Après une semaine de scandales sur les rémunérations des patrons, Nicolas Sarkozy s'est refusé, mardi, à évoquer une loi pour encadrer primes, bonus et stock-options. Sa majorité promettait pourtant une loi pour éviter les dérives. Le gouvernement a-t-il vraiment envie d'intervenir sur cette question? Dans les conseils d'administration où il siège, comme celui de GDF-Suez, il laisse faire. C'est ce qui ressort d'un document dont Mediapart a eu connaissance. Avec le feu vert de l'Etat, le PDG de la société, Gérard Mestrallet, s'est vu attribuer 830.000 stock-options (valeur estimée: 7,7 millions d'euros!), et le vice-président et directeur général délégué, Jean-François Cirelli, 300.000.
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