 et fut jugé en 1919. Son acquittement apparut incompréhensible aux socialistes déboussolés. Retour sur ce procès instructif : il parle de et à une gauche française, qui n'a rien appris et tout oublié…

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (2/3)

|  Par Antoine Perraud

Jean Jaurès, tel qu'il aurait dû être campé par une gauche hélas ! tétanisée en 1919.Jean Jaurès, tel qu'il aurait dû être campé par une gauche hélas ! tétanisée en 1919.

Raoul Villain, qui a tué Jean Jaurès en 1914, est jugé en 1919. Son acquittement, incompréhensible aux socialistes déboussolés, apparaît hélas dans l'ordre des choses. Retour sur ce procès instructif, qui parle de et à la gauche. Deuxième volet : l'assassin se voit grimé en Jeanne d'Arc et l'assassiné se retrouve sanctifié. Ce qui trahit Jaurès et le socialisme sans émouvoir un seul instant les vestales du nationalisme. Le Figaro ironise : « Pour un peu on eût cru qu'il s'agissait de Paul Déroulède. »

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (1/3)

|  Par Antoine Perraud

Raoul Villain, né en 1885, après son meurtre du 31 juillet 1914Raoul Villain, né en 1885, après son meurtre du 31 juillet 1914

Raoul Villain tue Jean Jaurès le 31 juillet 1914. Il est jugé du 24 au 29 mars 1919, devant la cour d'assises de la Seine. L'acquittement du meurtrier, incompréhensible pour les socialistes déboussolés, était hélas dans l'ordre des choses. Retour sur une époque, un procès et un espace politique : celui que doit savoir occuper une gauche adepte des audaces jaurésiennes…

Le réveil du «sarko-berlusconisme»

|  Par Antoine Perraud

Nicolas Sarkozy tente, à la manière de Silvio Berlusconi, de se poser en victime de juges illégitimes, terrorisants, cruels et iniques. La magistrature serait obsédée par la paille dans l'œil du pouvoir politique. La fable est ainsi servie, sur un plateau télé.

La France commence à se faire plus transparente sur le papier

|  Par Antoine Perraud

La transparence gagne du terrain en France, par le biais législatif et sous les coups de scandales répétés. Mais la pratique ternit souvent les avancées formelles, dans notre vieux pays centralisé vouant un culte aux chefs suprêmes. Expertise de Myriam Savy, de “Transparency International”, et petite recension des procédures en vigueur dans le monde...

Intermittents: la guerre d'Avignon a bel et bien lieu

|  Par Antoine Perraud

Dans la Cour d'honneur du palais des papes.Dans la Cour d'honneur du palais des papes. © (AP)

« Le festival aura lieu, je ne l’annulerai pas », assure désormais son directeur, Olivier Py. Mais la situation est autrement délétère. Dix jours avant l'ouverture, le « off » contrecarre le « in » et les intermittents grévistes regardent en chien de faïence ceux qui sont dans l'obligation de travailler. Scission inévitable ou symbiose imprévue ? La ville attend.

L'Opéra de Paris succombe au gaspillage

|  Par Antoine Perraud

L'arrivée du nouveau directeur de l'Opéra de Paris, Stéphane Lissner, entraîne des évictions soldées par de colossales indemnités. Un tel gâchis témoigne des outrances d'un établissement culturel où règne le bon plaisir, à l'heure des restrictions et des privations…

Les festivals d'été, solidaires inquiets des intermittents

|  Par Antoine Perraud

Les responsables des festivals d'été soutiennent la lutte des intermittents du spectacle. Il y a parfois conflit de loyauté : comment s'engager en faveur des techniciens et artistes précaires, sans pénaliser le public?