Dans un arrêt rendu public, jeudi 14 janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a estimé que la France n’avait pas violé les principes de la liberté d’expression en faisant censurer, en 2013, soixante-dix articles de Mediapart, à l’origine de l’affaire Bettencourt grâce à la révélation des enregistrements du majordome de la milliardaire.
Les accusations de faux témoignages et de subornation de témoin lancées par François-Marie Banier et Patrice de Maistre contre la fille de Liliane Bettencourt et d’anciennes employées s'achèvent par un non-lieu. Elles visaient en fait à obtenir une transaction, en instrumentalisant la justice.
Fondé par Nicolas Beytout, le journal L’Opinion a discrètement lancé une augmentation de capital de 10 millions d’euros. Mediapart a identifié les milliardaires, ainsi qu’un financier américain, qui apportent de nouveaux subsides à un journal qui, sans cela, risquerait la faillite.
Le parquet de Paris estime que les accusations de faux témoignages lancées par François-Marie Banier contre l’ex-comptable Claire Thibout et d’autres anciennes employées de Liliane Bettencourt, l’héritière de l’empire L’Oréal, ne tiennent pas la route.
La magistrate Isabelle Prévost-Desprez est relaxée par la cour d’appel de Bordeaux, comme en première instance. Elle était jugée pour violation du secret professionnel, sur fond de règlements de comptes en marge de l’affaire Bettencourt.
La cour d’appel de Bordeaux a condamné à des peines légères François Marie-Banier, Martin d’Orgeval et Pascal Wilhelm, ce 24 août, en guise d'épilogue de l’affaire Bettencourt.
Françoise Meyers-Bettencourt a été mise en examen pour subornation de témoin, suite à une plainte de François-Marie Banier et de Patrice de Maistre. Une manœuvre désespérée pour réécrire l'affaire Bettencourt.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après la plainte déposée le 9 mai par l’ancienne comptable des Bettencourt contre son dernier employeur, l’hebdomadaire « Le Nouvel Économiste ». Elle assure avoir découvert plusieurs infractions avant d’être licenciée.
L’ancienne comptable des Bettencourt porte plainte contre son dernier employeur, l’hebdomadaire Le Nouvel Économiste. Elle assure avoir découvert des infractions avant d’être licenciée.
François-Marie Banier, son compagnon Martin d'Orgeval, ainsi que deux notaires et un avocat sont rejugés à partir de mardi par la cour d'appel de Bordeaux. Beaucoup de protagonistes de cette affaire d'État seront absents.
Saisi d’une plainte de François-Marie Banier, le juge Roger Le Loire avait convoqué Françoise Meyers-Bettencourt pour la mettre en examen la semaine dernière… juste avant le procès en appel de l’affaire Bettencourt. Il a fait chou blanc.
Jacques Chirac mis à part, nul autre ancien chef d’État français n'aura autant mobilisé la justice. Cité ou fortement soupçonné dans plusieurs affaires financières, Nicolas Sarkozy entretient un rapport très particulier à la justice et se pose toujours en martyr.
Le jugement du tribunal de Bordeaux, s’il acte sans ambiguïté la victoire du droit à l’information, ne met pas fin à une censure dont nous sommes toujours les victimes. Depuis juillet 2013, soixante-douze articles ont été dépubliés. Explications.
Plus de cinq ans après la révélation de l’affaire Bettencourt, les juges du tribunal correctionnel de Bordeaux affirment que « les articles [de Mediapart] ont participé aux débats d’intérêt général et sociétal ». Une victoire au nom du droit fondamental des citoyens à être informés, selon le jugement.
Le tribunal de Bordeaux a relaxé, ce 12 janvier, l’ex-majordome Pascal Bonnefoy ainsi que les journalistes de Mediapart et du Point des poursuites pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » dans l’affaire des enregistrements Bettencourt. Mediapart publie l'intégralité du jugement.