Dans un arrêt rendu public, jeudi 14 janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a estimé que la France n’avait pas violé les principes de la liberté d’expression en faisant censurer, en 2013, soixante-dix articles de Mediapart, à l’origine de l’affaire Bettencourt grâce à la révélation des enregistrements du majordome de la milliardaire.
Actuel président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Éric Woerth est mis en en cause avec plusieurs de ses anciens conseillers ministériels dans trois affaires judiciaires d’importance : Tapie, Sarkozy-Kadhafi, Compiègne. Nos révélations.
Aujourd’hui, Arnaud Romain lit l’article de Fabrice Arfi et Karl Laske : Affaire des financements libyens: Eric Woerth est mis en examen à son tour publié sur Mediapart le 29 mai 2018.
Quelques heures à peine après la mise en examen d’Éric Woerth dans l’affaire libyenne, plusieurs députés de la majorité ont apporté leur soutien, au nom de leur groupe, au président de la commission des finances. Des élus macronistes jugent que ces initiatives sont personnelles et qu’une discussion doit s’ouvrir.
L’actuel président de la commission des finances de l’Assemblée, Éric Woerth (LR), a été mis en examen, le 29 mai, pour « complicité de financement illicite de campagne électorale » dans l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy. Il lui est reproché, en tant qu’ancien trésorier de la campagne présidentielle de 2007, d’avoir dissimulé dans les comptes l’arrivée massive d’espèces.
L’enquête sur le volet non-ministériel de l’affaire de Compiègne est rouverte de façon spectaculaire. La chambre de l’instruction demande plusieurs mises en examen, dont celle de Sébastien Proto. Une gifle pour les juges Le Loire et Grouman. Le cas Éric Woerth en suspens.
Un arrêt de la Cour de cassation montre que des poursuites pour favoritisme auraient pu être engagées – comme cela était initialement requis – dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne, où Éric Woerth a été blanchi. Une affaire enterrée avec savoir-faire.
L’un des plus grands scandales politico-financiers de la Ve République n'est plus qu’un gros fait divers. En ayant effacé tout le volet politique de l'affaire Bettencourt, la justice démontre une fois de plus qu'elle est profondément malade de ses dysfonctionnements et dépendances.
Plusieurs dossiers judiciaires menacent encore Nicolas Sarkozy, qui vient d'annoncer son retour en politique via un message Facebook. Azibert, financement libyen, Bygmalion, Karachi... Ces affaires constituent autant d’obstacles dans son parcours pour revenir au sommet du pouvoir, alors que d'autres encore menacent ses amis. À moins qu’elles ne le motivent.
Depuis trois longues années, la commission d’instruction de la CJR se hâte lentement de traiter les dossiers Lagarde et Woerth, les deux seuls dont elle est saisie. De fait, depuis sa création en 1994, et jusqu’à la mise en examen a minima de Christine Lagarde ce mardi, la CJR a toujours servi à protéger les politiques. Explications.
Hervé Gaymard et Bruno Le Maire, tous deux anciens ministres de l’agriculture, ont été entendus discrètement par la Cour de justice de la République. Mediapart a pris connaissance de leurs dépositions qui contredisent celles d’Éric Woerth, témoin assisté dans ce dossier.
Dans l'affaire Bettencourt, au-delà du cas personnel de Nicolas Sarkozy, qui profite d’un non-lieu tout en écopant de considérations assassines, le travail des juges apparaît comme le révélateur d’un aveu de faiblesse institutionnel et culturel de la justice française quand ses investigations approchent d’un peu trop près les agissements du locataire du palais de l’Élysée. Explications.
La Cour de cassation a, ce jeudi, sèchement renvoyé dans les cordes les sept mis en examen – dont Nicolas Sarkozy – de l'affaire Bettencourt, qui voulaient se débarrasser des trois juges d’instruction. La bataille procédurale va toutefois se poursuivre.
Le rapporteur public du tribunal administratif de Paris estime que l’arrêté de cession des terrains forestiers de Compiègne, pris en 2010 par Éric Woerth, était irrégulier et doit être annulé. Décision le 7 juin prochain.
Les trois juges d'instruction en charge de l'affaire Bettencourt ont signifié jeudi 28 mars que leurs investigations étaient achevées. Douze personnes sont mises en examen dans le volet principal de cette affaire, dont Nicolas Sarkozy. Le Conseil supérieur de la magistrature est saisi des attaques contre les juges, venues des proches de l'ancien président, dont notamment Henri Guaino.