Le projet d’accord signé en juillet a été enterré par les indépendantistes du FLNKS, qui critiquent sa « logique de recolonisation ». Manuel Valls, qui se rend en Nouvelle-Calédonie le 18 août, maintient son intention de mettre en œuvre ce texte et de conserver son calendrier.
Alors que le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), réuni samedi en congrès, doit officialiser mardi son rejet de l’accord signé en juillet avec l’État et les non indépendantistes sur l’avenir de l’archipel, le ministre des outre-mer a annoncé dimanche qu’il s’y rendrait la semaine suivante.
Le ministre des outre-mer doit présenter en conseil des ministres son projet de loi contre les écarts de prix entre les collectivités ultramarines et l’Hexagone. Les parlementaires et les élus de ces territoires regrettent déjà un texte à l’ambition limitée.
L’anthropologue Benoît Trépied revient sur les ressorts de la mobilisation qui a embrasé Nouméa l’an dernier. Il évoque notamment la question des jeunes Kanak de la ville, grands oubliés des accords signés dans les années 1980, et principales victimes d’un système colonial d’exclusion.
Un an après les révoltes, les discussions sur l’avenir institutionnel de l’archipel sont revenues au point mort, faute d’accord. Le ministre des outre-mer s’est mis à dos les loyalistes en tentant un changement radical de méthode. Une initiative également mal perçue par le président de la République, qui n’entend pas se dédire si facilement.
Un an après ses émeutes les plus violentes depuis les années 1980, le « conclave » réuni par le ministre des outre-mer, Manuel Valls, n’a pas permis de découcher sur un accord. Faute de consensus, l’État entend désormais avancer dans le cadre juridique existant.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies place de la République pour soutenir la famille du jeune Malien tué dans une mosquée, mais également pour dénoncer le climat islamophobe régnant dans le pays, entretenu par certains responsables publics refusant d’utiliser ce terme.
La soirée organisée « contre l’islamisme » par le lobby pro-israélien Elnet et des cercles proches du milliardaire Stérin, à laquelle ont participé Bruno Retailleau et Manuel Valls, a sans surprise tourné au concours de déclarations nauséabondes.
4 000 personnes sont attendues mercredi 26 mars, à Paris, à l’événement « Pour la République, la France contre l’islamisme », auquel vont participer de nombreuses personnalités, dont deux ministres. Un rendez-vous organisé par le lobby pro-israélien Elnet et la galaxie des structures financées par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin.
Au premier jour de son déplacement dans l’archipel, le ministre des outre-mer a été pris à partie par des élus de son propre camp politique. Les mêmes qui n’ont cessé de murmurer à l’oreille des responsables parisiens, tout en attisant les tensions sur place. Et qui ne cachent désormais plus leurs accointances avec l’extrême droite.
L’ex-premier ministre s’est rendu au Bahreïn en juillet dans le cadre d’une vaste opération diplomatique et judiciaire en faveur du royaume. Il a été rémunéré 30 000 euros pour ce déplacement de trois jours, d’après des documents consultés par Mediapart.
Depuis 2017, une poignée de personnalités proches de Manuel Valls ont travaillé leurs réseaux au cœur du pouvoir. Se rapprochant peu à peu du chef de l’État, elles ont participé à plusieurs opérations du gouvernement et ont fini par imposer leur vision de la société en général et de la laïcité en particulier.
Enquête sur un juge d’instruction qui, d’une main, veut s’engager au côté de Nicolas Sarkozy et, de l’autre, fait tomber la bête noire des sarkozystes au sein de la police. Mediapart révèle les derniers secrets de la chute de l’ancien patron de la PJ parisienne, Bernard Petit, blanchi en décembre dernier par la justice après huit ans d’accusations infondées.
Dans des écoutes judiciaires révélées par « Libération », un homme d’affaires proche du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, dit avoir rencontré des proches de Manuel Valls en 2016, en vue du financement de sa campagne à la primaire de la gauche. L’ancien premier ministre dément.
Ces trois coqueluches médiatiques, qui incarnent la droitisation extrême de l’expression publique de cette dernière décennie, ont été éliminées dès le premier tour des législatives. Sans grand relais et dans des circonscriptions bien moins favorables, Stéphane Ravacley, Rachel Keke et Nicolas Cadène, eux, sont qualifiés pour le second tour.