Tout est reparti comme au bon vieux temps. La BNP-Paribas a provisionné 1 milliard d'euros au deuxième trimestre en vue d'honorer les bonus de fin d'année de ses traders. Mais toutes les banques font comme elle. En dépit des 20 milliards d'euros d'aides de l'Etat, aucune n'a renoncé à verser des rémunérations variables à ses traders. A la différence des Etats-Unis, il est impossible d'en donner le montant. L'opacité la plus totale règne en la matière. Les faibles mesures demandées par l'Etat en contrepartie des aides publiques se révèlent sans effet, selon la Cour des comptes. L'Etat a organisé son impuissance.
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