Il n'y a pas que les volets criminel et financier dans l'affaire deKarachi. Il y a aussi la façon dont les survivants del'attentat, qui a causé le 8 mai 2002 la mort de quinze personnes dontonze employés français de la Direction des constructions navales (DCN),ont été traités par leur employeur après l'événement. Dans un entretienà Mediapart, l'un des douze blessés graves, Gilles Sanson, sort du silence. Il dénonce les carences de laDCN dans sa gestion du dossier, les indemnisations en dessous desseuils et les refus d'ouvrir des procédures eninterne. «On s'est fait duper par l'Etat», affirme-t-il.
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