Gagnez 3 ebooks Mediapart

Spécial offre d'été : Abonnez-vous à Mediapart pour 9€, au lieu de 27€. Affaire Bygmalion, Guerre dans les Balkans, Europe... Les 10 premiers abonnés gagneront 3 ebooks Mediapart.

ABONNEZ-VOUS

Mediapart
Lun.28 juillet 201428/07/2014 Dernière édition

Antoine Perraud

Antoine Perraud travaille depuis 1986 à France Culture, où il produit l’émission «Tire ta langue» depuis 1991 (avec une interruption de 2006 à 2009 consacrée à «Jeux d'archives»). Il est l’auteur de documentaires historiques et littéraires: «Une vie, une œuvre» (Jacques Bainville, Confucius…), «Le Bon Plaisir» (Bronislaw Geremek, Pierre Combescot…), «Mitterrand pris aux mots», ainsi que de séries d’été: 18 heures sur Elias Canetti, 10 heures sur Charles de Gaulle, 5 heures sur la télévision française de 1944 à 1964…
De 1987 à 2006, Antoine Perraud a été critique et grand reporter à Télérama, où il s'accomplit en introduisant le terme «bobo» dans notre idiome en 2000, comme l’atteste la dernière édition du Grand Robert de la langue française
Diplômé du CFJ (Centre de formation des journalistes) en 1983, Antoine Perraud a régulièrement pris du champ: deux ans au Korea Herald (Séoul), DESS de correspondant de presse en pays anglophones, fondation «Journalistes en Europe», préparation (aussi vaine qu'éphémère !) à l’agrégation d’histoire.
En 2007, il a publié La Barbarie journalistique (Flammarion), qui analyse, à partir des affaires Alègre, d’Outreau et de la prétendue agression du RER D, comment le droit de savoir peut céder le pas à la frénésie de dénoncer.
Membre du comité de lecture de la revue Médium (directeur: Régis Debray) depuis 2005, Antoine Perraud contribue depuis 2006 au supplément littéraire du quotidien La Croix. Fin 2007, il a rejoint mediapart.fr

Ses derniers articles

Les deux morts de Jean Jaurès

|  Par Antoine Perraud

Jean JaurèsJean Jaurès © DR

Un siècle après l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, à l'aube de la Première Guerre mondiale, Mediapart s'est plongé pendant plusieurs semaines dans les archives de l'Histoire pour comprendre une époque tourmentée, qui nous renseigne aussi sur la nôtre. Enquête historique en trois volets.

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (3/3)

|  Par Antoine Perraud

En une de “L'Humanité”, le 18 juillet 1922.En une de “L'Humanité”, le 18 juillet 1922.

Raoul Villain tua Jean Jaurès en 1914 et fut jugé en 1919. Son acquittement apparut incompréhensible aux socialistes déboussolés. Retour sur ce procès instructif : il parle de et à une gauche française, qui n'a rien appris et tout oublié…

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (2/3)

|  Par Antoine Perraud

Jean Jaurès, tel qu'il aurait dû être campé par une gauche hélas ! tétanisée en 1919.Jean Jaurès, tel qu'il aurait dû être campé par une gauche hélas ! tétanisée en 1919.

Raoul Villain, qui a tué Jean Jaurès en 1914, est jugé en 1919. Son acquittement, incompréhensible aux socialistes déboussolés, apparaît hélas dans l'ordre des choses. Retour sur ce procès instructif, qui parle de et à la gauche. Deuxième volet : l'assassin se voit grimé en Jeanne d'Arc et l'assassiné se retrouve sanctifié. Ce qui trahit Jaurès et le socialisme sans émouvoir un seul instant les vestales du nationalisme. Le Figaro ironise : « Pour un peu on eût cru qu'il s'agissait de Paul Déroulède. »

Comment Jaurès fut assassiné par deux fois (1/3)

|  Par Antoine Perraud

Raoul Villain, né en 1885, après son meurtre du 31 juillet 1914Raoul Villain, né en 1885, après son meurtre du 31 juillet 1914

Raoul Villain tue Jean Jaurès le 31 juillet 1914. Il est jugé du 24 au 29 mars 1919, devant la cour d'assises de la Seine. L'acquittement du meurtrier, incompréhensible pour les socialistes déboussolés, était hélas dans l'ordre des choses. Retour sur une époque, un procès et un espace politique : celui que doit savoir occuper une gauche adepte des audaces jaurésiennes…

Le réveil du «sarko-berlusconisme»

|  Par Antoine Perraud

Nicolas Sarkozy tente, à la manière de Silvio Berlusconi, de se poser en victime de juges illégitimes, terrorisants, cruels et iniques. La magistrature serait obsédée par la paille dans l'œil du pouvoir politique. La fable est ainsi servie, sur un plateau télé.

La France commence à se faire plus transparente sur le papier

|  Par Antoine Perraud

La transparence gagne du terrain en France, par le biais législatif et sous les coups de scandales répétés. Mais la pratique ternit souvent les avancées formelles, dans notre vieux pays centralisé vouant un culte aux chefs suprêmes. Expertise de Myriam Savy, de “Transparency International”, et petite recension des procédures en vigueur dans le monde...

Intermittents: la guerre d'Avignon a bel et bien lieu

|  Par Antoine Perraud

Dans la Cour d'honneur du palais des papes.Dans la Cour d'honneur du palais des papes. © (AP)

« Le festival aura lieu, je ne l’annulerai pas », assure désormais son directeur, Olivier Py. Mais la situation est autrement délétère. Dix jours avant l'ouverture, le « off » contrecarre le « in » et les intermittents grévistes regardent en chien de faïence ceux qui sont dans l'obligation de travailler. Scission inévitable ou symbiose imprévue ? La ville attend.

L'Opéra de Paris succombe au gaspillage

|  Par Antoine Perraud

L'arrivée du nouveau directeur de l'Opéra de Paris, Stéphane Lissner, entraîne des évictions soldées par de colossales indemnités. Un tel gâchis témoigne des outrances d'un établissement culturel où règne le bon plaisir, à l'heure des restrictions et des privations…

Les festivals d'été, solidaires inquiets des intermittents

|  Par Antoine Perraud

Les responsables des festivals d'été soutiennent la lutte des intermittents du spectacle. Il y a parfois conflit de loyauté : comment s'engager en faveur des techniciens et artistes précaires, sans pénaliser le public?

Jean Gattégno, figure hors pair d'une gauche culturelle révolue

|  Par Antoine Perraud

À l'heure où la gauche échoue dans le domaine culturel qui la portait naguère, retour sur Jean Gattégno (1935-1994). L'historien Marc Olivier Baruch rend hommage à celui que Jack Lang nomma, en 1981, directeur du livre et de la lecture. Époque bénie. Si loin, si proche…

L'affaire du musée Picasso, déconvenue colorée du hollandisme culturel

|  Par Antoine Perraud

Claude Picasso tente ce week-end de résoudre la crise du musée portant le nom de son père. Aurélie Filippetti, inapte à gérer la réponse du fort au faible, a chassé la présidente de cet établissement public plongé dans l'incertitude à l'heure de son ouverture manquée. Récit d'un fiasco en forme de parabole politique, qui a suscité, après sa mise en ligne, une réaction symptomatique de la ministre concernée...

A côté d'Elizabeth, il y a Philip, prince névrotique façonné en France

|  Par Antoine Perraud

Philip de Grèce devenu Mountbatten.Philip de Grèce devenu Mountbatten.

Oyez ! Oyez ! La reine Elizabeth se transporte chez nous avec, dans son dos, un loustic pas piqué des hannetons ! Trop souvent ignoré, voilà donc un portrait du prince consort, Philip de Grèce devenu Mountbatten, qui vécut à Saint-Cloud les années traumatiques d'une enfance psychopathique.

Le personnel du musée Picasso interpelle Aurélie Filippetti

|  Par Antoine Perraud

Une partie du personnel du musée Picasso adresse une lettre de semonce à la ministre de la culture, dans la foulée de la mise à pied, le 13 mai, de la présidente de l'établissement public, Anne Baldassari. Mediapart publie ce document, qui met à mal la version officielle, alors qu'Aurélie Filippetti visite aujourd'hui le musée traumatisé...

Limoges, aux racines de la défaite de François Hollande

|  Par Antoine Perraud

La gare, comme une métaphore du hollandisme.La gare, comme une métaphore du hollandisme.

Après la défaite d'un socialisme municipal nécrosé, Limoges ressemble au laboratoire d'une décomposition annoncée. Le PS n'est plus suivi par son électorat, qui traîne les pieds lors des scrutins et bat le pavé dans des manifs. Reportage à la rencontre d'un peuple de gauche qui exprime à la fois sa déréliction et la volonté de se battre.

Un petit Guernica à la direction du musée Picasso

|  Par Antoine Perraud

En débarquant Anne Baldassari, la présidente du musée Picasso, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, met sur la place publique une crise qui écorne l'image du gouvernement et hypothèque l'avenir d'un établissement public de premier ordre.

Au Théâtre du Soleil, le crime de Macbeth défigure le monde

|  Par Antoine Perraud

Photo : Michèle LaurentPhoto : Michèle Laurent

Shakespeare, avec son monstre qui s'accomplit dans le régicide et l'infanticide, nous parle à quatre siècles de distance. Ariane Mnouchkine et sa troupe en font l'ensorcelante démonstration.

Journaliste et politique: qui réduit qui ?

|  Par Antoine Perraud

Mots, revue à la croisée de la politologie et de la linguistique, consacre sa dernière livraison aux livres des journalistes politiques. Par la grâce d'une distance universitaire, à la fois gage de hauteur et de myopie, une clique clinquante en prend pour son grade...

Barouf mémoriel à Budapest au sujet de l'occupation nazie

|  Par Antoine Perraud

Le premier ministre hongrois Viktor Orbán (droite populiste), à peine réélu, impose un monument dédié aux victimes de l'occupation allemande de 1944. Mais il met au rang des tyrannisés le régime fasciste magyar, allié de Hitler et persécuteur déterminé des juifs. Révoltante réécriture de l'histoire…

Le «Tartuffe» de Luc Bondy et l'écho de l'affaire Bettencourt

|  Par Antoine Perraud

Elmire, la femme convoitée (Clotilde Hesme) et Tartuffe, le pervers manipulateur (MIcha Lescot)...     © Thierry DepagneElmire, la femme convoitée (Clotilde Hesme) et Tartuffe, le pervers manipulateur (MIcha Lescot)... © Thierry Depagne
Tartuffe monté à Paris par Luc Bondy semble tout droit sorti de Balzac et même de Mediapart ! Corruption généralisée, prédation forcenée, document mystérieux et magnétophone de derrière les fagots ! Trop fort, Molière...

La diagonale orthodoxe de Vladimir Poutine

|  Par Antoine Perraud

Le Kremlin, redoutant l'encerclement, est à nouveau tenté de se protéger derrière des États transformés en glacis. L'espace religieux orthodoxe européen offre un écrin géopolitique alléchant. Un « rideau de foi » va-t-il s'abattre à travers le continent ?