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Mediapart
Lun.21 avril 201421/04/2014 Dernière édition

Patrice Beray

Journaliste patrice.beray@mediapart.fr

Formé dans les métiers de l'édition, a collaboré pour l'essentiel avec des éditeurs scientifiques et techniques (CNRS Editions, Eyrolles, IRD...) en tant que correcteur-réviseur, relecteur éditorial, auteur d'édition. Membre d'un groupe de recherche en poétique (Polart, Paris VIII). Auteur de livres de poèmes et d'études littéraires (notamment, Benjamin Fondane, au temps du poème, éd. Verdier, 2006, et Pour chorus seul – À Jean-Pierre Duprey et Claude Tarnaud, éd. Les Hauts-Fonds, 2013).

Ses derniers articles

Gelman, ce cher disparu de la poésie argentine

|  Par Patrice Beray

Tout comme le Salon du livre de Paris, la Maison de l'Amérique latine rend hommage au poète argentin Juan Gelman, décédé le 14 janvier dernier. Cet exilé dont l'œuvre a été abondamment saluée et distinguée a écrit en « raclant les murs du monde avec ses os », en mémoire des « disparus » de la junte militaire (1976-1983).

Sous l’étoile double des Tarkovski père et fils

|  Par Patrice Beray

La récente publication d’une anthologie de poèmes traduits du russe d’Arséni Tarkovski, père du cinéaste Andreï, permet de vérifier que s’il y a des enfants prodiges en art, il arrive aussi que des ascendances s’y exercent avec prodigalité.

L’impossible réel du poète Rodanski

|  Par Patrice Beray

Grâce à un formidable travail sur manuscrits, un important volume de poèmes inédits de Stanislas Rodanski, astre noir dans le ciel surréaliste tourmenté de l’après-guerre, vient d’être mis au jour. Écrits entre 1946 et 1952, les poèmes de Je suis parfois cet homme, à la beauté sidérante, ont une force de révélation sans pareille.

La jeune poésie russe veut sortir des frontières de la tradition

|  Par Patrice Beray

Soucieux d’excéder tout cadre national, les poètes russes contemporains mettent à nu un état du monde peuplé de figures singulières, telles que les « zones d'ignorance » ou « le réfugié intérieur » de Dmitri Golynko, non sans écho avec les actions directes du mouvement Occupy et des Pussy Riot. Entretien à Saint-Pétersbourg.

La parabole humaine de Lyonel Trouillot

|  Par Patrice Beray et Christine Marcandier

La figure de la parabole se doit d’être fidèle au contenu des histoires. Dans son livre, Parabole du failli, l’écrivain et poète haïtien Lyonel Trouillot, en dressant le portrait d’un « failli » essentiel à la collectivité, donne le change en poésie et en révolte sur la condition humaine.

Un nouveau souffle de la poésie allemande avec Kunze, Sebald

|  Par Patrice Beray

Avec Reiner Kunze, présent aux Lectures sous l’arbre organisées par Cheyne éditeur en cette fin de mois d’août, la poésie de langue allemande fait souffler un renouveau d’est en ouest. En parallèle, l’extraordinaire geste poétique de W.G. Sebald commence à nous parvenir. Après Celan, Fried et Enzensberger, troisième et dernier volet sur la poésie de langue allemande depuis l’après-guerre.

Face à l’histoire allemande, les poètes du camp du «non»: Fried, Enzensberger

|  Par Patrice Beray

Entre persécutions passées et haine de soi « culturelle », la poésie de langue allemande de l’après-Seconde Guerre mondiale offre un tableau saisissant où l’infortune personnelle en regard du désastre collectif le dispute à l’éclosion de poètes de grande envergure. Après Celan, voici deux autres grandes figures de la poésie engagée à l’allemande : E. Fried et H. M. Enzensberger.

A travers le miroir brisé de l’après-guerre allemand : Paul Celan

|  Par Patrice Beray

Entre persécutions passées et haine de soi « culturelle », la poésie de langue allemande de l’après-Seconde Guerre mondiale offre un tableau saisissant où l’infortune personnelle en regard du désastre collectif le dispute à l’éclosion de poètes de grande envergure. Ce premier article d'une série consacrée à quelques poètes contemporains de langue allemande s'attache à Paul Celan (1920-1970).

De l’école à l’université, «avec les poèmes on est tous des débutants»

|  Par Patrice Beray

Aux lendemains d’un fort animé et buissonnant Marché de la poésie, place Saint-Sulpice, à Paris (5-9 juin 2013), un constat avec Serge Martin, poète sous le nom de Serge Ritman : l’on devrait, bien plutôt que célébrer la poésie à travers l’idée que l’on s’en fait, retrouver les chemins qui mènent aux poèmes. Entretien.

James Longenbach : « La poésie nous demande d’exister »

|  Par Patrice Beray

Dans La Résistance à la poésie, une brillante lecture de la poésie américaine parue aux Éditions de Corlevour, le poète et essayiste James Longenbach soutient que « la poésie est son propre ennemi », en ce sens que leur langage même interdit aux poètes de « devenir les médiums dociles de cette transmission » aux voies singulières.

Les «gestes lyriques» de Dominique Rabaté pour le poème

|  Par Patrice Beray

Logo des éd. CortiLogo des éd. Corti

Dans un essai universitaire généreux et didactique paru aux éditions Corti, Dominique Rabaté esquisse de possibles « gestes lyriques » libératoires pour le poème, tout en témoignant des écueils théoriques auxquels se trouve confrontée la poésie de langue française.

Le moment poétique Apollinaire et Cendrars a cent ans

|  Par Patrice Beray

La Prose du Transsibérien, par Sonia Delaunay en 1913.La Prose du Transsibérien, par Sonia Delaunay en 1913. © (dr)

En 1913, à la veille de la Grande Guerre, paraissent deux œuvres poétiques majeures de la modernité : Alcools d’Apollinaire et La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France de Cendrars. Placées sous le signe de l’ouverture au monde entier, on leur reconnaît pourtant peu d’héritiers directs en langue française. On peut même comme le poète Jacques Darras parler d’une tradition « inexplicablement interrompue ».

Claude Pélieu, poète de la Beat generation

|  Par Patrice Beray

Dans Un amour de beatnik, publié par les éditions Non lieu, ressuscite le temps d’une correspondance échevelée avec sa première compagne Lula-Nash la figure de Claude Pélieu (1934-2002). Il fut le passeur décisif de la Beat generation en langue française et le poète « reporter » d'un monde déshumanisé.

A Lodève, la poésie tout à son droit de cité

|  Par Patrice Beray

Concurrencée depuis peu sur son propre terrain festivalier, la petite cité lodévoise de l’Hérault est en passe de réussir sa mue. Essaimant plus que jamais la poésie comme un dénominateur commun à tous les arts de la scène, la 15e édition des Voix de la Méditerranée a fait valoir sa spécificité créatrice dans le sillage de son invité d’honneur, Jacques Roubaud.

Le courant alternatif de la poésie peut-il se faire politique ?

|  Par Patrice Beray

Et si la poésie française contemporaine s’éveillait de son sommeil formaliste comme en d’autres temps elle sut se secouer d’un sommeil idéaliste ? Dans Toi aussi, tu as des armes, neuf auteurs s’expliquent sur leur égal intérêt pour la poésie et la politique.

Roberto Bolaño lâche ses chiens romantiques

|  Par Patrice Beray

Roberto BolañoRoberto Bolaño © Mathieu Bourgois
Écrivain unanimement célébré dans le monde hispanique, le Chilien Roberto Bolaño a trouvé en France un public de passionnés avec les traductions de ses romans majeurs (Les Détectives sauvages, 2666). Trois nouveaux titres paraissent simultanément qui révèlent notamment, avec Les Chiens romantiques, une œuvre poétique inventive et d'une force de conviction bouleversante, aux prises avec son temps.

César Vallejo : le sésame humain de la poésie

|  Par Patrice Beray

Si l'œuvre du Péruvien César Vallejo (1892-1938) a marqué de son empreinte la poésie du monde hispanophone, sa réception en langue française a été plus chaotique depuis l'après-guerre. Raison de plus de se réjouir d'un regain d'intérêt pour le poète andin ponctué par une nouvelle traduction, due à François Maspero, de sa poésie d'exil, laquelle publication sera célébrée ce mardi 6 décembre à la Maison de l'Amérique latine, à Paris.

L'écriture féerique de Hilda Doolittle

|  Par Patrice Beray

Bardée de ses seules initiales pour tout renom, l'œuvre traduite de l'Américaine expatriée Hilda Doolittle (1886-1961) s'enrichit de sa Trilogie poétique, qu'elle composa à Londres durant la Seconde Guerre mondiale. Injustement méconnue, la figure de cette amie d'Ezra Pound, D. H. Lawrence, à la vie aussi mouvementée que son œuvre fut exigeante, devrait être une révélation pour beaucoup.

Tomas Tranströmer, un Nobel ouvert sur le monde

|  Par Patrice Beray

T. TranströmerT. Tranströmer © DR

L'annonce du prix Nobel de littérature 2011 décerné, jeudi 6 octobre, au poète suédois Tomas Tranströmer sonne un peu dans le vide en France, où son œuvre est largement méconnue. Pourtant, traduite en plus de soixante langues, elle jouit d'un prestige international rare pour un poète, et pas seulement dans les pays anglo-saxons et nordiques. Explications.

Lyonel Trouillot: «Parler d’un lieu du monde, c’est parler du monde»

|  Par François Bonnet et Patrice Beray et Christine Marcandier

Lyonel TrouillotLyonel Trouillot © Marc Melki

Lyonel Trouillot livre, avec La Belle Amour humaine (Actes Sud), un somptueux roman des voix, interrogeant notre «présence au monde». Placé sous le signe du «réalisme merveilleux» défini par Jacques Stephen Alexis – auquel le livre est dédié –, le récit peut se lire comme une allégorie. Mais il est aussi profondément ancré dans le présent haïtien, ses mutations, ses enjeux économiques comme politiques. Entretien, à quatre voix.